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Finalement, on en revient toujours au même constat: ouvrir le dossier harki en profondeur et de manière objective, c'est effectivement remettre en cause 45 années de compromissions avec le pouvoir algérien mais aussi de conformisme intellectuel qui a permis aux gouvernements successifs, de droite comme de gauche de se blanchir la conscience par rapport aux drames de l'après-19 mars 1962. C'est un verrou très difficile à faire sauter car il exige de la "mediacratie" une remise en question radicale de ses positions tiers-mondistes et "anticolonialistes".
Et pourtant, il y une question que toute personne de bons sens ne peut que se poser: quel avenir pour un pays qui débute son indépendance par le massacre de milliers de compatriotes harkis et PN? La réponse est évidente pour toute personne de bonne foi: aucun. Guerre civile, dictature, corruption, marasme économique etc...C'est l'histoire de l'Algérie durant ces 45 dernières années et le problème harki résume tout cela à lui tout seul: victimes du FLN, victimes de la lâchete du gouvernement français de l'époque puis de l'indifférence intéressée des gouvernements successifs (trop préoccupés de cultiver la dictature FLN?, victimes du mensonge ou du silence de nombreux médias tétanisés par l'intelligentsia progressiste qui a réussi à imposer sa vision de l'histoire à notre société et, malheureusement à notre école publique. Oui, il faut faire sauter ce verrou, mais comment?
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