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Coalition Nationale des Harkis et des Associations de Harkis - SARKOZY et les Harkis : Une (in)divine comédie !!!

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SARKOZY et les Harkis : Une (in)divine comédie !!! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 
Ecrit par Khader MOULFI, le 06-12-2007 17:36
Pages vues 3687

Nicolas SARKOZY et les Harkis et leurs Familles : une très (in)divine comédie teintée de félonie importée d'Algérie !!!

sar.jpg 

Désolé mais BOUTEFLIKA ne veut pas que je le dise !!!

"Si je suis élu, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de musulmans français qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne le les assassine pas une nouvelle fois !!!"

 (Dixit Nicolas SARKOZY le 31 mars 2007 en son QG de Campagne à Paris devant environ 300 Harkis et leurs Familles impliqués dans le monde associatif et militant).

 
C'est à l'appui de ce "serment très solennel", de la part du nouveau Président de la République Française, alors qu'il était candidat aux élections présidentielles de 2007, que je me suis rendu, assez confiant mais prudent, à son invitation, à l'Elysée, hier, en espérant qu'il tiendrait parole, en définitive, car ne l'avait-il pas répété, haut et fort, depuis son élection ?
 
Depuis le début de cette matinée, du mercredi 5 décembre 2007, je fus sollicité, sans répit, par la presse et les médias (les mêmes qui nous méprisent, en permanence, quand nous les plébiscitons pour réhabiliter la vérité et dénoncer le racisme anti-harkis !), à la recherche du "scoop", pour connaître mon "pronostic" et autres "indiscrétions", car il est vrai que la Coalition Nationale des Harkis et des Associations de Harkis, via votre site préféré "coalition-harkis.com", a toujours "plusieurs trains d'avance" et, nous fûmes, aussi, les premiers à lancer mais, sur un mode interrogatif (of course !), la possibilité d'un "discours historique", le cas échéant, qui fut "parasitée" un peu partout. Néanmoins, j'ai décliné,  à juste titre, les interviews et les plateaux proposés, n'ayant rien à dire avant d'entendre l'allocution du Chef de l'Etat.
enri.jpgArrivé au Palais de l'Elysée, je fus très heureux d'y retrouver, mes amis (es) et, non moins, soeurs et frères de lutte, de tous horizons (Rapatriés d'Origine Nord Africaine, Pieds-Noirs, Anciens Combattants, ...) mais, également, certains de nos fidèles internautes que je ne connaissais pas encore de visu. Et, comme à son habitude assez fâcheuse, la "star présidentielle" se fit attendre, évidemment, plus de 45 minutes mais, 45 années après, notre "drame"; nous n'en étions plus à une heure près !!! M. SARKOZY se lança, aussitôt, dans un discours faussement valorisant et prometteur, annonçant, sans la moindre précision, toute une série de "mesurettes", à l'égard des Rapatriés (RONA et PN) qui étaient trop similaires à celles mises en place, précédemment et en vain, par les autres législatures. De surcroît, ses déclarations n'étaient pas à la hauteur, d'un Président de la République, se voulant révolutionnaire et, surtout, non-parjure !!!
Sur le contenu global, de sa "prestation sans panache", je n'ai pas grand-chose à dire puisqu'il s'agit, en réalité, des sempiternels "effets d'annonce stériles", sur la réparation et l'accession au logement et à l'emploi  renforcée mais, quand, comment et de quelle manière vont-elles se faire sur le terrain ? En revanche, j'ai trouvé très choquants et indécents, certains "propos plus qu'équivoques", du Sieur SARKOZY, notamment, en alléguant que : "Les Harkis ne peuvent être tenus responsables d'avoir cru en la parole de la France..." et : "Les Harkis n'ont fait qu'obéir aux ordres qu'on leur donnait...", comme si celui-ci souhaitait confirmer, de facto, la "propagande du FLN" et, sa "quasi-repentance de fait" déclamée, en Algérie et, désapprouvée par 83 % des Français (es) en se référant à un récent sondage publié dans Le FIGARO (cf. article à lire ci-dessous). 
figaro.jpg
En outre, il convient de rappeler, à M. SARKOZY, qu'il n'est pas le Dalaï Lama et, encore moins, un "père de famille souhaitant gérer équitablement un sérieux conflit avec ses enfants en froid, en l'occurrence les Algériens et les Français car les Algériens ne sont pas ses enfants mais des étrangers qui nous sont en majorité hostiles !" mais, uniquement, le Président de tous les Français (es) et, son côté "aimez-vous les uns les autres" est, purement, ubuesque voire grotesque ! 
Comment peut-on aimer, les ressortissants d'une dictature souveraine qui passent leur vie à nous insulter et, à commencer, par son plus haut indignitaire, à savoir, le "gnome despotique du FLN" Ziziz BOUTEFLIKA ?
Cessons cette hypocrisie de façade et, revenons aux réalités irréfutables, puisque la véritable amitié (et autre réconciliation), entre les deux peuples, n'est pas prête à se faire, avant des décennies et, elle se fera, le moment-venu, naturellement et sans le moindre artifice étatique, car ce sera, ce jour-là, une envie sincère et mutuelle mais, nous en sommes encore très loin !!!
Enfin, force est de constater que Nicolas SARKOZY s'est parjuré en deux points essentiels, d'une part, en ne respectant pas sa parole donnée, aux Harkis et leurs Familles, le 31 mars 2007 et, d'autre part, en revenant in fine sur son engagement formel d'exclure toute forme de repentance, à l'égard du FLN, qu'il a d'ores et déjà entamée insidieusement !!!
Par conséquent, nous prenons acte, de la fin de notre ultimatum resté sans effet et, nous agirons, très prochainement, en réplique à ce camouflet étatique de plus !!!
Affaire à suivre
Khader MOULFI 
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Dernière mise à jour: 26-04-2008 05:38

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Commentaires utilisateurs (32) Fil RSS des commentaires
Posté le Vu sur RFI, le 06-12-2007 21:15, , Membre
1. Khader MOULFI sur RFI
France/Algérie 
La déception des harkis  
par RFI 
 
Article publié le 06/12/2007 Dernière mise à jour le 06/12/2007 à 04:49 TU 
 
Selon les historiens, entre 60 000 et 80 000 musulmans français ont été tués entre les accords d'Evian de mars 1962, qui mirent fin à la guerre proprement dite, et l'indépendance algérienne, en juillet 1962. 
 
Tout juste de retour d'Algérie, Nicolas Sarkozy a rendu hommage aux anciens supplétifs musulmans de l'armée française pendant la guerre d'Algérie. Mais il n'a pas reconnu la responsabilité de l'Etat français dans leur abandon, contrairement à ce qu'il avait promis pendant la campagne électorale. On évalue aujourd'hui à plusieurs centaines de milliers le nombre des harkis et de leurs descendants en France. Ils réclament l'indemnisation des biens spoliés et la réparation des préjudices moraux subis, soit environ plus de 40 milliards d'euros. 
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Cela devait être un discours historique. Mais les espoirs ont été un peu déçus. Tout juste de retour de sa tournée en Algérie, Nicolas Sarkozy a invité les représentants des harkis à l'Elysée. Il leur avait promis durant la campagne électorale de reconnaître au nom de la Nation, la responsabilité de la France dans l'abandon et les massacres des harkis après les accords d'Evian, qui ont mis fin à la guerre d'Algérie.  
 
Dans son discours, Nicolas Sarkozy a dit que les harkis devaient recevoir un hommage « solennel et juste », qu'à leur arrivée en France ils avaient été mal accueillis. Mais du côté des harkis, l'allocution a été accueillie de façon plutôt mitigée. Le discours de Nicolas Sarkozy devait marquer les mémoires, mais les harkis n'ont visiblement pas tous été convaincus. Kader Moulfi, porte-parole de la Coalition nationale des harkis, se sent visiblement floué : « Nicolas Sarkozy s’est un peu parjuré, puisque aujourd’hui il ne fait pas un discours qui reprend ses promesses électorales, mais il se borne simplement à dire « aimez-vous les uns les autres ». Nous pensons que Nicolas Sarkozy a décidé de ne pas le faire parce qu’il a eu des pressions, notamment de l’Etat algérien, et également des hommes d’affaires et de ceux qui ont intérêt aujourd’hui à reprendre des relations normalisées avec l’Algérie. Donc les harkis ont été à l’époque sacrifiés parce qu’ils étaient les témoins gênants d’une période, et aujourd’hui on les sacrifie de nouveau pour pouvoir reprendre des relations normalisées avec l’Algérie ».  
 
Dans son discours, Nicolas Sarkozy a demandé la création d'une fondation sur la guerre d'Algérie. Un rapport du Conseil économique et social doit également être présenté ce mois-ci sur de nouvelles réparations financières; une première étape pour Braïm Mourabaa, secrétaire général du Conseil national des musulmans rapatriés : « Je pense que l’initiative prise par Nicolas Sarkozy était la meilleure. Je pense qu’il y a aujourd’hui une approche en termes de reconnaissance, c’est très important. Bien évidement on avance par étapes. Compte-tenu du temps qui passe, nos anciens disparaissent un à un, et effectivement, il faut aller très vite en termes de reconnaissance ».  
 
Le temps presse pour une reconnaissance totale. Le plus jeune harki encore en vie a plus de 65 ans.
 

Posté le fantomas, le 06-12-2007 21:39, , Invité
2. blablablablabla
comme d'habitude du baratin, agrémenté des trémolos de circonstances.. 
ce qui est notable c'est qu'il a souligné à plusieurs que pn et harkis étaient de bonne foi, formule condescendante pour expliquer que vous fûtes dans l'erreur. 
quand on dit de quelqu'un qu'il est de bonne foi c'est pour atténuer une faute.... 
bien entendu rien ou presque sur l'oeuvre française en 130 ans. 
 
et surtout le plus extravagant cette volonté de mettre dans le même lot les terroristes fln et leurs victimes et d'appeler à une grande réconciliation, comme si tout ceci n'était qu'une dispute de cour de récréation... 
 
bref, son objectif tirer un trait sur le passé sur le dos des intéressés et faire de bonnes affaires pour ses potes du cac 40
 

Posté le merouane, le 06-12-2007 21:42, , Invité
3. ...
bonsoir kader patience la fin du pétrole est proche..
 

Posté le Collectif Pieds-Noirs, le 07-12-2007 04:49, , Membre
4. Communiqué du Collectif Pieds-Noirs
Communiqué  
 
Les Responsables associatifs des Français Rapatriés reçus par le Président de la République, à son retour d'Algérie, le 5 décembre ont entendu les déclarations du Chef de l' Etat. 
 
" Si la France a une dette morale, c'est d'abord envers vous " avait déclaré M Sarkozy en avril dernier. 
 
Ils regrettent qu'en cette journée d'hommage national aux Victimes de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie, le Président n'ait pas saisi une telle occasion solennelle pour concrétiser cette volonté de reconnaissance et de réparation.  
 
Ils relèvent avec consternation que sur le site de l'Elysée, n’aient été mentionnées que les associations d'anciens combattants et de rapatriés Harkis. Les “Pieds-noirs” et les “Harkis” revendiquent fortement leur appartenance à la catégorie des Français Rapatriés et s'opposent à toute tentative de division.  
 
Ils tiennent à exprimer la très vive émotion de la communauté rapatriée à la suite des déclarations du Président de la République assimilant uniquement la période française de l‘Algérie à un système d'asservissement ce qui contribue à jeter indirectement l'opprobre sur les Français d'Algérie et résonne comme une repentance qui ne dit pas son nom. 
 
 
 
 
 
Signé par les fédérations suivantes : 
 
- Fédération Nationale des Cercles Algérianistes, BP 213 11102 Narbonne Cedex  
 
- Comité de Liaison des Associations Nationales de Rapatriés (C.L.A.N.R.), 7 rue Pierre Girard,75 010 PARIS 
 
- Comité de Liaison des Associations Indépendantes et Revendicatives de Rapatriés (C.L.A.I.R.-R.), 95 rue d’Amsterdam 75 008 PARIS
 

Posté le Jeune Pied-Noir, le 07-12-2007 05:00, , Membre
5. Lettre d'info de JPN
JEUNE PIED-NOIR INFORMATION 
Voir pour plus de détails le site JPN : http://perso.wanadoo.fr/ jeunepiednoir/jpn.wst 
jeunepiednoir@wanadoo.fr - Tel : 06 80 21 78 54 
 
Jeudi 6 décembre 2007  
************************** 
 
"Si je suis élu, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de "musulmans français" qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois." -  
Nicolas SARKOZY, réunion des représentants harkis au siège de campagne de l'UMP - 31 mars 2007 
 
********************** 
L'EVENEMENT 
 
83% des Français  
 
(selon un sondage du Figaro du 5 décembre 2007) 
 
contre l'affirmation sans fondement de Nicolas SARKOZY, Président de tous les Français, de reconnaître " le système colonial comme profondément injuste"  
 
 
 
Le Président de la République reçevait hier soir 300 représentants des Français rapatriés et Anciens Combattants d'Algérie, du Maroc et de Tunisie à l'Elysée. L'intervention du Chef de l'Etat était très attendue compte tenu de ses engagements lors de la campagne présidentielle et de l'accueil qui lui avait été réservé en Algérie. Nous reviendrons demain sur cette rencontre qui aurait pu être historique. Le Président de la République, qui a montré hier qu'il était un homme de changement, a encore 26 jours, selon son affirmation du 13 avril 2007 devant les représentants de la communauté pieds-noirs, pour revenir et tenir son engagement de la campagne présidentielle : "Si je suis élu Président de la République (c'est fait), je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de "musulmans français" qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois (à faire)." (Nicolas SARKOZY, réunion des représentants harkis au siège de campagne de l'UMP - 31 mars 2007). Il s'agit pour lui d'une question d'honneur. 
 
J-26 
 
***************** 
 
EXCLUSIVITE JEUNE PIED-NOIR 
 
Sur le site JPN extrait de la déclaration de Nicolas SARKOZY devant les représentants de la communauté harkis le 31 mars 2007 au siège de campagne de l'UMP disponible en vidéo AVI. 
 
************* 
Nicolas SARKOZY deçoit les Français rapatriés dès son retour d'Algérie le 5 décembre à 17h30 à l'Elysée 
Dépêche AFP 
France-Algérie-harkis- Sarkozy,PREV 
Sarkozy veut que la France honore sa dette vis-à-vis des harkis  
par Nadège PULJAK 
 
PARIS, 5 déc 2007 (AFP) - Recevant, juste après son retour d'Algérie, des associations d'anciens combattants d'Afrique du Nord, Nicolas Sarkozy a souhaité mercredi que la France honore sa dette vis-à-vis des harkis, tout en prônant un "discours de réconciliation" entre Paris et Alger. "Il est légitime et juste que (les harkis) reçoivent l'hommage solennel de la nation", a déclaré M. Sarkozy, à l'occasion de la journée d'hommage annuel aux combattants morts pour la France pendant la guerre d'Algérie. Alors que sa visite d'Etat de trois jours en Algérie s'est déroulée dans un climat toujours perturbé par la controverse sur le passé colonial de la France, M. Sarkozy a affirmé que sa génération devait "porter le discours de la réconciliation" entre la France et l'Algérie. Et ce "justement parce que ma génération n'a pas connu les souffrances que vous avez connues", a-t-il dit. "Pour les harkis aussi, si les accords d'Evian ont scellé la fin des hostilités militaires, ils n'ont pas marqué la fin des souffrances. D'autres épreuves, douloureuses, sont venues s'ajouter aux peines endurées au cours de huit années de guerre", a-t-il affirmé. "Pour la France, il s'agit aujourd'hui d'une question d'honneur. Il faut réparer les fautes qui ont été commises", a poursuivi M. Sarkozy. Il faisait allusion au sort réservé aux supplétifs musulmans de l'armée française en Algérie pendant la guerre (1954-1962). Après les accords d'Evian du 19 mars 1962, plusieurs dizaines de milliers de harkis avaient été assassinés par le FLN. Des dizaines d'autres milliers avaient rejoint la France pour y être souvent parqués dans des camps de transit. "Pendant très longtemps, les harkis n'ont pas bénéficié de mesures qui auraient permis d'assumer dignement leur insertion au sein de la communauté nationale", a affirmé M. Sarkozy. "Les conséquences en sont encore visibles aujourd'hui" "et les jeunes ont particulièrement souffert". Aussi, "pour les enfants de harkis (...) j'ai demandé au gouvernement de mobiliser tous les moyens pour mettre en oeuvre une politique de formation, une politique individualisée d'accès à l'emploi, une politique d'accès au logement, une politique particulière d'accès à la fonction publique", a déclaré le président, en revendiquant cette politique de "discrimination positive". Le président a également rendu hommage à "toutes les victimes civiles" de la guerre d'Algérie, "de toute origine et de toutes confessions", à "ceux et celles qui ont laissé leurs biens de l'autre côté de la mer". Ce discours a été diversement apprécié. Pour Bernard Coll, secrétaire général de l'association Jeunes Pieds noirs, c'est "un discours d'une grande lâcheté politique". Il a déploré que M. Sarkozy ne tienne pas sa promesse de campagne, quand, le 31 mars, il avait dit aux représentants des harkis qu'il recevait à son siège de campagne que s'il était élu, il reconnaîtrait "officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des harkis". 
Au contraire, le chanteur Enrico Macias, pied noir d'Algérie chassé de son pays par la guerre, empêché par les autorités algériennes d'accompagner le président en Algérie, s'est déclaré "extrêmement ému". "Il a tendu la main, dès son retour d'Algérie, à tous les pieds noirs, à tous les Harkis, à tous les rapatriés", s'est-il félicité. 
npk/cgd 
************ 
Pour ne plus recevoir nos courriels, laissez un message à : jeunepiednoir@wanadoo.fr 
 
Français d'Afrique du Nord et d'Outre-mer et Amis reproduisez et diffusez largement nos informations à vos proches et amis.
 

Posté le Jean-Pierre, le 07-12-2007 05:20, , Membre
6. Lettre de soutien d'un internaute
L'attitude de la France envers les harkis constitue une honte que j'ai toujours 
eu du mal à digérer. Ancien des fusiliers marins ( DBFM et commandos 
marines),je n'ai rencontré chez ces hommes que courage et fidélité.J'espére 
que le président Sarkozy saura enfin, prendre les dispositions (beaucoup trop 
tardives) qui s'imposent, et que ces vrais hommes(n'en déplaise à Georges 
Frêche) et leurs enfants pourront enfin oublier nos ingratitudes à tous. 
 
Harkis, je vous embrasse trés  
 
confraternellement. 
 
Jean-Pierre
 

Posté le Jean-Marie LEPEN, le 07-12-2007 06:09, , Membre
7. Communiqué de Jean-Marie LEPEN
jeudi 06 décembre 2007  
Nicolas Sarkozy en Algérie : un bilan désastreux 
 
Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN 
 
Le bilan de la visite d’Etat de Nicolas Sarkozy en Algérie est désastreux pour la vérité historique, pour l‘honneur national, pour la France. 
 
Les faux parallèles qu’il a cru pouvoir établir entre les victimes des deux camps sont cruellement blessants, pour les pieds noirs, pour les soldats français, pour les harkis, pour tous ceux qui ont participé à la défense de ces anciens départements français après avoir participé à sa construction. 
 
Lorsqu’il qualifie le système colonial de « profondément injuste », d’« injuste par nature », il verse dans l’anachronisme, et c’est son jugement qui est profondément injuste. Peut-on lui rappeler que c’est la République qui a élaboré ce système ? 
 
Le message n’est pas équilibré, il est profondément brouillé, lorsqu’en rentrant à Paris il rend hommage aux harkis, à ceux qui ont combattu la barbarie du FLN, juste après avoir rendu hommage, à Constantine, à « ceux qui sont tombés les armes à la main pour que le peuple algérien soit de nouveau un peuple libre ». Et où a-t-il vu que le peuple algérien était libre en 1830 ? Sans parler de sa situation réelle aujourd’hui... 
 
Enfin, cela va sans dire, aucun contrat industriel ou commercial ne peut justifier la falsification de l’histoire et l’humiliation de notre pays
 

Posté le AFP, le 07-12-2007 06:14, , Membre
8. Dépêche AFP
Sarkozy veut que la France honore sa dette vis-à-vis des harkis 
Il y a 1 jour 
 
PARIS (AFP) — Recevant, juste après son retour d'Algérie, des associations d'anciens combattants d'Afrique du Nord, Nicolas Sarkozy a souhaité mercredi que la France honore sa dette vis-à-vis des harkis, tout en prônant un "discours de réconciliation" entre Paris et Alger. 
 
"Il est légitime et juste que (les harkis) reçoivent l'hommage solennel de la nation", a déclaré M. Sarkozy, à l'occasion de la journée d'hommage annuel aux combattants morts pour la France pendant la guerre d'Algérie. 
 
Alors que sa visite d'Etat de trois jours en Algérie s'est déroulée dans un climat toujours perturbé par la controverse sur le passé colonial de la France, M. Sarkozy a affirmé que sa génération devait "porter le discours de la réconciliation" entre la France et l'Algérie. Et ce "justement parce que ma génération n'a pas connu les souffrances que vous avez connues", a-t-il dit. 
 
"Pour les harkis aussi, si les accords d'Evian ont scellé la fin des hostilités militaires, ils n'ont pas marqué la fin des souffrances. D'autres épreuves, douloureuses, sont venues s'ajouter aux peines endurées au cours de huit années de guerre", a-t-il affirmé. 
 
"Pour la France, il s'agit aujourd'hui d'une question d'honneur. Il faut réparer les fautes qui ont été commises", a poursuivi M. Sarkozy. 
 
Il faisait allusion au sort réservé aux supplétifs musulmans de l'armée française en Algérie pendant la guerre (1954-1962).Après les accords d'Evian du 19 mars 1962, plusieurs dizaines de milliers de harkis avaient été assassinés par le FLN. Des dizaines d'autres milliers avaient rejoint la France pour y être souvent parqués dans des camps de transit. 
 
"Pendant très longtemps, les harkis n'ont pas bénéficié de mesures qui auraient permis d'assumer dignement leur insertion au sein de la communauté nationale", a affirmé M. Sarkozy. 
 
"Les conséquences en sont encore visibles aujourd'hui" "et les jeunes ont particulièrement souffert". 
 
Aussi, "pour les enfants de harkis (...) j'ai demandé au gouvernement de mobiliser tous les moyens pour mettre en oeuvre une politique de formation, une politique individualisée d'accès à l'emploi, une politique d'accès au logement, une politique particulière d'accès à la fonction publique", a déclaré le président, en revendiquant cette politique de "discrimination positive". 
 
Le président a également rendu hommage à "toutes les victimes civiles" de la guerre d'Algérie, "de toute origine et de toutes confessions", à "ceux et celles qui ont laissé leurs biens de l'autre côté de la mer". 
 
Ce discours a été diversement apprécié. Pour Bernard Coll, secrétaire général de l'association Jeunes Pieds noirs, c'est "un discours d'une grande lâcheté politique". Il a déploré que M. Sarkozy ne tienne pas sa promesse de campagne, quand, le 31 mars, il avait dit aux représentants des harkis qu'il recevait à son siège de campagne que s'il était élu, il reconnaîtrait "officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des harkis". 
 
Au contraire, le chanteur Enrico Macias, pied noir d'Algérie chassé de son pays par la guerre, empêché par les autorités algériennes d'accompagner le président en Algérie, s'est déclaré "extrêmement ému". "Il a tendu la main, dès son retour d'Algérie, à tous les pieds noirs, à tous les harkis, à tous les rapatriés", s'est-il félicité. 
 
Le président français Nicolas Sarkozy a achevé mercredi à Constantine sa visite en Algérie comme il l'avait commencée, avec une condamnation ferme du colonialisme, mais sans présenter d'excuses, et en appelant l'Algérie à se "tourner vers l'avenir". 
 
Reprenant le ton du discours qu'il avait prononcé à Alger devant un parterre de patrons à son arrivée lundi, Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois dénoncé, cette fois devant les étudiants de l'université Mentouri et son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika, le système colonial "injuste" mis en place par la France en Algérie (1830-1962). 
 
Répétant le message qu'il a délivré pendant les trois jours de sa visite, le chef de l'Etat français a associé dans son hommage toutes les victimes de la guerre d'indépendance (1954-1962).
 

Posté le Associated Press, le 07-12-2007 06:26, , Membre
9. Dépêche AP
Société 
Les associations de harkis un peu déçues par le discours de Sarkozy 
AP | 05.12.2007 | 20:58 
La plupart des associations de harkis reçues mercredi soir à l'Elysée ont fait part d'une certaine déception après le discours de Nicolas Sarkozy, qui a jugé que la France devait "réparation" aux harkis et à leurs enfants envers qui elle a une "dette". 
 
"On attendait la reconnaissance de la responsabilité de la France dans l'abandon et la relégation des harkis, ce qui n'a pas été le cas", a regretté Saïd Merabti, président de l'association AJIR (Association justice information et réparation pour les harkis). "Je pensais qu'il y aurait quelque chose d'important. Ca veut dire que le combat continue". 
 
"Il faudrait une commission qui puisse travailler sur les préjudices subis, et ce n'est pas encore le cas", a-t-il ajouté. 
 
Il a cependant noté des éléments positifs dans le discours de M. Sarkozy, quand il a évoqué une discrimination positive à l'égard des enfants de harkis qui ont subi une "discrimination négative". 
 
Bernard Coll, secrétaire général de l'association Jeune Pied-noir, a regretté qu'on "continue le système qui existait auparavant, celui d'une fausse reconnaissance, une reconnaissance en catimini mais pas une reconnaissance publique. C'est-à-dire que pour l'instant, nous sommes toujours des parias de la République". 
 
"Le chef de l'Etat n'a pas eu le courage de son engagement de campagne électorale, puisqu'il avait dit: si je suis élu président de la République, je veux reconnaître la responsabilité de l'Etat dans l'abandon et le massacre des harkis", a-t-il ajouté. "Ce soir, il vient d'assassiner les gens qu'il promettait de sortir de l'oubli. Ce genre de lâcheté politique, en France, on y est habitué depuis 45 ans". 
 
"Il m'a positivement impressionné", s'est en revanche félicité Abdellatif Moussa, président de l'association régionale de Picardie pour les musulmans français, lui-même fils de harkis. "Il a levé un certain nombre de tabous. Il faut travailler à la réconciliation entre les deux rives de la Méditerranée. Il a annoncé quelques mesures très concrètes pour les enfants de harkis". 
 
"J'aimerais bien que l'Etat français reconnaisse le génocide des harkis", a commenté pour sa part Djebabla Lamri, porte-parole national du Comité de liaisons des harkis, en reconnaissant toutefois que les mesures annoncées en faveur des enfants de harkis allaient dans le bon sens. 
 
Le président de l'Amicale des anciens de la force de police auxiliaire de Paris, Haffit Hamchaoui, un harki qui a combattu en Algérie, a également salué les annonces du président français, tout en restant prudent sur leur application. "Ca va dans le bon sens, nous espérons que ça se concrétise", a-t-il affirmé, en notant toutefois que jusqu'à présent, "au lieu d'avoir eu un cerceau, on a eu un petit anneau". "Peut-être que la République se réveille", a-t-il conclu. AP
 

Posté le Associated Press, le 07-12-2007 06:26, , Membre
10. Dépêche AP
Société 
L'espoir des associations de harkis avant leur réception à l'Elysée 
AP | 05.12.2007 | 17:05 
Reçues mercredi en fin d'après-midi à l'Elysée par Nicolas Sarkozy, les associations de harkis espèrent que le chef de l'Etat, de retour de son voyage en Algérie, reconnaîtra la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon des harkis après l'indépendance de l'Algérie en 1962. 
 
"On a bon espoir", a confié à l'Associated Press Dali Naceri, présidente de l'association Femmes et Filles de Harkis (Montpellier), qui revendique une centaine d'adhérents. "Je ne vois pas pourquoi on nous convierait si ce n'était pas pour nous faire part d'une avancée. Nous voulons que l'Etat reconnaisse sa responsabilité dans l'abandon des harkis et reconnaisse qu'il les a laissés se faire massacrer par le FLN. Bien sûr, on ne le saura que quand on y sera, mais cette invitation juste après le voyage en Algérie n'est à mon avis pas anodine". 
 
La question de l'indemnisation du préjudice "ne viendra qu'après, remarque-t-elle. Tant qu'il n'y a pas reconnaissance de l'Etat, il ne peut pas y avoir réparation financière". 
 
Abdelatif Chebaïki, président de l'association Ajir dans l'Hérault, également convié à Paris, attend également que l'Etat reconnaisse sa responsabilité "dans la façon dont s'est déroulé le rapatriement et dont les harkis ont été accueillis en France". 
 
Entre 30.000 et 150.000, selon les estimations d'historiens, supplétifs musulmans de l'armée française, et parfois des membres de leur famille, ont été massacrés au cours de l'été 1962 après le retrait des forces françaises. Environ 15.000 parviendront à être rapatriés en France. 
 
Quarante-cinq ans après, c'est le désir d'apaisement qui semble l'emporter. "Si l'Etat français assume sa responsabilité, une fois pour toutes, ceux qui sont morts seront apaisés et ceux qui sont encore en vie poseront leur fardeau", glisse M. Chebaïki. "Ce serait une grande victoire et un grand pas", estime de son côté Dali Naceri. "Si c'est le cas, notre histoire ne sera plus confisquée ni falsifiée. Il faut ouvrir cette chape de plomb pour apaiser les tensions et finir cette histoire. Il ne nous manque plus que cette reconnaissance de l'Etat". AP
 

Posté le Novopress, le 07-12-2007 06:32, , Membre
11. La France humiliée pour 5 milliards !
Et la France humiliée, ça vaut 5 milliards ?  
 
 
Wednesday 5 December 2007 | Politique | Email | Print  
Et la France humiliée, ça vaut 5 milliards ? 
Présent (http://www.present.fr) 
 
La visite présidentielle en Algérie 
 
Malgré, nous dit-on, « un climat toujours perturbé par la controverse sur le passé colonial de la France », Nicolas Sarkozy a consacré mardi l’essentiel de la deuxième journée de sa visite en Algérie à la signature d’une série d’accords entre les deux pays. « Après la mémoire, le temps des contrats », se réjouissaient mercredi matin certains commentateurs. En omettant de souligner que ce temps des contrats était aussi, et surtout, pour la France, celui de l’humiliation. 
 
« Oui, le système colonial a été profondément injuste, contraire aux trois mots fondateurs de notre République: liberté, égalité, fraternité », avait déclaré lundi Nicolas Sarkozy (voir Présent d’hier). Eh bien, que le président de la République française dénigre ainsi en terre étrangère le passé de son pays ne suffit pas encore au gouvernement algérien. Le ministre de l’Intérieur Yazid Zerhouni l’a fait publiquement savoir : « Ça va dans le bon sens mais ce n’est pas assez. » La France doit aller toujours plus loin dans la repentance… Et se prosterner toujours plus bas devant les califes d’Alger, en se frappant la poitrine. 
 
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a surenchéri en tançant vertement le chef de l’Etat français à propos de l’immigration. « On peut comprendre la réaction des pays européens à cette immigration qui s’intensifie (…). 
Mais cette réaction restera vaine si elle ne s’appuie que sur des mesures policières de renvoi dans des conditions plus ou moins acceptables des immigrants dans leurs pays d’origine. » Et de réclamer toujours plus de visas… 
 
Le ministre Yazid Zerouni, déjà cité, en a rajouté dans les récriminations : « Bernard Kouchner dit que les peuples algérien et français sont frères. 
Mais moi, quand je vais chez mon frère, je ne suis pas obligé de frapper à la porte. » Autrement dit, le gouvernement algérien demande que tout obstacle à l’immigration invasion soit levé. Et que ses ressortissants puissent entrer en France sans frapper. 
 
L’expulsion des immigrés en situation irrégulière ayant constitué l’un des axes de l‘élection de Nicolas Sarkozy, les propos des dirigeants algériens prenaient d’autant plus l’allure de camouflets assénés sans ménagement au chef de l’Etat français. Malgré quelques ombres de mauvaise humeur ou d’impatiente que certains observateurs on cru déceler sur le visage de Nicolas Sarkozy, celui-ci a encaissé toutes ces remontrances sans broncher. 
Peut-être pensait-il que les Algériens ne faisaient en sorte qu’appliquer le fameux droit d’ingérence revendiqué par le catastrophique Bernard Kouchner ? 
 
Relevons encore la petite marque de mépris supplémentaire que Bouteflika a tenu à infliger à son homologue français en s’exprimant devant lui en arabe. 
Du temps de son « am » Jacques Chirac, « Boutef » employait la langue de Molière, qu’il maîtrise du reste fort bien… 
 
Les entreprises françaises, notamment Total et Alstom , ont « finalisé », nous assure-t-on, « pour plus de 5 milliards d’euros de contrats et 
d’investissements ». Mais ces cinq milliards de contrats valaient-ils que la France, à travers la personne de son Président, soit ainsi rabaissée et mortifiée ? De toute façon, les entreprises algériennes ayant besoin de la technologie française, l’essentiel de ces contrats auraient été signés, même si le président de la République française ne s‘était pas rendu à Alger pour y subir toutes ces vexations. Que l’Algérie soit un partenaire commercial, comme n’importe quel pays voisin du nôtre, c’est dans l’ordre des choses géographiques et économiques. Quant à l’amitié entre les deux peuples, non, elle n’existe plus depuis longtemps. Comme l’ont d’ailleurs démontré l’extrême froideur et l’indifférence malveillante avec lesquelles le peuple algérien a accueilli le Président français. 
 
La condamnation du système colonial tombait, de la part de Nicolas Sarkozy, d’autant plus mal que, comme nous l’avons relevé hier dans Présent, elle se trouvait formulée par le président de la République la veille du 5 décembre, jour où était célébré un « hommage à l’action de la France en outre-mer et en particulier en Algérie, au Maroc et en Tunisie ». C’est ce qu’a tenu a rappeler l‘élu UMP Jean-Pierre Grand. « Nous sommes à la veille du 5 décembre. Comme député de l’Hérault, comme député de la République, je voudrais rappeler tout le travail, l’amour des rapatriés pour leur terre et qui ont contribué pendant un siècle à l‘œuvre civilisatrice de la France 
(…). Aujourd’hui, c’est un devoir moral que de reconnaître l’apport culturel, économique et humain que les rapatriés ont apporté à l’Algérie. » 
 
Des propos jugés « inacceptables » par la direction de l’UMP et pour lesquels Jean-Pierre Grand risque d‘être « exclu » de son parti. Critiquer les propos du chef de l’Etat constitue sans doute, de la part d’un parlementaire français, une offense bien plus grande que les rebuffades que lui ont adressé les potentats algériens, pour prix de son humiliation ? 
 
JEAN COCHET
 

Posté le KIM, le 07-12-2007 10:22, , Membre
12. ...
J'ai regardé, comme tout le monde, la retransmission de l'allocution de Nicolas SARKOZI et les différents commentaires portés par les gens présents à cette réception. Les uns étaient franchement déçus et d'autres avaient l'air plutôt contents. Nous autres qui n'étions pas de la "fête", ne pouvons nous faire une idée puisque l'on a entendu que ce que les médias ont bien voulu nous dire. C'est vraiment frustrant. Bien sûr nous nous en remettons complètement à Khader, qui a toujours été très objectif et qui maîtrise mieux que quiconque notre histoire et nos attentes et dont le jugement a toujours été sans faille. Comment faudrait-il expliquer à nos dirigeants qu'il suffirait qu'ils reconnaissent la responsabilité de l'Etat dans notre malheur et qu'ils cessent d'aller prendre leurs ordres à Alger.  
Un internaute a parlé d'extrême humiliation de la france, je suis tout à fait d'accord avec lui, et ce n'est pas fini. Boutef fera ramper Sarko l'inflexible, pour quelques barils de pétrole ou de gaz, payés dix fois leur prix actuel.  
Comme je l'ai déjà dit, en septembre, notre président actuel est encore plus minable que son prédécesseur.
 

Posté le gazelle, le 07-12-2007 14:36, , Membre
13. ne nous emballons pas !
moi aussi, tout comme vous j'attendais davantage de son discours lors de la réception à l'Elysée, mais il faut reconnaître qu'il est le seul (depuis 45 ans) à avoir prononcé des mots de reconnaissance à notre encontre et à avoir refusé excuses et repentance. 
Il suffit de lire les journaux Algériens pour réaliser combien les politiques sont mécontents que le Président français n'ait prononcé ces mots tant attendus! 
 
J'ai même pu lire que les journaux algériens attribuaient les émeutes des banlieues françaises au manque d'excuses pour les "crimes de la colonisation"! 
 
Quelle infamie!
 

Posté le samo, le 07-12-2007 15:34, , Invité
14. ...
Salam ,Moulfi 
 
Il ne faut pas oublier que les contrats signés ne sont que des investissements pour la plus part. 
l'Algérie va en refuser quelques un de ces fameux  
contrats et la honte tombera sur nous les français 
et sur la FRANCE notre pays à cause de sarko pour avoir léché les bottes du FLN.Quelle honte d'avoir  
vendu l'HONNEUR DE LA FRANCE pour5 milliards euros  
qu'ils n'auront pas. 
 
Moulfi,Salam
 

Posté le Mirabilise, le 07-12-2007 17:07, , Membre
15. Humeur du jour :-(
Bonjour à toutes et tous, 
 
C’est vrai qu’il est difficile de se faire une idée chacun à son avis. Mais j’ai tellement cru au 1er discours de Sarkozy que maintenant je ne crois plus en LUI. Je commence vraiment à perdre espoir, et surtout j’en ai marre de me faire manipuler par nos dirigeants avec leurs belles paroles !!  
 
On en est à 45 ans et c’est déjà trop. Dans ma région, il ne reste plus grand monde en ce qui concerne "les anciens". Ils partent tous l’un derrière, et je commence vraiment à être dégoûtée de tout !!! 
 
Je tiens à remercier Khader, pour son travail, sa disponibilité, et pour son site toujours à jour. Cela ne doit pas être facile pour lui, surtout quand ce moment ça chauffe !!! 
 
Cordialement, 
 
Malika
 

Posté le KIM, le 07-12-2007 19:04, , Membre
16. ...
Les journaux algériens sont furax, d'abord parce qu'ils sont inféodés au pouvoir en place et traduisent dans leurs écrits l'irritation des dirigeants algériens qui fulminent parce que Sarko ne s'est pas repenti, et d'autre part, ils auraient souhaité que l'on ne parle plus que de la pseudo amitié franco-algérienne (traduisez haine réciproque). Le fait qu'on parle à chaque fois des harkis, des pieds-noirs et autres rapatriés dès qu'il s'agit d'algérie met le Flhaine dans une fureur digne d'un certain furher.
 

Posté le Khader, le 07-12-2007 20:12, , Membre
17. Récapitulons la situation !
Bonsoir à toutes et tous les internautes, 
 
Tout d'abord, il convient d'indiquer que, jamais, aucun autre Président de la République Française (ou Président du Conseil en son temps), de droite comme de gauche, sous la troisième, quatrième ou cinquième République n'avait osé aller si loin dans la "trahison étatique", hormis le Général Charles DE GAULLE mais, uniquement, dans sa "gestion perfide", de l'Algérie, car pour le reste, il fut un TRES GRAND HOMME D'ETAT ET UN VRAI PATRIOTE, contrairement, à Nicolas SARKOZY, qui est en train de se dévoyer et, par définition, de dévoyer la France et les Français (es) dont il n'est, rappelons-lui, que le "dirigeant élu pour 5 ans" et pas le propriétaire omnipotent et omniprésent qu'il essaie d'être en outrepassant, iniquement, ses prérogatives !!! 
 
Parfois, il faut savoir se forcer à "lire entre les lignes", pour se faire une opinion objective, de la réalité très alarmante et antipatriotique, que nous sommes en train de vivre en direct !!! 
 
Dans son allocution, du 5 décembre 2007, Nicolas SARKOZY a déclaré, très clairement, que "Il n'a pas vécu les évènements d'Algérie donc ce problème ancien et gênant ne le concernait pas et il désirait se tourner vers l'avenir sans se compliquer la vie !" (?). 
 
Par conséquent, il se fiche, éperdument et implicitement, du génocide des Harkis, des Pieds-Noirs et des soldats métropolitains car, selon ses propres dires, il ne l'aurait pas subi !!! Première félonie de SARKOZY !!! 
 
Ensuite, il considère, à tort, qu'il doit gérer, de manière équitable, les doléances flnistes comme celles des Français (es), ne n'affichant aucun parti-pris mais, a-t-il oublié qu'il était le Président de tous les Français et pas celui de l'Algérie du FLN et des Algériens de céans car, depuis 1962, c'est une dictature souveraine ??? Deuxième félonie de SARKOZY !!! 
 
Puis, il falsifie, l'Histoire, en tentant de la rendre officielle, en alléguant, à l'instar de François FILLON, le 25 septembre dernier, que : "Les Harkis ne seraient plus des Français engagés dans leur armée pour lutter contre les terroristes du FLN mais des Algériens ayant été entraînés, par l'Etat français de l'époque, dans un combat fratricide qui ne les concernait pas !".  
 
En français courant, cela signifie que : "Nicolas SARKOZY pense que les Harkis sont des collabos qui ont lutté, contre leurs frères indépendants, mais ce sont des traîtres de bonne foi car la République Française les aurait induits en erreur en les laissant croire qu'ils étaient des Français à part entière qui se battaient, légitimement, pour leur pays !". 
 
 
Et, je trouve que nous entrons, dans un "processus de révisionnisme et de négationnisme étatiques sans précédent", car SARKOZY tente de "zapper", l'Histoire et sa partie judiciaire, sans rien régler, en disant que sans le passé et ses contentieux très sensibles et embarrassants, l'avenir est ouvert mais, il se trompe très lourdement !!! Troisième félonie de SARKOZY !!! 
 
Par ailleurs, il veut imposer une "amitié bilatérale des Peuples non-souhaitée, réciproquement, par les intéressés des deux côtés de la Méditerranée !". Quatrième félonie de SARKOZY !!! 
 
En outre, il fait, de manière soft, un premier pas vers la repentance, à l'égard du FLN, alors qu'il s'était engagé, en donnant sa parole d'honneur, à ne jamais le faire !!! Cinquième félonie de SARKOZY !!! 
 
Enfin, il n'a pas souhaité reconnaître la responsabilité de l'Etat français (car la France et les Français n'y sont pour rien !) dans l'abandon et le massacre des Harkis car, s'il l'avait fait, il se serait mis à dos les gaullistes et les flnistes car, il aurait reconnu, officiellement, le génocide et, ainsi, désigné les coupables dont les crimes d’Etats sont imprescriptibles !!! 
 
De plus, il n'a évoqué, à aucun moment, le génocide, post-armistice violé, pour préserver, son "ami Abdelaziz" (comme il dit désormais), car celui-ci faisait partie du FLN donc des "donneurs d'ordres", quand bien même fut-il un "planqué de la pseudo révolution du FLN", au Maroc et, qu'il n'a jamais accompli le moindre fait d'armes !!! Sixième félonie de SARKOZY !!! 
 
En conséquence et si l'on retire, les "emballages valorisants", le contenu du paquet est stérile et, parfaitement, odieux car, d'une part, SARKOZY se parjure et, d'autre part, il se prépare à sacrifier, pour le CAC 40 et les intérêts de quelques tiers sans scrupules, tous les autres Français (es) car, "traîner la patrie dans la boue ne nuira pas qu'aux simples Harkis, leurs Familles et les Pieds-Noirs mais, à la Nation, tout entière !" et, si l'on ne le stoppe pas, immédiatement, la France ira droit dans le mur de la honte et de l’autoflagellation ad vitam aeternam !!! 
 
Nicolas SARKOZY est un "bonimenteur de génie" qui a su dire et promettre, ce que les électeurs plébiscitaient mais, une fois élu, il est devenu improductif voire très dangereux pour le pays !!! 
 
En revanche, j'invite, les gens de gauche, à cesser de me dire que si Ségolène ROYAL avait gagné, elle aurait agi autrement car, je me souviens des voyages de HOLLANDE et LANG allant se prosterner, devant le FLN, en promettant une "repentance" imminente !!! 
 
Mais, il est vrai que les RONA et les PN brillant, en quasi-totalité, par leur absence de solidarité et d'implication dans notre lutte commune, facilitent la tâche, aux politiciens de tout bord, pour nous empêcher de faire valoir nos droits légitimes et, en laissant mettre, dans les pertes et pertes (car aucun profit), rien de moins qu'un génocide de plus de 200000 Français d'Algérie, des parquements dans des camps de concentration, une mort sociale programmée et maintenue depuis 45 années, des persécutions d'Etats, ... 
 
Alors continuez toutes et tous à râler et à militer par procuration, dans votre coin, car vous n'aurez que les résultats mérités !!! 
 
Affaire à suivre... 
 
A.F. Très Cordialement, 
 
Khader MOULFI  
 
 
 
 

Posté le samo, le 08-12-2007 14:25, , Invité
18. ...
Salam ,Moulfi 
 
Préparons ensmble une grosse manif en prenant soin de la préparer pour le 19032008 ou avant,mais  
cette fois ci pas à paris mais dans le sud .Il faut que l'on trouvent les moyens pour organiser un grand rassemblement sinon il continueront à ne pas nous prendre au serieux.La communautée Harkis  
existe et elle souffre de tout ces mensonges,l'electora Harkis existe et la sanction Harkis existe AUSSI,à nous de leurs prouver MAINTENANT. 
 
Sinon comme le dit si bien mon AMI K.MOULFI; 
Alors continuez toutes et tous à râler et à militer par procuration, dans votre coin, car vous n'aurez que les résultats mérités !!!  
 
Moulfi,Salam
 

Posté le gazelle, le 08-12-2007 17:17, , Membre
19. ni tout blanc, ni tout noir
bien sûr que nous espérions plus de ce discours de Nicolas Sarkozy, mais il rentrait d'Algérie et n'a pas hésité à recevoir toutes les Délégations de Harkis et pieds noirs. C'était tout de même un pied de nez à Boutef non? 
 
quant aux courbettes pour des contrats, certes, c'est peu honorable, mais a-t-on la possibilité de faire la fine bouche quand la France a son économie exsangue avec l'entrée de la Chine dans le Marhé mondial...vers qui se tourner sinon vers les pays d'orient? 
 
Nous, nous pensons, réhabilitation, honneur...lui pense avenir, économie, pétrole. 
 
Il est quand même le seul a avoir refusé la repentance. 
je suis peut-être naïve mais je suis d'un naturel optimiste et je veux encore espérer!
 

Posté le Khader, le 08-12-2007 17:56, , Membre
20. Le gris est dégradé lui-aussi !
Bonsoir Gazelle, Samo et à toutes et tous les internautes, 
 
Bien entendu, Chère Gazelle, rien n'est tout blanc ou tout noir dans la vie mais, même le gris est dégradé de clair à foncé ! Et, c'est l'éternel "verre à moitié-plein" ou à "moitié-vide" selon que l'on est optimiste ou pessimiste et, là-aussi, on peut faire une "graduation" de son contenu. 
 
La repentance n'avait, jamais, été invoquée, au cours des années précédentes, jusqu'à la polémique stérile, autour de l'alinéa 2 de l'article 4 de la loi du 23 février 2005, sur le rôle positif de la présence française en Outre-Mer (et aucunement de la colonisation car la campagne de colonisation s'est achevée en 1847) et, durant cette période de 1847 à 1962, le verre était-il à moitié-plein ou à moitié-vide ou tout simplement vide ? 
 
Au cours des 45 dernières années, aucun Chef d'Etat n'avait osé remettre en cause le patriotisme et la citoyenneté, des Harkis, dont une grande partie avait servi, auparavant, dans l'Armée Française, durant la seconde guerre mondiale et l'Indochine (comme mon défunt père et de très nombreux membres de ma famille). 
 
Or, Nicolas SARKOZY précédé, le 25 septembre dernier, par François FILLON, a franchi un pas très alarmant, vers la perfidie, en déclarant que : "Les Harkis ont combattu les leurs !" alors que le FLN ne sera jamais des nôtres et, cela corrobore, de manière flagrante, mes analyses antérieures stipulant que la France est en train de réviser et de nier, son Histoire, pour en réécrire une commune avec l'Algérie du FLN ! 
 
Pour preuve, Nicolas SARKOZY, le 5 décembre, n'a fait aucune mention, au génocide des Harkis, Pieds-Noirs et soldats métropolitains, après le 19 mars 1962 à 12 heures, pour préserver son "ami Abdelaziz" alors qu'il fait partie des "génocideurs par procuration" !!! 
 
Ce n'est ni à SARKOZY ni à BOUTEFLIKA de décider, si l'on tourne la page ou non mais, aux victimes et elles-seules et, c'est une première dans le monde des puissances dites démocratiques de "zapper", un génocide indéniable, sans le moindre procès !!! 
 
Il faut arrêter de nous prendre pour des "neuneu" en nous "jouant du violon", via quelques phrases valorisantes, pour mieux nous duper et, rappelons-nous, une fois encore, de la célébrissime fable de Jean DE LAFONTAINE, le "corbeau et le renard" et, sa morale : "apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute !". 
 
La plupart des Harkis et leurs Familles sont des patriotes mais, quand l'Etat français tente de nous gruger, nous devons nous défendre car ce ne sera que de la légitime défense et, aucunement, des actes antipatriotiques ! 
 
Enfin, nous ne sommes pas, une vulgaire "monnaie d'échange", dans le cadre des relations commerciales franco-algériennes, qu'on se le dise !!!  
 
Quant à ta proposition, Cher Samo, il faudrait se concerter et l'envisager si cela peut avoir une incidence sur notre combat commun. 
 
Affaire à suivre... 
 
A.F. Très Cordialement, 
 
Khader MOULFI
 

Posté le samo, le 08-12-2007 19:21, , Invité
21. ...
Moulfi,Salam 
 
Je pense que gazelle n'a pas compris que le discours de sarko va vers la repentance si on le laisse faire. 
 
Moulfi en ce qui concerne le rassemblement il aura une incidence sur notre combat si tous les Harkis  
se déplacent c'est pourquoi je pense que ds le sud se serait mieux pour des raisons stratégiques et en plus il y nos amis(es)PN qui nous soutiendront.Il faut lancer un appel le plus tôt possible à tout les RONAS 
 
 
Salam,Moulfi
 

Posté le fantomas, le 08-12-2007 19:55, , Invité
22. ...
sarko a dit qu'il faisait l'impasse sur les propos insultant à son égard car il y a 5 milliards de contrat. 
ceci résume la philosophie politique de l'individu, il n'est là que pour l'argent et roule pour ses potes du cac 40 qui d'ailleurs étaient tous invités au fouquets le soir de son sacre.. 
 
ces contrats ne créeront guère d'emplois ici, et rapporteront peu fiscalement car ces sociétés sont sous le régime du bénéfice mondial consolidé, en résumé leur siège est est le plus souvent au pays bas. 
les seuls gagnants les actionnaires. 
 
mr khader moulfi a bien résumé son discours, c'est ce que j'ai ressenti, du larmoiement sur les malheurs des uns et autres, mais jamais le fond n'est abordé, et surtout un mépris pour les pn et les harkis à répéter à plusieurs reprises vous étiez de bonne foi!!! sous entendu vous n'avez choisi le bon camp. 
il se fout pas mal des français. 
ceci est guère surprenant quand il était allé à alger en tant que ministre de l'intérieur il avait déposé une gerbe au monuments aux morts des terroristes fln. 
 
c'est le plus inculte des présidents de la 5ème.
 

Posté le AJPNM, le 09-12-2007 11:39, , Invité
23. ...
UN RASSEMBLEMENT HARKI PIEDS NOIRS SERAIT LE BIENVENU L ANNEE PROCHAINE AFIN DE MONTRER NOTRE DETERMINATION POUR NE PLUS NOUS LAISSER ENDORMIR ALORS QUE NOUS SOMMES EN FRANCE ET QUE CERTAINS (d'ailleurs aider par la GAUCHE) VEULENT TIRER LES CORDES. CONCERTONS NOUS ET MARQUONS NOTRE FORCE POUR NOUS FAIRE ENTENDRE IL SERAIT TEMPS NOUS AVONS ETE TROP PATIENTS!
 

Posté le cleopatre, le 10-12-2007 22:32, , Membre
24. ...
Je vous invite à prendre connaissance de l'article de Gilbert COLLARD qui reflète bien le ras-le-bol de la repentance !!!! 
 
La chronique de Gilbert Collard 
Pardon de ne pas demander pardon 
Gilbert Collard, le samedi 8 décembre 2007 à 05:00  
 
Cliquez pour agrandir  
 
 
Encore une fois la démangeaison récurrente de l’ultimatum de pardon revient. A la longue, cela fatigue ! Si, chaque fois que le chef de l’Etat se rend en visite officielle dans un pays, il doit, à genoux, et en fonction de l’histoire, demander pardon, il va devenir le grand rampant repentant blanc.  
Les peuples, les uns envers les autres, ont tant de vilenies à se faire pardonner qu’il vaut mieux penser à l’avenir. Que cache cette volonté d’obtenir que l’autre demande pardon ? Une intention d’humilier et d’endetter moralement. En exigeant que l’autre demande pardon, l’exigeur se place d’entrée en posture de victime indiscutable, l’autre, ici la France, s’inscrit dans l’histoire comme le salaud historique. Rien n’est simple dans l’histoire d’un pays et les justiciers anachroniques devraient le savoir. On a pas attendu M. Bouteflika pour critiquer la colonisation, déjà Clemenceau s’opposait à ce sujet à Jules Ferry, donc rien de nouveau sous le ciel des discussions. Comment juger d’événements d’une autre époque, d’une autre mentalité, d’une autre monde ? La France a cimenté son histoire avec le pire et le meilleur, comme tous les peuples, en y ajoutant une dimension spirituelle voire universelle. Faut-il reconnaître avec le président de la République qu’elle a bafoué les idéaux de liberté, d’égalité, de fraternité en s’installant dans la colonisation ? 
 
Je ne le crois pas. Certains, les éternels cons réglementaires, ont dû le faire avec jubilation, jouissant du petit pouvoir, du petit chef, mais d’autres ont soigné, instruit, cultivé, aimé… Certes, il y a toujours au fondement de l’opération la loi injuste du plus fort ! Cela il faut le reconnaître, mais rien de plus, et surtout ne pas demander pardon pour un passé qui est l’œuvre de nos morts. Faut-il instruire dans les cimetières, à la lueur des flambeaux médiatiques, le procès de nos pères ? J’aime mon pays, son histoire, sa totalité. On ferait mieux de s’occuper de nos fautes présentes, plutôt que des fautes passées, par exemple le sort scandaleux fait aux harkis, les abandonnés du drapeau ! 
 
Edition France Soir du samedi 8 décembre 2007 n°19665 page 12
 

Posté le BJ, le 11-12-2007 07:40, , Membre
25. Discours de SARKOZY
ALLOCUTION DE M. LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE 
Devant les Associations des Anciens Combattants d’Afrique du Nord 
et de Rapatriés Harkis 
Palais de l'Elysée - Mercredi 5 décembre 2007 
Mesdames et Messieurs, 
Je vous prie de bien vouloir excuser mon retard, mais il faut traverser la méditerranée quand 
même ! Oui, dans les deux sens exactement. 
En ce jour du 5 décembre, journée nationale d’hommage aux combattants morts pour la 
France en Afrique du Nord, et alors que je reviens à l'instant de ma première visite d’Etat en 
Algérie, permettez-moi de vous dire tout le plaisir et toute la fierté que j’éprouve à vous 
accueillir dans cette maison, l'Elysée, qui est la vôtre comme elle est celle de tous les 
Français. 
J’ai voulu être auprès de vous pour célébrer cette journée où la France se souvient de ceux qui 
ont fait le sacrifice de leur vie. Car si le temps est venu d’apaiser les mémoires déchirées par 
les drames du passé, oublier serait un reniement qui déshonorerait notre pays. 
Le Ministre de la Défense a rappelé toute la reconnaissance que nous devons à tous ceux qui, 
au sein des forces armées ou des forces de l’ordre, ont répondu à l’appel de la Nation. Ils 
méritent notre respect, la profonde gratitude et la solidarité de la patrie, car à travers leur 
engagement et leurs sacrifices, ils ont assumé leur devoir dans une période particulièrement 
douloureuse et confuse de l’histoire de notre pays, période rendue encore plus difficile par la 
défaillance d’un régime qui vouait l’Etat à l’impuissance. 
Près de 25.000 d’entre eux ont payé de leur vie leur engagement et la fidélité à leur pays et 
comme leurs aînés ils méritent que « sur leurs tombeaux, la foule vienne et prie ». 
A tous les anciens combattants et à tous ceux qui sont morts pour la Patrie en Afrique du 
Nord, je veux redire ici solennellement la reconnaissance de la France. 
C’est pour leur témoigner cette reconnaissance que j’ai voulu que paraisse, en ce 45ème 
anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie, une promotion spéciale dans les ordres 
nationaux. 
***** 
Nos pensées vont aussi vers toutes les victimes civiles, de toutes origines et de toutes 
confessions, vers toutes les familles endeuillées et meurtries par ces années d’un long conflit 
entre des peuples qui avaient pourtant partagé tant d’épreuves, notamment en combattant côte 
à côte pour la liberté au cours des deux conflits mondiaux. 
Ce soir je veux aussi saluer celles et ceux qui ont laissé leurs biens et une part importante de 
leur vie de l’autre côté de la mer, celles et ceux qui souffrent encore parfois aujourd’hui de 
l’incompréhension de leurs contemporains, celles et ceux qui ont trop longtemps été oubliés 
par la Nation. 
Le système colonial était injuste. La France le reconnaît mais la France ne doit pas oublier les 
hommes et les femmes qui ont oeuvré de bonne foi pour leur pays, dans le respect de ses lois, 
et qui se sont sacrifiés parfois. 
Reconnaissons le courage et la persévérance de ces Français d’Afrique du Nord qui avaient 
travaillé dur toute leur vie, qui avaient construit des routes, des hôpitaux, des écoles, des 
mairies, qui avaient enseigné, qui avaient soigné, qui avaient planté des vignes et des vergers 
sur un sol aride, qui avaient beaucoup donné à une terre où ils étaient nés et qui, un jour, ont 
tout perdu. 
Je veux qu’on les respecte. 
Je connais les conditions difficiles, dramatiques et les déchirements qui ont conduit au départ 
d’un million de femmes, d’enfants, d’hommes contraints à un exil forcé et douloureux et qui 
n’ont pas trouvé en France métropolitaine l’accueil qu’ils étaient en droit d’attendre et qui 
aurait permis d’atténuer les blessures. 
Ces Français ont dû surmonter les contraintes d’une installation difficile et ont pris toute leur 
part à la construction d’une France moderne. 
***** 
Lorsque je parle de la France, ici comme à Alger, de son identité, de ses valeurs, je pense 
également aux Harkis. Il est légitime et juste qu’ils reçoivent l’hommage solennel de la 
Nation car, pour les Harkis aussi, si les accords d’Evian ont scellé la fin des hostilités 
militaires, ils n’ont pas marqué la fin des souffrances. D’autres épreuves douloureuses sont 
venues s’ajouter aux peines endurées au cours de huit années de guerre. 
Pour la France, il s’agit aujourd’hui d’une question d’honneur : il faut réparer les fautes qui 
ont été commises car pendant très longtemps, les Harkis n’ont pas bénéficié des mesures qui 
auraient permis d’assurer dignement leur insertion au sein de la communauté nationale. 
Les conséquences en sont encore visibles aujourd’hui. Les jeunes ont souffert, victimes de 
l’installation trop précaire de leurs parents et de ce qu'il faut bien appeler l’ingratitude de 
notre société. Leur scolarité, leur formation se sont déroulées dans des conditions difficiles, 
qui sont encore à l’origine de handicaps importants. 
Certes, la communauté nationale a commencé à prendre en compte cette situation, en 
prévoyant des régimes d’indemnisation, en aidant les veuves des anciens combattants, en 
facilitant l’insertion sociale et professionnelle des enfants de Harkis. Ces mesures permettent 
d’améliorer nombre de situations. 
De très nombreux enfants de Harkis ont réussi malgré toutes les difficultés; j’en ai la preuve 
vivante devant moi aujourd’hui. Ils ont réussi par leurs efforts, ils ont réussi grâce à leur 
famille, ils ont réussi grâce à leur famille, ils ont réussi grâce aux sacrifices consentis par leurs 
parents. Ces réussites ne doivent pas nous conduire à sous-estimer les difficultés que 
beaucoup rencontrent encore aujourd'hui. 
La fraternité c’est la compréhension, le respect, la solidarité. La fraternité n’est rien sans 
l’égalité des chances parce que sans l’égalité des chances, il n’y a pas de respect de l’autre, de 
sa dignité, de sa valeur. Tout faire pour que chacun puisse développer ses talents, tenter de 
réaliser ses ambitions et ses rêves, c’est l’idéal de la République. Donner plus à ceux qui ont 
moins pour compenser les handicaps sociaux et économiques, c’est la seule façon d’être fidèle 
à l’idéal de la République. 
Alors à tous les Harkis envers lesquels la France a une dette, je dis, au nom de la République, 
que la France leur doit réparation. 
Pour les enfants de Harkis dont les parents ont servi la France, qui ont dû fuir leur pays et que 
la métropole a si mal accueillis, j’ai demandé au Gouvernement de mobiliser tous les moyens 
pour mettre en oeuvre une politique de formation, une politique individualisée d’accès à 
l’emploi, une politique d’accès au logement, une politique particulière d’accès à la fonction 
publique. Je souhaite les voir plus nombreux aux postes de responsabilité administratifs, 
économiques, politiques, médiatiques. Pour cela, c’est un effort de toute notre société qui est 
nécessaire. 
Ces actions sont liées aux conditions dramatiques d’arrivée sur le territoire métropolitain, 
c’est pourquoi nous devons avoir une volonté politique deux fois plus forte, pour donner aux 
enfants de Harkis la priorité à laquelle ils ont droit. Quand on a plus souffert que les autres, 
quand on cumule plus de handicaps que les autres, la République doit vous donner davantage. 
Nous le devons, pour l’idée que la France se fait d’elle-même. Nous le devons à ceux qui ont 
démontré leur attachement à la France. Ils ont servi la France, la France doit en tirer toutes les 
conséquences. Peu m'importe que l'on me dise que c'est de la discrimination positive. Peu 
m'importe que le mot choque. Ce qui compte, c'est que l'on mette un terme à des injustices. 
Au fond, ce ne sont pas eux qui se sont trompés, ils n'ont fait qu'obéir et croire à ce à quoi on 
leur demandait de croire. 
***** 
Outre ces mesures de reconnaissance, sur ma demande, le Premier ministre a saisi le Conseil 
économique et social -dont je salue le Président- afin d’étudier l’ensemble des questions 
financières concrètes relatives à cette période, qui pourraient encore se poser, et de proposer 
des solutions. 
Je sais que ce travail se déroule dans de bonnes conditions, dans des conditions qui vous 
permettent d’exposer vos préoccupations devant des auditeurs attentifs, honnêtes, qui n'ont 
d'autre ambition que de servir la réconciliation nationale. J’attends pour la fin de cette année, 
c'est-à-dire, pour ce mois-ci, leurs conclusions. 
Mais sans plus attendre, j’ai d’ores et déjà demandé au Gouvernement : 
- de lever la forclusion pour le dépôt des demandes d’indemnisation au titre de l’article 
12 de la loi du 23 février 2005, demande qui était particulièrement attendue ; 
- de réétudier les dossiers éligibles au dispositif de la Commission Nationale de 
Désendettement des Rapatriés réinstallés dans une profession non salariée, et qui n’ont pu 
trouver de solution ; 
- et d’envisager les mêmes conditions de reconnaissance pour tous les anciens supplétifs. 
Je ne vois pas pourquoi on devrait traiter les uns différemment des autres.. 
***** 
Nous devons honorer la mémoire de nos morts. J’attache beaucoup d’importance à ce que nos 
cimetières militaires en Algérie soient parfaitement entretenus. Alain Marleix, qui rentre avec 
moi d’Algérie, m’a dit que c’était le cas de tous les cimetières qu’il avait visités en septembre 
dernier à Alger, à Oran et à Mers-el-Kébir. J’ai remercié les autorités algériennes de l’aide 
qu’elles nous ont apportée et qu’elles vont nous apporter sur ce sujet si délicat de la mémoire. 
Mesdames et Messieurs, j’ai des convictions et je les défends de la même façon à Alger et à 
Paris. Malgré des conditions de financement difficiles, les travaux d’entretien et de 
réhabilitation des sépultures civiles ont été entrepris avec efficacité. J’ai demandé au Premier 
ministre de doubler le montant des crédits qui leurs sont alloués et je tiens à ce que 
l’information des familles fasse l’objet d’une attention toute particulière. Nous le devons à 
nos morts, nous le devons à leurs familles. 
Aux familles des soldats disparus, qui sont morts pour la France, je dis qu’il est du devoir de 
l’Etat de tout faire pour rechercher et rapatrier leurs corps. Cette question ne pose pas de 
difficulté de principe. Je l’ai réglée avec les autorités algériennes lors de mon déplacement. 
Il faudra bien un jour ou l’autre évoquer dans un esprit d’apaisement, avec les autorités 
algériennes, le sort des civils disparus, dans leur très grande majorité dans les derniers mois de 
la souveraineté française en Algérie, et qui constituent sans doute une des pages les plus 
douloureuses de notre histoire. 
Nous le devons à toutes les victimes françaises et algériennes, à tous ceux qui un jour ont été 
privés d’un proche, d’un frère, d’une soeur, d’une mère, d’un enfant dont ils n’ont 
certainement pas fait le deuil. 
A tous ceux qui ont souffert, nous devons la vérité parce que sans la vérité il ne peut pas y 
avoir de sentiment de justice, et sans le sentiment de la justice la réconciliation sera 
impossible. Je pense en disant cela, à toutes les personnes disparues et aux populations civiles 
victimes de massacres ou d’exactions d’un côté comme de l’autre. Je pense à toutes les 
victimes innocentes d’une guerre fratricide. 
Il faut rendre à ces victimes innocentes de cette guerre jusqu’à l’indépendance l’hommage qui 
leur est dû – je pense notamment à ceux qui après le 19 mars sont tombés, victimes d’un 
drame qui n’était pas achevé. Ils ont été les victimes d’une histoire tragique, ils n’en n’ont pas 
été les coupables. 
Pour faciliter l’émergence d’une mémoire assumée et donc apaisée, j’ai demandé au 
Gouvernement de mettre en place en 2008 la Fondation pour la mémoire de la guerre 
d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie, prévue par la loi de 2005. 
Cette fondation devra aider à la réconciliation des mémoires : mémoire des anciens 
combattants, mémoire des rapatriés, mémoire des harkis, mémoire des algériens, mémoire des 
historiens. Cette fondation aidera à la recherche et à l’établissement des faits. Elle donnera des 
moyens aux historiens des deux rives, d’abord de lire ensemble notre histoire commune. Ceci 
demandera encore du temps, j’ai pu m’en rendre compte, et beaucoup de travail en commun, 
comme il en a fallu aux historiens français et allemands pour produire ensemble, au début de 
l’année dernière, un manuel commun d’histoire. Mais j’ai confiance dans ce projet, qui nous 
permettra de progresser, par le dialogue, vers l’amitié sincère, vers l’amitié confiante qui doit 
unir nos peuples dont les destins sont soudés par la géographie. Moi j’avais 7 ans en 1962 et 
je vous le dis comme je l’ai dit aux Algériens, les pays qui changent d’adresse, ça n’existe 
pas. Nous resterons voisins, nous devons surmonter notre histoire. Nous avons une culture, 
des valeurs, des liens qui unissent tant de familles de part et d’autre de la Méditerranée. Moi 
je ne suis pas venu tenir un discours de haine, je suis venu tenir un discours de réconciliation 
et d’amour, même si celui qui tient ce discours peut momentanément être celui qui reçoit 
toutes les critiques des deux côtés de la rive, mon rôle de Président de la République 
française, c’est de tendre la main, de tendre la main de l’autre côté de la Méditerranée et de 
tendre la main, ici, en France sur le sol de notre patrie. Croyez-moi, je n’ai, dans mes 
discours, jamais dit autre chose que ce que je pense profondément. Il y avait un système 
injuste qui ne correspond pas aux valeurs de la République, mais à l’intérieur de ce système il 
y avait beaucoup de braves gens qui ont profondément aimé l’Algérie. Voilà la position que 
j’ai défendue. Il y a des gens qui ont soigné, il y a des gens qui ont éduqué, il y a des gens qui 
ont bâti et je ne veux pas qu’on assimile ces gens à un système par ailleurs injuste qui ne 
correspondait pas aux valeurs de la République. Je crois que cette position est comprise. J’ai 
dû faire un peu de pédagogie, je ne le regrette pas. 
***** 
Alors je sais que beaucoup d’entre vous souhaitent revoir la terre à laquelle tant de souvenirs 
et d’émotions les rattachent. Et j’étais très content à Constantine, -je vais vous dire une 
anecdote- très content que le Président Bouteflika, alors que j’allais féliciter l’orchestre, me 
dise : « il est juste que l’on pense à Enrico ». C’est ce qu’il m’a dit dans l’Hôtel de Ville de 
Constantine et ça m’a beaucoup touché, parce que moi aussi je pensais à toi et à Raymond et à 
tant de choses. Et j’étais très ému de cela. Et justice doit être rendu aussi au Président 
Bouteflika quand il m’a dit cela. Et c’est pourquoi j’ai tenu à évoquer avec le Président 
Bouteflika la question de la circulation de tous les Français en Algérie et des Algériens en 
France. Je lui ai dit : «Sans doute, et ce n’est pas bien, il y a des familles qui veulent venir en 
France et qui voudraient venir plus facilement. Mais je vais vous dire, Président -et je lui ai dit 
publiquement- il y a aussi des Français qui aimeraient revenir en Algérie. Alors voyons et 
traitons les deux phases de ce problème dans un esprit de réconciliation et d’équité ». 
Le peuple algérien réserve le meilleur accueil aux rapatriés, comme à des frères perdus de vue 
après une longue brouille. C’est aussi, il me l’a dit, la volonté du Président Bouteflika de ne 
pas ménager ses efforts en ce sens. L’Algérie reçoit, de plus en plus, d’anciens militaires 
français, qui éprouvent le besoin de retourner sur cette terre où ils ont laissé tant de souvenirs. 
Avec le Président Bouteflika, j’ai souhaité aborder également la question difficile du retour 
des Harkis. Ne nous le cachons pas : même près d’un demi-siècle après la fin des combats, il 
existe encore, là-bas comme ici, des sensibilités très vives. Le Président m’a assuré que, 
s’agissant des Harkis, il n’y avait pas d’objection au principe de visites familiales, mais je sais 
qu’il existe encore des décisions négatives prises au cas par cas, principalement pour des 
motifs de sécurité des intéressés. Moi, je veux continuer à défendre ces dossiers parce que je 
ne veux plus qu’il y ait de restriction particulière pour les harkis, leurs enfants et leurs 
familles, parce que pour la France, pour moi, la cause des harkis est une cause sacrée car on 
ne peut pas les tenir responsables d’avoir cru dans la parole de la France. Si une faute a été 
commise, ce n’est pas par eux, c’est par la collectivité nationale qui leur a demandé de faire 
cela. 
***** 
Mesdames et Messieurs, la guerre d’Algérie, les combats du Maroc et de Tunisie ont 
fortement marqué les mémoires. Et vous savez quand j’ai entendu certains qui me disaient : il 
faut annuler ton voyage, je me disais : c’est beaucoup plus facile d’annuler un voyage que 
d’avoir le courage de le faire dans des conditions pas simples mais, si j’avais annulé le 
voyage. J’aurais repassé à mon successeur un problème. Alors on va se le repasser de 
successeur en successeur ? 
Moi, j'ai voulu aller là-bas parce que j'avais des choses à dire aux Algériens. Nous voulons 
être leurs amis et nous voulons surmonter tout ceci et nous voulons le surmonter dans le 
respect de la douleur de celles et ceux qui ont vécu tous les drames de cette époque. Mais on 
ne va pas porter des drames de cette époque tout le temps, on ne va pas faire payer aux 
enfants, puis aux petits enfants, puis aux arrières petits enfants la responsabilité de ce qu'ont 
connu nos deux pays. Cela suffit maintenant. Il faut se tourner vers l'avenir, je l'ai dit aux 
jeunes de l'Université de Constantine et j'ai été bouleversé de l'accueil qu'ils m'ont réservé car 
on ne peut pas dire que j'avais pris le chemin de la facilité. Pourtant j'ai voulu aller les voir en 
disant : "jeunes d'Algérie et jeunes de France," vous avez mieux à faire qu'à vous détester, 
vous avez à construire un destin commun. Il faut achever la réconciliation entre ceux qui se 
battaient, chacun pour une cause qu'ils croyaient la plus juste. Et d'ailleurs, quant à ceux qui 
ne la croyaient pas juste, on ne leur demandait pas leur avis, on leur demandait de servir. 
La Méditerranée doit faire pour elle-même ce que fit l'Europe après les deux guerres qui 
avaient failli l'anéantir. Ce que l'on a fait en Europe quand même on doit pouvoir le faire en 
Méditerranée, il n'y a aucune raison que nous n'y parvenions pas. A la jeunesse algérienne j'ai 
dit : "votre avenir vous appartient, il est dans le respect, la confiance, l'amitié que le peuple 
algérien et le peuple français seront capables d'éprouver l'un pour l'autre dans l'avenir". Je leur 
ai demandé de faire confiance à la France et moi je vous demande une chose, c'est de faire 
confiance à l'Algérie parce que le temps est venu de respecter les souffrances, de réparer les 
blessures et tout simplement d'aimer la vie, de l'aimer suffisamment pour se tourner vers 
l'avenir et non pas ressasser les blessures du passé. Je veux que nous privilégiions ce qui nous 
unit par le coeur et par la raison. Des millions de Français ont aujourd'hui un lien charnel avec 
l'Algérie. Première, deuxième, troisième génération de rapatriés comme d'immigrés. Moi, je 
sais l'amour que vous portez à cette terre et à ses habitants. Vous n'avez pas oublié ses 
couleurs, ses parfums, sa gaieté. Et quand je marchais à Tipaza je me disais : "si moi j'étais né 
là-bas, je l'aurais aimé comme vous vous l'aimez, parce que moi je l'ai connue à travers 
Camus, vous vous l'avez connu à travers vos parents et votre histoire familiale. Je comprends 
que vous ne l'ayez pas oubliée. La France et l'Algérie ont à construire un avenir commun, 
fondé sur l'amour, le respect, la compréhension, la coopération. Cet avenir appartient à la 
jeunesse de nos deux pays. Il appartient aux enfants de tous pays, aux enfants de ceux qui se 
sont tant combattus et qui doivent maintenant porter ce message d'entente. L'avenir, il est dans 
le respect, la confiance, se faire confiance, l'amitié que nous devons nous témoigner les uns 
aux autres en France, les uns aux autres des deux côtés de la Méditerranée et c'est mon devoir 
de Président de la République d'y travailler. J'ai pensé que c'était une très belle idée que de 
vous parler, à vous, alors que je revenais d'Algérie pour tenir dans la même journée le même 
discours, un discours qui doit rassembler les hommes. L'appel que j'ai lancé au nom de la 
France à tous les pays de la Méditerranée pour qu'ils s'unissent n'a pas d'autre finalité. 
L'Union de la Méditerranée, nous la devons à tous ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie 
pour défendre l'idée qu'ils se faisaient de la liberté. Nous la devons aussi à nos enfants. Le rôle 
d'un Président, c'est de rassembler, pas de diviser ; d'apaiser, pas d'accentuer les douleurs. 
C'est si facile et cela amène quoi au bout du compte, cela n'amène rien. Ensemble, nous ferons 
vivre ce grand rêve de fraternité, de paix, de civilisation que chacun d'entre vous porte en lui 
depuis son enfance parce que ce métissage méditerranéen, il est le vôtre, au fond de vous, de 
vos racine, de vos familles. L'Union de la Méditerranée, c'est le nom nouveau que nous allons 
donner à l'espérance d'un monde meilleur. Je le dis devant les parlementaires qui sont ici, dans 
un contexte extrêmement difficile je ne sous-estime pas la part de l'engagement matériel qui 
doit être le nôtre pour soulager les peines, apaiser les blessures. Voilà ce que je voulais vous 
dire. Croyez-moi, je vous l'ai dit sans aucune arrière pensée, je l'ai dit avec sincérité, je vous 
le dis avec beaucoup d'amitié, je vous le dis avec mon coeur comme je l'ai dit pendant trois 
jours aux Algériens et c'était très bouleversant de voir journée après journée que le message 
que je portais au nom de la France…. J'ai bien noté qu'il y avait quelques réactions au début et 
c'est normal parce que c'est toujours difficile d'entendre quelque chose que l'on n'a pas parfois 
tout à fait envie d'entendre. Mais le deuxième jour, j'ai senti que les coeurs s'ouvraient. Et le 
troisième jour, à Constantine, j'ai vu cet accueil et cette ferveur populaire, ce n'était pas moi, 
c'était la France. Et quand je leur ai dit que je n'accepterai pas que l'on amalgame l'Islam et les 
terroristes, qu'on amalgame l'Algérie et le fanatisme, je leur ai dit c'est le même raisonnement 
que j'applique pour vous à celui que j'applique au système colonial. Il était injuste mais à 
l'intérieur il y avait des gens qui étaient justes et donc je ne peux pas aller plus loin parce que 
cela serait ne pas reconnaître le dévouement de ceux qui vous ont aimé sincèrement. Je crois 
que cette visite a permis de faire bouger les lignes. Je ne me fais aucune illusion, il y aura en 
France, il y aura là-bas des femmes et des hommes qui voudront compliquer les choses mais 
moi, je ne leur répondrai pas ou plutôt je leur répondrai par ma détermination à continuer avec 
les autorités algériennes à tenir un message d'entente, de concorde, de confiance et d'amitié 
parce que c'est mon devoir, parce que ma génération doit porter le discours de la 
réconciliation, justement parce que ma génération n'a pas connu les souffrances que vous avez 
connues. Ce n'est pas simplement une affaire de génération, c'est que ma famille…… C'est 
peut-être justement parce que je viens de l'Est que j'aime tant le Sud et c'est peut-être pour 
cela, parce que venant de l'Est, que je peux comprendre les Africains du Nord. Parce qu'au 
fond, on est toujours le nordiste d'un autre. 
Voilà, je voulais cette synthèse et croyez bien, Mesdames et Messieurs, mes chers amis, que 
ce que je vous ai dit, je le pense profondément. Et peut-être que de tous les voyages que j'ai 
fait depuis sept mois bientôt que je suis Président de la République, c'était celui auquel 
j'attachais une importance particulière. Pour moi, il n'était pas difficile, c'était simplement un 
voyage d'humanité, un voyage où il fallait aller avec des convictions et des idées fortes en 
tenant compte d'un terreau humain tellement bouleversé. Mais, au fond, qu'est-ce que cela 
veut dire ce bouleversement ? Qu'ici, vous portez l'amour de l'Algérie, que là-bas ils portent 
l'amour de la France, mais que cet amour est tellement grand que l'on a du mal à se le dire et à 
solder tout ce que l'on a connu qui vous a attaché et qui vous a divisé. Je propose que tout cet 
amour, au lieu d'en faire une affaire de haine, on en fasse une affaire d'amour et d'avenir. La 
France est là aussi pour apaiser par son engagement et je n'ai pas peur du mot discrimination 
positive. Hamlaoui, tu le sais bien, cela a été un débat parce que vous savez si l'on ne 
reconnaît pas que des gens ont plus souffert que d'autres, on ne peut pas leur donner plus. La 
République, c'est de ne pas donner la même chose à chacun, c'est de donner plus à celui que 
l'histoire a conduit à avoir tellement moins que les autres. 
Je vous remercie.
 

Posté le KIM, le 11-12-2007 08:12, , Membre
26. ...
Quel foutage de gueule! l'accès à la formation des enfants de harkis. mais quelle formation? "comment prend-on sa retaite quand on a jamais travaillé" ?  
Les enfants de harkis dit de la deuxième génération ont entre 40 et 60 ans. 
Remarquez, chaque fois qu'un nouveau venu décide de faire quelque chose pour les harkis 2e génération, il leur propose une formation, depuis le temps, nous devrions être les mieux formés du monde.  
Mais ces aides ne sont pas destinées aux enfants de harkis, elles sont là pour faire fonctionner des organismes de formation "plus que bidon". S'il y en a un parmi vous qui a appris un jour quelque chose qui lui a servi, qu'il me le fasse savoir.
 

Posté le samo, le 11-12-2007 16:42, , Invité
27. oups!
Salam,Moulfi 
 
Pour moi ce discours c'est du blabla!blabla!blabla! 
c'est tout ce que j'ai compris.Si quelqu'un a compris ce discours c'est qu'il est un menteur aussi 
puisqu'il a été fait par un menteur. 
 
Moulfi,Salam
 

Posté le samo, le 12-12-2007 14:52, , Invité
28. grrrr
Salam Moulfi, 
 
Kim une formation est sanctionnée par un diplôme (cap,bep,bac...ect)et cela coûte très cher alors ils font appel à un organisme qui prend entre 4000 et 5000 euros par stagiaire et les formateurs nous obligent à faire des stages parking,voilà pourquoi ds notre communauté il y a bcp de chômeurs et rmistes parce que les Harkis et leurs enfants n'ont jamais été formés à la réussite. Ce que je peux dire la mort social nous attend si nous baissons les bras, réflechissez-y ! 
 
Mon ami Moulfi est-ce que je me trompe ? Si oui corrige-moi merci . 
 
Salam
 

Posté le samo, le 14-12-2007 08:10, , Invité
29. intox ou info
Moulfi,Salam 
 
 
Est ce que sarko va reconnaitre l'abandon de l'état français avant la fin 2007 ou est ce que c'est une fausse rumeur? 
 
Salam,Moulfi
 

Posté le Khader, le 16-12-2007 12:40, , Membre
30. Sarko le dingo !!!
Bonjour Kim, Samo et à toutes et tous les internautes, 
 
Désolé de mon absence, cette semaine mais, parfois, il faut savoir prendre du recul pour mieux avancer (Waouh ! Jean-Claude VANDAMME sors de ce corps tout de suite :p !) !!! 
 
Je suis d'accord, Chers Kim et Samo, sur le foutage de gueule relatif aux "mini-mesurettes" annoncées, par Nicolas SARKOZY, pour les enfants de Harkis car, au vu de l'âge moyen de 40 ans, comment parler de réparations d'un giga-préjudice (dit en boule-de-neige), engendré par la déraison d'Etat, par la formation professionnelle et un retour à l'emploi trop flou ? Dans ce contexte, les RONA voués, sciemment, à une mort sociale étatique programmée et maintenue, depuis 1962, devront cotiser, pour leur retraite, jusqu'à leurs 90 ans (au moins !), avant de pouvoir prendre un repos bien mérité. 
 
Que nenni, seule une indemnisation financière proportionnelle, à la réalité des dommages occasionnées, délibérément, par l'Etat français, à compter de 1962 et aggravés, par ses atermoiements, pourra régler ce dossier ! Le reste du "Plan Harki" (emploi, logement, ...) ne doit être que complémentaire et rien de plus !!! 
 
Sur le fond du discours de SARKOZY, je persiste et signe, conformément à mon analyse précédente, que jamais une allocution aussi antipatriotique voire félonne n'avait été prononcée, par un Président de la République Française, car il réécrit l'Histoire à la sauce flniste et, tend à dire que : "Les Harkis auraient fait le mauvais choix mais trompés par la parole de la France" :? !!!  
 
Mais qu'est-ce qui a permis, à Nicolas SARKOZY, de remettre en cause le patriotisme d'une majorité de Harkis ? Est-ce leur illettrisme ? Alors, le résistant paysan breton qui luttait, contre le nazisme, ne serait pas un véritable patriote, selon les assertions présidentielles ineptes, car il ne savait ni lire ni écrite ? Ce genre d'appréciations est d'une nullité cosmique et indigne du Président de tous les Français (es) et, il serait temps que les parlementaires de tout bord se saisissent de cette question très alarmante !!! 
 
La lutte contre le terrorisme et l'oppresseur flniste ne nécessitait aucune formation spécifique car il suffisait tout simplement d'aimer son pays et de détester les injustices et les crimes et, les Harkis ont été exemplaires dans ce domaine pendant que des Français de Métropole trahissaient, sans scrupules, leur pays, en portant les valises du FLN et la mort d'innocents à l'intérieur !!! 
 
Affaire à suivre... 
 
A.F. Très Cordialement, 
 
Khader MOULFI 
 

Posté le ARIEGENEWS.COM, le 02-01-2008 18:02, , Membre
31. Point de vue de RONA de l'Ariège
publié le 02/01/2008 imprimer envoyer à un ami commentaires(0)  
 
 
La communauté Harki de l’Ariège réagit aux propos de Nicolas Sarkozy 
 
La coordination nationale des Harkis communique un droit de réponse suite à une réunion de représentants de harkis en date du samedi 23 décembre 2007. 
 
Sous la houlette de monsieur Abdallah Krouk, président de la coordination nationale des harkis, et autres représentants venus de différentes régions de France, nous nous sommes réunis pour dénoncer le mécontentement de la communauté Harki dans son ensemble suite au discours du chef de l’Etat monsieur Nicolas Sarkozy lors de son allocution à l’Elysée en date du 5 décembre 2007. 
 
Nous avons assisté à une inflation de déclarations racoleuses qui n’est que la stricte manœuvre récupératrice au niveau politique de la part du gouvernement UMP. 
 
La communauté Harki attendait un autre discours et non pas un discours d’une grande lâcheté politique. Nous déplorons notamment que le chef de l’Etat n’ait pas tenu sa promesse de campagne présidentielle, faite le 31 mars 2007 aux représentants harkis, afin de reconnaître la responsabilité de la France dans l’abandon, le désarmement, et le massacre des Harkis après le 19 mars 1962 par le FLN qui pour nous doit rester une date historique car c’est la fin de la guerre d’Algérie et non pas la date du 5 décembre qui est une date politique UMP. 
 
Elle est coupable d’avoir sacrifié les Harkis de la première génération, de la deuxième génération nés en Algérie, voir même celle née en France. Elle a subi la perte de chance, perte d’égalité, perte de repères, une grande majorité victime d’échec scolaire et 45 ans après, on vient nous parler de discrimination positive en faveur des Harkis. 
 
Nous sommes bien la preuve vivante de l’échec de l’intégration. L’attente de la deuxième génération Harki n’est pas une politique spécifique pour le logement, la formation, c’est de la foutaise et du droit commun.  
 
Nous voulons que la loi de 2005 soit améliorée car la majorité de la deuxième génération, dont la moyenne d’âge est entre 40 et 55 ans a subi de graves préjudices moraux et physiques. Car l’Etat Français avait bien prémédité l’échec de son avenir. 
 
Il est inacceptable de voir le principal objectif du chef de l’Etat de ne pas vouloir froisser les intérêts politiques et économiques du gouvernement du FLN, afin de pouvoir bâtir l’avenir sur de nombreux charniers de Harkis, de leur familles et d’enfants existants sur le sol Algérien… soit plus de 150.000, chiffres officiels suite à une note qui est en notre possession.  
 
Nous savons que ce sont des promesses à l’approche des élections municipales, afin de pouvoir quémander les voix de la communauté Harki, en créant l’espoir par des effets d’annonces et de mieux manipuler l’opinion publique avec une politique de l’autruche. Les Harkis continuent à être l’objet de la manipulation électorale.  
La Coordination Nationale des Harkis est apolitique. 
 
Par email, Mme Mokrani, présidente des Harkis de l'Ariège
 

Posté le Chrétieneté Solidarité, le 03-01-2008 19:18, , Membre
32. Chrétieneté Solidarité
L'Algérie nous doit des comptes 
Par Bernard ANTONY 
 
Les récentes déclarations du ministre algérien des anciens combattants suscitent l’émoi depuis quelques jours. 
 
Au delà de l’attaque personnelle dirigée contre Nicolas Sarkozy sur ses origines et ses soutiens supposés, l’AGRIF relève surtout les délirantes exigences de ce membre du gouvernement algérien sur le rôle de la France en Algérie. Propos mensongers et provocateurs qui n’ont pas été clairement condamnés par M. Bouteflika et pour cause… 
 
L’AGRIF rappelle à Nicolas Sarkozy la promesse faite le soir même de son élection :« Je veux en finir avec la repentance qui est une forme de haine de soi». 
 
Nous demandons donc au Président de la République de faire respecter la France et son histoire en rappelant la stricte vérité concernant la présence française en Algérie mais également en exigeant de l’Etat algérien des excuses pour les crimes commis par le FLN à l’encontre de dizaines de milliers de Pieds-noirs et de Harkis fidèles à la France. 
 
Relayant l’incessante supplique des associations de rapatriés, l’AGRIF demande également à M. Sarkozy qu’il exige la vérité sur les milliers de disparus enlevés en Algérie avant et après 1962. 
 
Ce sont là des conditions préalables à la poursuite de nos relations avec l’Etat algérien. Cela doit également conditionner toutes les formes d’aides financières ou économiques de la France à l’Algérie. 
 
 
 
 
Publié par bernard-antony à l'adresse 22:32
 

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