Calendrier / Agenda

Mars 2010 Avril 2010
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31

S'inscrire à la Newsletter






Syndication

2008 : Vers une célébration officielle de fait du 19 mars 1962 ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 
Ecrit par Khader MOULFI, le 30-01-2008 16:11
Pages vues 2553

2008 : Allons-nous vers une célébration officielle de fait du 19 mars 1962 ?

Lettre ouverte à M. Alain MARLEIX, Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants !!! 

am.jpg

M. MARLEIX, réponse très urgente escomptée à notre lettre ouverte, SVP !!!

 

 

Face à l'afflux de courriers reçus, de nos chers amis (e) internautes, depuis une dizaine de jours et, s'inquiétant, fort sympathiquement, de mon absence prolongée, sur votre site préféré "coalition-harkis.com", je tenais à vous confirmer que je suis, toujours, "vivant" et, que le FLN et ses "porteurs de valises" ne sont pas, encore, parvenus à me faire "trépasser" (Euh ! Je ne devrais pas trop plaisanter, avec cela, car à force de les persifler, mes détracteurs les plus acharnés finiront bien, un jour, par mettre leurs menaces à exécution mais, que voulez-vous, je suis incorrigible et, après tout, "on ne meurt qu'une fois" dit-on Cool !!!). 

 

djl.jpgAujourd'hui, je tenais à évoquer, un problème écoeurant et récurrent, en l'occurrence : la célébration étatique officielle de fait du 19 mars 1962, à en croire la teneur du débat parlementaire, en date du 08 novembre 2007, à l'Assemblée Nationale, au cours duquel des "propos ubuesques" ont été tenus et, première en la matière, ce n'est pas la gauche qui fut la plus "zélée" mais, étrangement, des députés UMP et du Nouveau Centre tels que M.M. Georges COLOMBIER et Georges FENECH (pour le parti gaulliste requalifié) et M. Jean-Christophe LAGARDE (pour le NC) qui fut, rappelons-le, le député centriste ayant accompagné, Jean-Louis DEBRE, en Algérie et, s'étant "prosterné", odieusement, sur le "Monument des terroristes flnistes" (à lire mon article y afférent en cliquant sur le lien suivant : http://www.coalition-harkis.com/content/view/122/109/), avec l'ancien Président du Palais Bourbon (et, désormais, à la tête du Conseil Constitutionnel) & Consorts ! A l'exception, de M. Christian VANNESTE, tout ce "pas beau monde" semblait consensuel et déterminé à réviser et à nier, publiquement, la réalité historique !!!

 

Néanmoins, personne n'ose déposer, dorénavant, un projet ou une proposition de loi, en ce sens, à l'instar d'Alain MARLEIX (en 2003) et Jacques BRIAT (à lire mon article : http://www.coalition-harkis.com/content/view/106/109/), dans une "hypocrisie d'Etat de très bas-vol" indéniable, puisque Nicolas SARKOZY, son Gouvernement et les parlementaires de sa majorité présidentielle ont décidé, insidieusement, de le faire mais sans le dire, cette fois-ci, pour ne pas s'attirer, derechef, les "foudres résistantes" des Harkis, de leurs Familles, des Pieds-Noirs, des Anciens Combattants, des Patriotes, ... Et, évidemment, de la majorité de nos compatriotes qui est hostile, de manière certaine, à cette "folie de la repentance en vogue" dont le "la" avait été donné, par la gauche plurielle, sous Lionel Jospin, via la loi révisionniste et négationniste du 18 octobre 1999  (à lire mon article traitant de ce sujet par le lien suivant et reprenant d'autres liens utiles : http://www.coalition-harkis.com/content/view/196/109/) !!!

En l'espèce, je me suis, d'ores et déjà, longuement, exprimé, sur la célébration choquante et indécente, du 19 mars 1962, par la République Française et, je vous invite à lire et/ou relire, mes éditoriaux précédents, notamment, par le lien suivant : http://www.coalition-harkis.com/content/view/138/109/ (reprenant d'autres liens avec les principaux articles antérieurs traitant de cette polémique). Cependant, il convient de proscrire, légitimement, tout rapprochement avec les armistices commémorés, des "vraies guerres de 1914/1918 et 1939/1945", car la "Guerre d'Algérie, n'a, jamais, eu lieu (s'agissant d'une pacification et d'une lutte contre le terrorisme) et, par conséquent, on ne fête pas, en général, le "cessez-le-feu d'une pseudo-guerre déclarée 37 ans après sa fin" et violé, de surcroît, dès le premier jour, par les "terroristes flnistes remis in bonis" (par les Accords d'Evian et déviants du 18 mars 1962) !!! 

 

massacreharkis002.gifLe "bilan macabre", de cette forfaiture du FLN, fut le "génocide annoncé", avec la complicité tacite, de l'Etat français de l'époque, de 150000 Harkis, plusieurs dizaines de milliers de Pieds-Noirs et 500 soldats métropolitains ! Si j'osais, un comparatif, je dirais que : "Imaginez qu'après le 8 mai 1945, les nazis auraient massacré, plus de 30 millions de Français, soit environ 70% de la population de l'époque,  en raison du laxisme criminel, de nos dirigeants, aurions-nous envie de commémorer cette date morbide ?". La réponse est NON ! Eh bien, c'est pareil, pour les Harkis et leurs Familles (Français à part entière, rappelons-le au cas où les "aficionados du 19 mars" l'auraient oublié !), car 150000 Harkis éradiqués, par les "satrapes algériens", sur un effectif global de 222000, c'est un pourcentage aussi énorme que celui illustré, par mon exemple, prohibant toute célébration d'un "cessez-le-feu sanglant et placebo" qui n'a jamais été appliqué, sciemment, par ses signataires félons et, ayant engendré, au nom d'une "déraison d'Etat sans précédent, un Crime contre l'Humanité caractérisé mais, impuni à ce jour !!! 

Or, Alain MARLEIX, Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants, a cru pouvoir répondre aux interrogations, de parlementaires de gauche et de droite, que : "Des instructions ont été données, aux représentants civils et militaires de l'Etat, de façon à ce qu'ils se joignent aux cérémonies" (?). Si je traduisais cela, en français basic, je dirais que dès lors où les préfets et autres hauts-gradés militaires sont "pressés", par le Gouvernement, de participer, à ces "festivités ignobles insultant la mémoire de soldats et de civils français", ces dernières deviennent, de facto, officielles et, il est temps de cesser cette "hypocrisie étatique" !!! 

 

Par conséquent, la Coalition Nationale des Harkis et des Associations de Harkis exhorte, M. MARLEIX, à s'expliquer, clairement, sur sa "position très équivoque", tout en lui rappelant, les engagements formels, du Président de la République, de ne pas reconnaître, le 19 mars 1962, comme date du "cessez-le-feu" (n'en déplaise à la FNACA, au FLN & Consorts !) et, il est temps de mettre un terme, une fois pour toutes, à cette "farce étatique de très mauvais goût" !!!

 

Affaire à suivre...

Khader MOULFI

Contact : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir   

  

  

Dernière mise à jour: 01-02-2008 05:13

Citer cet article dans votre site web Mettre cet article comme Favoris sur le site Imprimer cet article Envoyer à un ami

Commentaires utilisateurs (11) Fil RSS des commentaires
Posté le Khader, le 01-02-2008 04:42, , Membre
1. Contenu de la session parlementaire
En 2003, Alain Marleix proposait  
une loi sur le 19 mars 1962  
 
------------------------------ ------------------------------ -------------------- 
 
Le 8 novembre 2007 il recommence, dans la séance d'examen à l'assemblée nationale du budget des anciens combattants. 
 
Le 25 novembre il devrait se rendre à l'inauguration du Mur des disparus de Perpignan. 
 
Nous espérons que les dirigeants des principales associations de Rapatriés auront les arguments pour le convaincre de conserver une seule et unique date le 5 décembre de chaque année. 
 
 
 
 
 
 
------------------------------ ------------------------------ -------------------- 
 
Séance du jeudi 8 novembre 2007 
 
------------------------------ ------------------------------ -------------------- 
 
M. Georges Colombier UMP 
 
Lors de la campagne, Nicolas Sarkozy a rappelé qu’il n’était pas question de revenir sur les dates du 11 novembre 1918, du 8 mai 1945, du 18 juin 1940, ni sur les journées commémoratives de la déportation et de la libération des camps. Il s'est exprimé en faveur du maintien du 5 décembre, date de l'inauguration du Mémorial dédié aux combattants d'Afrique du Nord. Toutefois, il comprend que certaines associations souhaitent célébrer le 19 mars et se porte garant du bon déroulement des commémorations. Monsieur le ministre, vous m'avez informé que des instructions seraient données aux représentants civils et militaires de l'État de façon à ce qu'ils se joignent aux cérémonies. Je vous en remercie (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe UMP et du groupe NC ; protestations sur les bancs du groupe GDR 
 
M. Alain Néri (Src) 
 
En ce qui concerne les orphelins S’agissant enfin de la mémoire, je sais, Monsieur le ministre, qu’avec beaucoup de courage vous avez personnellement considéré, comme nous, que la seule date symbolique qui convenait pour se souvenir des victimes de la guerre d’Algérie était le 19 mars, jour du cessez-le-feu. 
 
M. Christian Vanneste. 
 
Et du massacre des harkis ! 
 
M. Alain Néri 
 
De même que le 8 mai 1945 n’est pas la fin de la guerre, mais le jour de la capitulation nazie, et de même que le 11 novembre 1918 est celui de l’armistice ; et je salue votre initiative de demander la présence des autorités militaires et civiles. En revanche, il conviendra de rappeler aux préfets qu’ils doivent respecter les lois de la République : le 5 décembre, il n’est prévu qu’une manifestation nationale et une manifestation départementale ; il est incorrect d’écrire aux maires pour leur dire d’organiser des manifestations communales ce jour-là. 
 
M. Patrick Beaudouin, rapporteur pour avis 
 
Nos 36 000 communes font partie de la République ! 
 
M. Jean-Christophe Lagarde Nouveau centre C’est un sentiment d’amertume qu’ont éprouvé les anciens combattants à la lecture de ce premier budget de la législature 
 
Un mot enfin sur les dates de commémoration : une écrasante majorité d’anciens combattants ayant servi en Afrique du Nord demande que la date du
 
» 

Posté le Khader, le 01-02-2008 04:46, , Membre
2. Session (suite)
M. Jean-Christophe Lagarde Nouveau centre C’est un sentiment d’amertume qu’ont éprouvé les anciens combattants à la lecture de ce premier budget de la législature 
 
Un mot enfin sur les dates de commémoration : une écrasante majorité d’anciens combattants ayant servi en Afrique du Nord demande que la date du 19 mars remplace celle du 5 décembre, retenue en 2003 alors qu’elle ne correspond à aucun événement précis. La transmission de la mémoire repose pourtant sur les commémorations, qui doivent rassembler au lieu de diviser. Le 5 décembre est une date farfelue, probablement choisie au hasard dans le calendrier. 
 
M. Alain Néri C’était un trou dans l’agenda de Jacques Chirac ! 
 
M. Jean-Christophe Lagarde 
 
Pourquoi ne pas choisir le 19 mars, jour où le cessez-le-feu est intervenu, même si bien des exactions ont ensuite été commises ma propre famille en sait quelque chose. C’est la seule date qui vaille, car c’est celle qui sera retenue par les livres d’histoire. 
 
M. François Rochebloine Très juste ! 
 
M. Jean-Christophe Lagarde  
 
J’aimerais connaître votre position sur cette question, Monsieur le ministre, ainsi que sur la participation des représentants de l’État aux commémorations. Il me semble que l’on pourrait au moins l’autoriser, comme c’était le cas, voilà quelques années 
 
M. Georges Fenech UMP 
 
S’agissant de la commémoration de la fin de la guerre d’Algérie, qui a si longtemps divisé le monde combattant, je salue la volonté actuelle de consensus en mon nom et en celui de mon collègue Remiller, député-maire de Vienne. J’ai moi-même pris l’engagement d’oeuvrer en faveur d’une solution d’apaisement, et je vous ai écrit à ce sujet, monsieur le ministre. Nous ne serons sans doute pas suivis en ce sens sur tous les bancs, mais nous ne pouvons rester insensibles aux arguments de certaines associations. J’espère notamment que vous donnerez instruction aux représentants civils et militaires de ce pays de se joindre aux commémorations du 19 mars prochain. 
 
M. François Rochebloine 
 
Très bien ! 
 
M. Georges Fenech 
 
Ma famille a également traversé des épreuves douloureuses après le 19 mars. Mais force est de reconnaître que c’est la date du cessez-le-feu ! Que ceux qui ont survécu se rappellent, ce jour-là, ceux qui sont tombés au champ d’honneur. 
Ne pensez-vous pas que le moment est venu d’envisager une date unique pour commémorer tous ceux qui sont morts, au cours du XXe siècle, pour la France ? 
Alors que nous nous apprêtons à célébrer le 90e anniversaire du 11 novembre 1918, pourquoi ne pas nous interroger sur le sens de ces jours de recueillement ?
 

Posté le Khader, le 01-02-2008 04:52, , Membre
3. Session (suite Bis)
M. François Rochebloine ( nouveau centre ) 
 
Une majorité de Français retient aujourd'hui la date du 19 mars, qui tend à s'imposer dans la conscience nationale comme la seule date historique. Je ne porte aucun jugement sur les événements et refuse de participer à des polémiques indignes au regard des 30 000 soldats tués et des 300 000 soldats blessés lors des combats en Algérie, au Maroc et en Tunisie. Ne confondons pas commémoration et célébration ! Il ne s'agit pas de consacrer la victoire des uns ou la défaite des autres. Le 19 mars 1962 a vu la proclamation d'un cessez-le-feu en Algérie à la suite des accords d'Évian, approuvés à 90,71 % par le peuple français lors du référendum du 8 avril 1962. 
Une cérémonie commémorative doit d'abord servir la paix par des rassemblements dignes et recueillis devant les monuments aux morts ou les plaques commémoratives de nos villes et villages de France. Au-delà des anciens combattants, j'ai une pensée particulière pour les appelés du contingent : la date du 19 mars appartient à notre peuple – mon ami Georges Colombier, qui se trouvait en Algérie à cette date, ne dira pas le contraire – à notre histoire et à tous ceux qui chérissent la paix. Nous avons un devoir de mémoire à remplir, dans le respect des convictions individuelles de nos concitoyens. Je sais, monsieur le ministre, que vous porterez une attention bienveillante à cette question, ayant vous-même déposé en 2000 et 2003 une proposition de loi tendant à reconnaître le 19 mars comme date officielle de la fin de la guerre d'Algérie. Une nouvelle fois, je dénonce la date du 5 décembre, qui ne correspond à rien et ne peut donc servir le travail de mémoire que nous entendons conduire en direction de la jeunesse.
 

Posté le Khader, le 01-02-2008 04:56, , Membre
4. Session (Suite 3)
M. André Wojciechowski (Ump) 
 
Troisième volet, le travail de mémoire mais pas n'importe lequel. Il faut rompre tant avec la commémoration aiguë qui a saisi notre société depuis deux décennies qu'avec la repentance. Nous voulons d’abord une mémoire de l'intégration. Les premières années du conflit ont été marquées par un exceptionnel engagement des étrangers dans les armées françaises : combattants polonais, réfugiés juifs, républicains espagnols, engagés d'abord contre l'envahisseur puis dans la Résistance. Ces combats et ces hommes sont des symboles nécessaires à notre politique d'intégration. Il faut ensuite une mémoire partagée. La mémoire franco-africaine oscille entre deux tendances, la repentance coloniale et la mise en valeur des racines musulmanes : il est nécessaire de rompre avec les deux. Si le film Indigènes a fait naître une réflexion salutaire, il n'a pas vocation à écrire l'histoire. Si l'inauguration par Jacques Chirac d'un Mémorial musulman à Verdun en 2006 a été approuvée par l'opinion publique, je ne suis pas sûr que la transformation de tous les combattants africains en authentiques musulmans soit conforme à la vérité historique. Il est aujourd’hui essentiel de construire une histoire partagée entre les différentes nations africaines et la France. Pourquoi ne pas faire flotter tous les 11 novembre et 8 mai dans nos nécropoles nationales les drapeaux des pays des combattants tués au combat ? La mémoire partagée peut être un outil de la grande politique méditerranéenne qu’entend lancer le Président de la République.  
 
Alain Marleix, secrétaire d’État  
 
La politique de mémoire est aujourd'hui à la croisée des chemins, en raison de la disparition progressive des acteurs et témoins, et de l'éloignement dans le temps de ces événements. La mémoire doit être mieux défendue et s'adapter aux évolutions de notre société, tant dans son expression que dans son public. Je veux une politique de mémoire assumée, comme j'ai pu le dire lors de mon premier déplacement en Algérie.  
C'est pourquoi je serai extrêmement vigilant quant à la mission même que nous donnerons à la Fondation pour la mémoire de la Guerre d'Algérie et des combats de Tunisie et du Maroc, dotée de 3 millions d’euros en 2008. Cette politique ne doit pas nous conduire à la confrontation des mémoires, mais à la réconciliation (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe NC et du groupe UMP). La mémoire ne doit pas être ce qui nous oppose, mais ce qui nous rassemble. Près de 45 ans après les faits, il est de notre responsabilité d'en appeler à la concorde et de rendre hommage à toutes les victimes de cette guerre. 
C'est la raison pour laquelle je ne veux pas non plus d'une politique de mémoire qui devienne l'antichambre de la tyrannie de la pénitence.
 

Posté le Khader, le 01-02-2008 04:59, , Membre
5. Session (suite 4)
Dans ce cadre, l'entretien du patrimoine fait l'objet d’importantes mesures nouvelles. Plusieurs grands projets seront concrétisés : ils concernent le cimetière de Thessalonique, le cimetière marin de Mers el Kébir, la nécropole du Petit Lac d'Oran, la nécropole de Gammarth en Tunisie… Je remercie les autorités locales pour leur soutien. D’autres projets concernent la restauration du site de Notre Dame de Lorette, la mise en valeur du Mont Valérien, la modernisation du Mémorial du Mont Faron, l'historial Charles de Gaulle aux Invalides. 
Mais au-delà de l'entretien du patrimoine, il faut s'interroger sur le sens à donner à cette politique de mémoire. Aussi ai-je décidé de créer deux commissions. La première, présidée par le professeur Jean-Jacques Becker, réfléchira au sens à donner aux commémorations du 11 novembre 2008, quatre-vingt dix ans après le retour de la paix en Europe et l’émergence de nouveaux États, aujourd'hui membres de l'Union européenne. Cet anniversaire se présentera justement sous la présidence française de l’Union. La seconde commission, présidée par André Kaspi, s’interrogera sur la façon de lutter contre le désintérêt de plus en plus manifeste pour ce passé en renouvelant la forme des commémorations. Je suis en effet convaincu qu’il est possible d’allier modernité et travail de mémoire. 
 
Mme Françoise Olivier-Coupeau (Src)  
 
Longtemps taboue, la reconnaissance de la guerre d'Algérie et des combats menés en Tunisie et au Maroc a rendu, en 1999, la parole à tous ceux qui souffraient encore d'un silence trop pesant. Nous avons ensuite institué une journée d'hommage national aux Harkis. Notre pays a officiellement commencé à assumer cette période douloureuse et souvent peu glorieuse, qui appartient à notre histoire collective. 
Ce travail de reconnaissance était nécessaire, mais il ne suffit pas. Certains peinent encore à trouver l'apaisement, et sont choqués par le choix du 5 décembre. Dépourvue de fondement historique, cette date ne correspond à rien dans notre mémoire. Comment pourrait-elle donc être associée au recueillement et au souvenir ? 
J'en appelle, Monsieur le ministre, à la tradition républicaine qui veut qu'une date commémorative s'appuie sur une date historique marquant la cessation officielle des hostilités, sinon la fin des combats eux mêmes. C’est le 19 mars que nous devons choisir, date du cessez-le-feu officiel, à la suite des accords d'Évian. Ce choix ne porterait pas outrage, monsieur le ministre, aux victimes nombreuses d’actes postérieurs. C’est une simple question de vérité historique. Le remplacement de la célébration du 5 décembre n’aurait en outre rien d’une décision politicienne, puisque c’est un souhait partagé sur de nombreux bancs. Notre seul but est de permettre aux combattants de la troisième génération du feu, qui se sont battus pour leur pays, d'effectuer un travail de deuil et de mémoire serein.
 

Posté le Khader, le 01-02-2008 05:03, , Membre
6. Session (suite 5)
Soyez sûr, monsieur le ministre, que nous reviendrons à la charge tant que justice n’aura pas été rendue. Entendez-vous enfin engager un débat national afin que l’on parvienne à s’accorder sur la date de la commémoration ? En attendant cet apaisement de la mémoire, donnerez-vous satisfaction aux associations qui vous demandent de donner instruction aux autorités civiles et militaires de participer aux cérémonies du 19 mars dès l’année prochaine ?  
(Applaudissements sur les bancs du groupe SRC)  
 
M. Alain Marleix, secrétaire d’État. 
 
La journée nationale de commémoration des harkis est un succès. Pour y avoir participé aux Invalides en compagnie du Premier ministre, j’ai constaté qu’il y avait beaucoup de monde. Cette célébration a également eu lieu dans la plupart des villes, même si elles ne comptent pas de harkis. Une véritable marque de respect a donc été témoignée envers cette catégorie de citoyens. 
J’ajoute qu’un « mur des disparus » sera inauguré le 25 novembre prochain à Perpignan, à l’initiative de la municipalité. Y figureront, sans discrimination d’aucune sorte, toutes les victimes appartenant aux différentes communautés qui vivaient en Algérie. 
Nous avons également chargé M. Kaspi, dont chacun reconnaît l’autorité en matière historique, de présider une commission chargée de formuler des propositions au sujet des dates et de la participation de nouveaux publics aux commémorations historiques.  
Faut-il pérenniser toutes les manifestations publiques actuelles, ou bien regrouper certaines d’entre elles ? J’espère que le travail de la commission Kaspi permettra d’assurer le devoir de mémoire et le passage de témoin aux jeunes générations, qui garantissent la cohésion de la nation et auxquels le Gouvernement est donc particulièrement attaché. 
S’agissant des dates commémoratives, je ne me déroberai pas à vos questions : le Président de la République souhaite le maintien de la date du 5 décembre, comme le veut la loi (« Non, c’était un décret ! » sur les bancs du groupe SRC et du groupe GDR), à la suite, en effet, d’un décret-loi. 
 
M. Alain Néri Nous avons transmis au Sénat une proposition de loi à ce sujet ! 
 
M. Alain Marleix, secrétaire d’État. 
 
Oui, mais la fin de la législature l’a rendue caduque : il faut donc en déposer une nouvelle. 
Le Président de la République a précisé qu’il s’agissait d’un hommage aux personnes, et non de la commémoration d’un événement, les associations demeurant libres de consacrer à celle-ci, dès lors que l’événement en est digne, la date de leur choix par exemple celle du 19 mars, auquel cas les autorités civiles et militaires en assureront, sauf circonstances locales particulières, le bon déroulement. Une circulaire précise le rôle des préfets, que je souhaite clarifier afin de faciliter cette commémoration. 
M. François Rochebloine Très bien ! 
M. Régis Juanico Les préfets seront là !
 

Posté le Serge, le 01-02-2008 18:36, , Membre
7. BOUGEONS-NOUS !
Bonsoir 
 
Pourquoi ne pas faire le rassemblement lancé par SAMO vu dans le forum '19 MARS' pour dénoncer cela ? 
 
SALUTATIONS
 

Posté le Khader, le 01-02-2008 18:47, , Membre
8. Alors on zy-va ?
Bonsoir Serge et à toutes et tous les internautes, 
 
Je viens de mettre en ligne, votre commentaire, par le biais de mon compte mais, savez-vous que vous pouvez le faire, directement, même si vous n'avez pas encore de compte-utilisateur ? 
 
Effectivement, le rassemblement lancé, par notre ami Samo, le 19 mars 2008, à Avignon ou ailleurs et, pourquoi pas Paris, est une très bonne manière de dénoncer cette "célébration morbide de la honte" :( !!! 
 
Vous pouvez consulter et réagir sur ce forum par le lien suivant : 
 
http://www.coalition- harkis.com/component/ option,com_fireboard/ Itemid,194/func,view/id,1062/ catid,4/ 
 
Affaire à suivre... 
 
A.F. Très Cordialement 
 
Khader MOULFI
 
» 

Posté le kader, le 03-02-2008 00:50, , Invité
9. célébration
Pauvre france chers amis, il faudrait aller célébrer le 19 mars en Algérie, puisque ce jour-là l'Algérie célèbre la victoire sur la france , comme ça on fera la fête tous ensemble PC, Socialiste, UMP, Les Verts, on serait avec nos amis du FLN un bon couscous. Pourquoi pas ? 
 
Kader CHEBAÏKI
 

Posté le Mehdi, le 04-02-2008 12:35, , Invité
10. Et la ville de Roubaix dans tous ça ?
Bonjour, 
 
Tout d'abord je voudrais féliciter l'abnégatio et le courage de Kader pour le combat qu'il mène en faveur de la communauté harkie. Combat difficile et éprouvant s'il en est. Cela dit, je me pose une question, comment se fait il que Kader ne fait pas référence à la liste du maire de Roubaix, René Vndierendonck, qui bien qu'elle soit colorée et expurgée de memebres de la communauté harkie à l'exception de Serhani Mebarek, qui est sur la liste uniquement pour son propre intérêt et qui plus est, ne doit sa place uniquement parcequ'il est fait partie du Modem. J'aurai cru que Kader aller dénoncer ce déni de la communauté rapatriée par le maire de la ville à laquelle appartient Kader et la plus grande communauté harkie de France.
 
» 

Posté le samo, le 01-03-2008 14:06, , Invité
11. dégouté
Salam, 
 
Voilà encore une fois de plus nous perdons du temps et l'occasion de  
revendiquer ce qui nous appartient "la reconnaissance de l'abandon  
des HARKIS par l'état français". J'ai remarqué que toutes les communautés qui se sont battues ont obtenu gain de cause parce qu'ils sont solidaires entre eux et ils le méritent,chez nous on se contente de râler dans son coin pendant que les autres avancent. Vous verrez comment encore une fois de plus on va se faire insulter, excusez-moi NOS parents vont se faire traiter de collabos et nous de fils de traitres,et se sera Moulfi, Massi, Chebaïki, Oranie, Kim, Cléopâtre, Samo et quelques-uns mais pas beaucoup plus qui vont monter au front et défendre l'honneur de leurs parents et en même temps celui des vôtres. Alors de grâce ne venez pas pleurer le 19 MARS 2008 et jouer aux victimes et aux mendiants c'est comme cela que l'on nous voit à travers le regard de l'opinion publique et celui des politiques qui soi-disant sont chaque année aprés que l'on nous insulte "choqués" des propos tenus à notre égard . 
 
LES HARKIS SONT DES GUERRIERS et des HOMMES D'HONNEUR FIERS DE L'ÊTRE. 
 
Salam,
 

Ajouter votre commentaire



mXcomment 1.0.6 © 2007-2010 - visualclinic.fr
License Creative Commons - Some rights reserved
< Précédent   Suivant >
Tous droits réservés : www.coalition-harkis.com