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SUJET: J'AI BIEN PEUR QUE CHIRAC NOUS ....

Re: J'AI BIEN PEUR QUE CHIRAC NOUS .... il y a 10 ans, 10 mois #613

  • cleopatre
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Bonjour à tous et toutes,

Mais où va-t-on ?

Si j'étais parano, je pourrais même penser qu'il y aurait une ligue anti-harkis qui s'est mise en place.

Sarko qui nous cite dans son discours d'investiture, Ségolène qui nous reconnaît un droit de par l'histoire de son père, Bayrou qui va à Montpellier rencontrer les Harkis ! MAIS DITES-MOI POURQUOI TOUTE CETTE HYPOCRISIE SI PAR LA SUITE ILS VONT PERDRE LEUR DIGNITE AUPRES DE TERRORRISTES COUPABLES DE MEURTRES ET DE GENOCIDES ENCORE IMPUNIS ??????

Franchement j'en perds mon Latin ???

Si quelqu'un peut m'expliquer tout cela je suis preneuse, car la France par le biais de ses représentants a perdu tout honneur, et toute fierté....

Comment les FRANCAIS peuvent-ils accepter une telle négociation de la fiérté nationale ????

J'en reste stupéfaite et de plus en plus certaine que ce sont ces mêmes politiques qui ont mené la FRANCE à cet état de délabrement ????

cordialement

Re: J'AI BIEN PEUR QUE CHIRAC NOUS .... il y a 10 ans, 10 mois #614

  • Oranie
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  • Message: 107
Bonjour cléopatre, et Tous les amis,

Je suis moi aussi dans une grande perplexité. Et les hommes politiques finissent par nous donner le tournis :

- Ségo se peopolise
- Le Pen se gauchise
- les Verts s'atomisent
- Besancenot se factorise
- Bosé se transgénise
- Buffet se volatilise
- Sarko se lepénise
- et... Bayrou karchérise Sarko.

Tout cela n'est vraiement pas sérieux. Les candidats se disputent le cadavre de la France sur l'autel du multicultalisme, de la repentance et de l'ethnomasochisme.

Il faudrait peut-être que nos gouvernants pensent sérieusement à l'avenir de la prochaine génération, et non à leur prochaine élection.

Albert CAMUS a écrit : "Le grand drame de l'homme occidental, c'est qu'entre lui et son devenir historique, ne s'interposent même plus les forces de la nature ni celles de l'amitié. Ses racines coupées, ses bras désséchés, il se confond déjà avec les potences qui lui sont promises... Car ce que cherche le conquérant de droite ou de gauche, ce n'est pas l'unité qui est avant tout l'harmonie des contraires, c'est la totalité qui est l'écrasement des différences."

Amicalement.
Tu resteras fidèle aux tiens, surtout si la nation les oublie ou les diffâme.

Re: J'AI BIEN PEUR QUE CHIRAC NOUS .... il y a 10 ans, 10 mois #615

  • cleopatre
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  • Rédacteur Platinium
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Bonjour à toutes et tous

Je vais vous faire profiter d'un texte qui m'a beaucoup plu et qui relate assez bien les évènement d'Algérie :

"La guerre d'Algérie

Un intervenant me demande de relater les événements de la guerre d'Algérie. Pour connaître l'histoire, une bonne source : L'Algérie rebelle de Jean-André Faucher. Court, excellent, bien documenté, avec des photos terribles. Mais livre sans doute difficile à trouver (première sortie : 1957).

Les pavés d'Yves Courrière, dix fois plus longs, ne disent pas grand'chose de plus.

Le résumé est simple :

Algérie, terre difficile où l'eau est précieuse, comme sur tous les bords de Méditerranée.

La défaite française de juin 40 encourage les idées progressistes anticolonialistes dès 1945 (soulèvement de Sétif, réprimé par de Gaulle).

Les assassins du FLN sautent le pas à Toussaint 1954, en assassinant le couple d'instituteurs Monnerot, qui n'avait fait de mal à personne (couteaux dans le ventre) plus un notable arabe local.

C'est le signal d'une vague d'attentats horribles, destinés à terroriser les populations musulmanes pour les détacher de la France.

Les attentats sont d'abord perpétrés dans les régions rurales, fermes isolées, petits douars, hameaux, etc.

Les assassins ne font pas dans la dentelle : dans les fermes, viol des femmes suivis de leur éventration. Enfants en bas âge pris par les pieds et tête fracassée à la volée contre les murs (exemple : le massacre bien connu de la faille Sakamody). Mâles châtrés, torturés à mort, achevés à coups de bêche et exposés après la fin du supplice avec les couilles dans la bouche (nombreuses photos dans le livre cité de Jean André Faucher).

Souvent, les massacres de villages entiers sont précédés de l'abattage systématique de kilomètres et de kilomètres de fils téléphoniques et de poteaux électriques. Si un seul habitant d'un douar a manifesté son soutien à la France ou a bravé les consignes de ne plus envoyer ses enfants à l'école, alors tout le village est massacré dans des conditions atroces.

Un cas exemplaire : le fameux massacre de Melouza, un crime contre l'humanité pire qu'Oradour-sur-Glane. Trois cents habitants du village sont rassemblés de force dans la mosquée et là, ils sont torturés et égorgés au coutelas, une boucherie sans nom. L'armée française est arrivée trop tard et une bonne partie de ceux qui ont vu ça ne s'en sont jamais remis mentalement. Imaginez trois ou quatre cents mètres carrés entièrement jonchés de chairs pantelantes et déjà puantes, des gorges tranchées jusqu'à l'estomac, des membres sectionnés, des têtes fracassées, dans un méli-mélo où l'on ne peut pas poser un seul pied sur le sol, avec du sang séché partout et du sang noir pas encore séché qui suinte lentement des pauvres chairs martyrisées, gluant et visqueux, des yeux énucléés qui pendent des orbites, des scalps ça et là... Je décris cela parce que j'ai vu une série de plus de cent photos prises par certains soldats. Je les ai vues dans un village de montagne pyrénéen, où un pied-noir les avait ramenées toutes fraîches, encore enroulées tout droit sorties de chez le photographe, en noir et blanc, des photos de 20 cm sur 30. Je n'ai jamais vu une horreur pareille, même dans le célèbre film "Nuit et Brouillard".


Petit à petit, la rébellion a gagné les villes. Des attentats aveugles sont perpétrés contre des civils innocents, et 9 sur 10 d'entre eux sont des musulmans ; à Alger, début 1956, c'est l'horreur qui s'installe, auprès de laquelle ce qui se passe aujourd'hui en Israël est de la roupette de chansonnier. Attentats dans les écoles, dans les magasins, dans les stades sportifs, dans les cinémas. égorgement systématique d'enfants dont le seul crime est d'être allés à l'école française. On leur met une pancarte autour de leur petit cou égorgé : "c'est le salaire pour être allé à l'école des français" (photos dans le livre cité de J.A. Faucher).

Ce début 56 est la période la plus noire. Jacques Soustelle est envoyé là-bas, il comprend qu'il faut gagner le coeur des populations apeurées et attentistes. Sa politique fait rapidement merveille. Le gouvernement décide de prendre les choses en mains : construction de la ligne Morice (du nom d'André Morice, un ministre de la regrettée SFIO) : c'est une ligne de barbelés sur plusieurs épaisseurs qui ferme la frontière avec la Tunisie, où les assassins se repliaient une fois faits leurs coups.

Cette ligne fut très efficace et porta un coup très sérieux aux assassins du FLN. Robert Lacoste, autre ministre socialiste, renforça cette ligne, avec le soutien de cet autre socialiste SFIO loyal que fut Max Lejeune (un homme que j'ai connu personnellement).


Là-dessus, bataille d'Alger : on donne mission à Massu d'enrayer l'horrible vague d'attentats. Tout ce qu'on peut dire, c'est que Massu réussit sa mission, qui ne fut certes pas une partie de plaisir pour lui et ses prétoriens. Ce qu'on peut dire aussi, c'est que les beaux esprits qui tirent aujourd'hui des larmes à Margot sur les méthodes, on aimerait bien les voir dans la posture de ceux qui étaient alors visés par les attentats des assassins du FLN : c'est là et là seulement qu'on verrait la vraie vérité sur ce qu'ils pensent des méthodes de Massu.

Ils nous font pleurnicher aujourd'hui, en sirotant un verre de vodka d'une main, les fesses de leur copine dans l'autre main. Il ont pris bien soin d'attendre que les témoins directs de l'affaire soient vieux ou morts (comme pour Vichy...) et maintenant, sans rien avoir connu par eux-mêmes, ils nous font de la morale de bazar, c'est se foutre de la gueule du monde !

Quand ils découvriront leur femme éventrée et leurs gosses écrabouillés, leur fils avec les couilles dans la bouche au milieu de la cuisine, c'est là qu'il faudra leur demander de confirmer leurs discours humanitaires sur Massu et Aussaresses, ces petits connards et ces petites connasses ! En attendant ce n'est même pas la peine de perdre son temps à les écouter...

Après Massu, l'échec du FLN commence à se dessiner. Les SAS commencent à retourner les populations. Nos appelés passent plus de temps à faire la classe aux petits musulmans qu'à se battre.

Là-dessus, on découvre le pétrole de Hassim Messaoud, et c'est un coup de fouet à la reprise en mains. De nombreux enseignants scientifiques français démissionnent de leur poste miteux pour aller au Sahara exploiter ce pétrole (ce fut le cas de mon professeur de maths en 4ème, et je vais vous en dire le nom, il s'appelait Voegeli. Ce cas ne fut pas isolé parmi mes professeurs, il y eut aussi le professeur de chimie).

En 58, la révolution de Mai balaya les assassins du FLN. Un immense espoir se leva et fit fraterniser l'ensemble des populations d'Algérie.

Beaucoup d'Européens jusqu'ici un peu rétrogrades comprirent qu'il fallait payer le prix de ce qu'ils voulaient passionnément : rester sur leur terre. Et ce prix c'était d'instaurer une égalité de droits absolue pour l'ensemble de la population. De mai à octobre 1958, vraiment tout était possible.

Là-dessus, de Gaulle mena une curieuse politique, dont on ne comprit les grandes lignes que deux ans et demie plus tard. Sur le plan militaire, il décida de mettre le paquet pour vaincre complètement les assassins du FLN. Challe, Salan et Jouhaud eurent pour ainsi dire carte blanche. Alors Challe mena une action extraordinaire, taquant les fells jusque dans leurs tanières, les décimant en gros et en détail, et ralliant à la France des fractions de plus en plus larges de population. Fin 1959, les fells en étaient réduits à pondre communiqué sur communiqué depuis l'étranger, principalement Tunisie, mais aussi Suède et USA. La Suède se distingua particulièrement dans l'abjection antifrançaise, n'hésitant pas, par exemple, à attribuer le massacre de melouza aux soldats français...

Les wilayas (organisations des assassins du FLN par régions d'Algérie) se trouvèrent comme des plantes privées d'eau, leurs membres contraints à un anonymat de plus en plus précaire et voyant leurs moyens d'action réduits à rien.

Début 1960, la plus importante wilaya, celle de l'algérois, décida de rendre les armes et entreprit des négociations de paix séparées avec de Gaulle, en passant outre aux objurgations désespérées des assassins du FLN réfugiés en Tunisie, de l'autre côté de la ligne Morice... Ce fut la fameuse affaire dite "de Si Salah".

Mais de Gaulle les éconduit. Il avait décidé de donner l'Algérie au FLN une fois qu'il l'aurait vaincu. Et c'est ce qu'il a fait, au prix d'une cassure irrémédiable de l'armée française et des déchirements que l'on sait. Quand le FLN comprit la tactique de de Gaulle, vers le début de 1960, un regain de violence s'ensuivit. Parallèlement, les populations qui avaient repris confiance en nous se détachèrent de nous à nouveau, sachant trop bien quel sort serait réservé à ceux qui, une fois partis les français, seraient traités de "collabos" par les futurs maîtres du pays, les assassins du FLN.

Dès lors, les événements tragiques s'enchaînèrent. La population pied-noir, réduite au désespoir, se laissa aller à tous les errements. Ce furent d'abord les barricades d'Alger (janvier 1960), puis le fameux putsch des 4 généraux Salan, Zeller, Jouhaud et Challe (avril 1961), l'attentat du petit-Clamart... En janvier 1960, Soustelle était encore ministre (du Sahara). En avril 61, il était proscrit et entama son exil.

Et ce fut la tragique aventure de l'OAS. Les calamiteux accords d'Evian, une honte et une mascarade... l'Algérie livrée aux assassins, 150 000 harkis abominablement torturés à mort, des milliers d'Européens massacrés n'importe comment (5 juillet 1962, chasse à l'européen à Oran : des centaines de couloirs transformés en étals de boucherie, où l'on a dépecé des européens à vif, une technique très prisée des assassins du FLN qui n'hésitaient pas à mettre les os du bras ou de la cuisse à nu aux victimes toutes vivantes (photos dans le livre de J.A. Faucher).

Le 26 mars 1962, rue d'Isly à Alger, les assassins du FLN, sous l'oeil impassible de l'armée française, ont massacré plus de cent personnes et en ont blessé terriblement deux cents autres, en tirant à bout portant à la mitrailleuse sur une foule absolument sans armes et sans défense, qui n'avait d'autre tort que d'être venue exprimer son désespoir de se voir réduites à une prochaine déportation de leur terre natale, leur terre depuis quatre ou cinq générations...

En mai-juin 1962, de Gaulle fit donner l'aviation, vous avez bien lu, l'aviation, contre les habitants du quartier populaire de Bab-El-Oued qui s'obstinaient à vouloir rester français : les avions bombardaient les maisons des "petits blancs" européens, aux grands applaudissements des communistes français, qui donnèrent en métropole plusieurs conférences pour justifier cet acte barbare. Je le sais, j'ai assisté à une de ces conférences, donnée par le président de l'association France-Hongrie, un nomme André Maria. Cette conférence dépasse en horreur marxiste-léniniste tout ce que l'on peut lire dans Soljénitsyne. Rien qu'à voir cet André Maria, vous en aviez la chair de poule : on comprenait qu'il n'hésitait pas à achever lui-même les victimes au fond des caves insonorisées, d'une balle dans la nuque, même si ces victimes faisaient partie de sa propre famille. D'ailleurs un des thèmes de sa conférence était justement qu'il ne fallait pas avoir peur d'appuyer sur la gâchette même quand son propre frère était en face, du moment que ce frère était dans le mauvais camp, le camp des bourgeois et fascistes (dans son système de pensée, bourgeois = fasciste = nazi = buveur de sang d'ouvier = bête nuisible à abattre comme un chien = sous-merde n'ayant rien d'humain).

Tout cela n'est qu'un piètre résumé, j'aurais pu parler de l'arraisonnement de l'avion de Ben Bellah et ses potes racailles par Guy Mollet quand il a eu viré sa cuti (après avoir reçu de belles tomates à Alger)... Mais ça ce sont des anecdotes.

Bref, à Evian, je redis ici qu'il a été prouvé à la face du monde que le crime paie. Mais j'ajoute qu'il a été prouvé aussi à la face du monde que les traités n'engagent que les parties qui ont fait semblant d'y croire pour mieux abuser leurs peuples.

Dans toute l'histoire de France, je ne connais rien de plus honteux que ce qui s'est passé à Evian le 19 mars 1962. Je pèse mes mots ; je dis bien : rien.

Ce qui signifie par exemple que ce qui s'est passé dans le wagon de Rethondes de 18 juin 1940 est infiniment moins honteux : au moins, là, nous étions vaincus à plates coutures, nous avions 6 millions de réfugiés lamentables sur les routes, Hitler arrivait à Bayonne, nos inénarrables gouvernants socialistes s'enfuyaient sur le Massilia, laissant au vieux Pétain, l'illustre vainqueur de Verdun, le soin de payer l'ardoise de leurs erreurs face à Hitler... On n'a vraiment pas à rougir de tout cela en tant que peuple. Tandis qu'Evian, c'est la honte totale, l'ignominie absolue, la faute irréparable. Si on s'était contenté de ficher le camp, bon, à la rigueur, ce n'aurait pas été la première fois que le pré carré fluctuait... Mais s'asseoir à une même table que les assassins du FLN !

Tous nos ennuis actuels découlent de cette faute originelle des gaullistes. C'est le souvenir aigu de cette déculottade honteuse qui galvanise les racailles de nos banlieues. Ils se disent à juste titre que le peuple qui a toléré Evian est bon pour toutes les servitudes et ne mérite que d'être remplacé.

Tous les terroristes du monde entier ont retenu la leçon du FLN : le crime paie.

Les populations se sont ralliées apeurées du côté du plus cruel.

C'est la leçon de la leçon..."

Géraud Cazenave, 1er août 2002, libre de droits,
cazenave.8bit.co.uk




Quand je vois ce groupe de politiciens de nouveau en ALGERIE j'ai l'impression d'une réedition de l'histoire.
Je me demande aussi pourquoi notre histoire n'est pas écrite par ceux qui l'ont vécu, pourquoi l'histoire est sans arrêt manipulé, mais ce qui me fait le plus mal c'est que l'on veut nous déposséder de notre histoire et de notre vie !!!!

cordialement
cléopatre

Re: J'AI BIEN PEUR QUE CHIRAC NOUS .... il y a 10 ans, 10 mois #616

  • KIM
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  • Rédacteur Gold
  • Message: 66
C'est explicite, court et complet à la fois. Pour celui qui ne connaît rien de la guerre d'algérie, je dirais que c'est suffisant pour s'en faire une idée assez correcte et vraie. Quel résumé !

Re: J'AI BIEN PEUR QUE CHIRAC NOUS .... il y a 10 ans, 9 mois #631

  • prosunt
Bonsoir à tous...

Tout d'abord je rejoints la critique (bonne) de KIM sur l'envoi de cléopatre.
Effectivement c'est une bonne analyse des évènements d'Algérie.
Elle pourrait être d'ailleurs, la base du scénario d'un film, qui réhabiliterait notre histoire !!!

J'y pense depuis un certain temps, mais je dois résoudre un certain nombre de dossiers qui actuellement monopolise mon emploi du temps.
J'ai une idée précise pour la mise en place...
D'expérience, je sais que le monde du cinéma est féroce et sortant des chemins traditionnels de la pensée unique...les choses ne seront pas simplifiées.
BREF!... "A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire..."
On en reparlera!

Prosunt

Re: J'AI BIEN PEUR QUE CHIRAC NOUS .... il y a 10 ans, 9 mois #634

  • Khader
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  • Message: 449
Bonsoir à toutes et tous les internautes,

Cléopâtre vient de me faire parvenir, le lien d'un article très amusant et satyrique paru, dans le CLICANOO (journal de l'Ile de la Réunion), sur le "périple flniste", de Jean-Louis DEBRE, en Algérie et, je tenais à vous en faire, également, profiter.

Très Cordialement

Khader MOULFI



Sale temps pour les pipes
L'avez-vous reconnu ce comique, déguisé ainsi, sous le sarouel, bâché, enturbanné, en Touareg, en Algérie, en janvier dernier, à Djanet précisément, dans le parc national de Tassili, dans le désert algérien, lors d'une visite d'Etat, à la demande de Chirac Jacques, en compagnie d'une délégation de nos parlementaires et pas les meilleurs, histoire d'aller resserrer les liens, avec l'espoir de faire signer par Boutéflika et Chirac Jacques le traité d'amitié franco-algérien ?

[3 février 2007 - 06h53]


C'est Jean-Louis Debré, abruti sinistre, impoli, grossier personnage, rustre, fils de son père, copain de Chirac Jacques et président de l'Assemblée nationale, quatrième personnage de l'Etat, qui avait courant 2006 assisté goguenard, sans moufeter, sans lui céder sa place - en route pour la Réunion histoire d'aller célébrer l'anniversaire de la départementalisation, à bord d'un vieux coucou de chez Air France - à la mésaventure de madame Simone Veil, siège bloqué, ancien ministre, membre du Conseil constitutionnel, déportée à Auschwitz... Décidément, nous sommes maudits, harkis et Français d'Algérie. Après son père Michel, l'un des principaux artisans du drame et des saloperies orchestrées, racontées, véhiculées depuis 1962 contre les harkis et les Français d'Algérie, voilà que Chirac Jacques charge Jean-Louis, le fiston, le glandu de la famille, d'aller faire causette et sans doute engager repentance avec le président algérien. C'est dans ces conditions et pour le moment hélas, pas demain la veille, en tout cas pas avec ces pitres-là, ces Jean-foutre aux manettes de l'Etat, en dépit des liens, des racines qui ne cessent de se renouer, loin des politicards des deux camps, entre Algériens d'Algérie et Français nés dans le même pays pour la plupart depuis deux, voire trois générations, que nos 4 000 cimetières, y compris le cimetière des marins français de Mers el Kebir, les tombes, les croix qui étaient dessus seront restaurés et les morts qui sont dedans enfin respectés comme il se doit, comme s'était engagé à le faire Chirac Jacques en 2003, en visite d'Etat en Algérie.

Le bal étant ouvert, je vous demande mesdames messieurs d'applaudir à tout rompre celui qui va entrer ce matin dans l'arène, ce bon docteur Michel Turquet, cul-béni et fier de l'être, décoré sur un coin de son paletot de la Légion d'honneur pour avoir fait dans le grand monde, les petits fours, les coquetèles mondains et le social comme le chien du voisin sa crotte dans votre jardin. Pour avoir fait aussi, histoire de se montrer dans la société réunionnaise et à la messe le dimanche, dans la présidence de la défunte association pour personnes handicapées et en difficulté, Saint-Jean de Dieu. Association morte assassinée, dépouillée de l'argent du handicap, par une escouade de margoulins et compères la gratouille notoirement incompétents. Cela dit, avant d'autopsier les boyaux du Turquet, je voudrais réhabiliter en place publique, au moins pour l'affaire qu'il instruit aujourd'hui, un magistrat Jean-Pierre Niel, juge d'instruction au TGI de Saint Denis, en charge depuis plusieurs mois du dossier Saint-Jean de Dieu. Affublé par mes soins de quelques noms d'oiseaux courant 2006, je me dois de vous dire que j'avais mal vu, de ce fait mal jugé, par conséquent mal fait, vu que le bonhomme est depuis son retour dans le bled au turbin, aux fourneaux, et qu'il instruit cette pénible, délicate et volumineuse affaire avec méthode et sérieux. La preuve, après des années d'enquête effectuées par deux malheureux pandores et six mois d'instruction : ce bon docteur Michel Turquet vient d'être non seulement mis en examen pour un certain nombre de supposées malversations - banqueroute, abus de biens sociaux - mais placé dans la foulée sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire et en prime tapé au portefeuille par l'entremise d'une caution de 75 000 euros, qui pourrait en dire long sur les supposées responsabilités du moineau décoré et sur l'état de son patrimoine socialo-médical... Pour être complet sur le sujet, faut que vous sachiez aussi d'une part que la blouse blanche sur pattes a fait appel de cette caution, preuve qu'en plus de tout ça l'animal est radin, d'autre part qu'il va se retrouver le 20 février prochain au tribunal de commerce tout seul, comme un grand, à huis clos, pour comblement de passif, à titre personnel, cela va de soi... pour au moins 4 millions d'euros. Faut que vous sachiez aussi que le Turquet n'est pas seul à ramer, boulets aux pattes, dans la soute de cette honteuse galère. Il partage la douloureuse - mise en examen, caution et contrôle judiciaire - même motif même punition - en attendant d'autres galériens - avec le coquin Llinarès, directeur de Saint-Jean de Dieu, grand organisateur du hold-up de l'argent du handicap, en compagnie des Mottequin père et fils, déjà condamnés, dans le cadre de la Sogecat, une structure de Saint-Jean de Dieu laquelle avait, pour faire court, mission d'exploiter des personnes handicapées à trier des ananas et à se faire au passage de la gratte sur leur dos, en détournant le pognon du handicap, les subventions... Et vive la sociale ! J'en aurai fini sur le sujet une fois que je vous aurai précisé que pour avoir par trois fois en août 2004 dénoncé et commenté par éditos interposés, à ma façon il est vrai, les faits instruits aujourd'hui par le juge d'instruction du tribunal de grande instance de Saint-Denis le même TGI m'avait condamné le 31 août 2005 pour diffamation à refiler la coquette somme de 6 000 euros à ce bon docteur Turquet et 1 500 euros d'amende au titre de l'article 70... Et je vous laisse faire les commentaires entre avoir moralement raison et juridiquement tort et vous laisse imaginer aussi mon plaisir à penser que le pognon du Journal de l'île servira à payer une partie de la caution du fieffé décoré. Comme j'ai eu plaisir à la même époque à refiler 10 000 euros pour diffamation par jugement du TGI de Saint Denis à la famille Mottequin, pognon qui a servi quelques mois plus tard à payer les lourdes amendes des Mottequin vu qu'ils furent, le papa et son fiston, condamnés dans l'affaire Sogecat par le même TGI à 1 an de taule avec sursis et 15 000 euros d'amende chacun pour les faits que j'avais dénoncés un an plus tôt... Vous en dites quoi, Monsieur le Président ?

C'est bien ça, c'est le cul qui mène le monde. Rarement sans doute ici en tout cas cette expression relativement grivoise je vous l'accorde ne se sera aussi bien appliquée à l'histoire qui défraye aujourd'hui la chronique judiciaire. Laquelle met une fois encore le projecteur sur la Civis, la mairie de Saint-Pierre et sur celle de Saint-Louis, hélas. Mais avant cela, parce que j'évoque la Civis, président Michel Fontaine, faut que je lui dise que j'ai eu plaisir cette semaine encore à constater qu'il était au top, au mieux de sa forme. C'est bien. On est content pour lui. Cette fois c'est en maçon, plus ou moins franc d'ailleurs, que j'ai découvert le maire de Saint-Pierre, ailleurs que dans la rubrique faits divers, en photo dans le Journal, à manier truelle et parpaing, à monter un mur. Je vous le disais la semaine dernière, ça tient du miracle. Pourvu que ça dure... En revanche, côté Civis et mairie de Saint-Louis, faudra pour se sortir de cette mouise trouver autre chose que brûlures d'estomac, urticaire aux fesses, interventions parisiennes, miracles judiciaires, pénitences, confesses, messes du dimanche matin, génuflexions devant la relique de Saint-André, sorcelleries à la croisée des chemins ou chez "le Comorien du Port", façon épingles et bouts de gandoura de magistrat sous l'oreiller... Faut dire aussi que l'affaire mérite le détour et quelques lignes. 2 millions d'euros pour commencer, ce n'est pas rien. C'est pour faire court ce qu'aurait détourné Surgine Fontaine en bidouillant des papelards, en imitant des signatures, en vendant des terrains déclassés ici et là. Sauf que lèvres en feu, Surgine Fontaine, attachée de direction du DGS à la Civis, qui tape avec deux doigts mais bricole avec tout le reste, n'aurait jamais pu, si je puis dire vu le contexte, piper autant de dés et monter seule cette grosse arnaque. Pour ça fallait qu'Hamilcaro, premier magistrat du bled et quatre bons vieux clients de l'édito du samedi, adjoints municipaux, spécialistes du déclassement de terrain et de la carabistouille municipale, Islin Taïde, Jean-Louis Viadère, Abdoul Patel et Thierry Sam-Chit-Chong, coupe-jarret particulièrement nuisible de la Relève et de Virapoullé, ferment les yeux et regardent ailleurs... Fallait qu'une banquière municipale file un petit coup de main et que le DGS de la Civis, Jean-Marc Laurent, 9 000 euros le mois, conciliant à souhait, incompétent au possible, règne sur un sacré merdier, la Civis. Pour exemple, il venait d'envoyer en décembre dernier sa lettre de démission à son taulier, Michel Fontaine, sans être bien certain d'ailleurs que Fontaine ait pris le temps de lire sa bafouille. Fallait pour faire tout ça la complicité bienveillante d'intermédiaires et d'entrepreneurs, du chauffeur du maire, de deux ou trois bédouins et même du mari cocu, limite consentant. Fallait aussi pour finaliser l'arnaque, profiter des frous-frous de jupons, des baffes et des insultes que s'échangent régulièrement en mairie ou à la Civis , femmes, maris, amants, maires, mères, cocus et compagnie et du bordel ambiant qui règne aussi bien à Saint-Louis, qu'à Saint Pierre et plus encore à la Civis. Boutiques dans lesquelles sans vergogne et sans fin il est permis de tout faire sauf bosser : bricoler, fricoter, copiner, turlupiner, bidouiller, copuler pendant les heures de travail... Vous me direz qu'à la décharge de ces messieurs dames que les histoires de fesses on en trouve ailleurs, des plus croustillantes encore, même dans un TGI du secteur, au cabinet... Dit autrement et à la santé du contribuable, la mairie de Saint-Louis c'est tout à la fois le nid de la Relève du sénateur maire Virapoullé, une agence immobilière, un Bataclan municipal et la Civis Sodome et Gomorrhe, un lupanar, une ANPE du troufignon dans laquelle jusqu'à la semaine dernière, celles qui jouaient le mieux du popotin se trouvaient du boulot, fictif ou pas, salariées comme des gourgandines, et ceux qui les recrutaient et s'en servaient, faisaient les proxos. Bonjour l'ambiance... Le rigolo de l'histoire, dans le genre bras d'honneur aux toques et gandouras, étant tout de même que le commissaire Lebon et ses archers de la financière, le parquet général puis Pierre Kuentz, juge d'instruction au TGI de Saint Pierre, venaient il n'y a pas si longtemps, en septembre dernier, de taper un grand coup dans le bas du dos de la Civis et sur les doigts du patron de la boutique en question, Michel Fontaine et de son DGS Jean-Marc Laurent, tous deux mis en examen, mais pas embastillés... Tiens, fume ! Cela vous explique pourquoi à mon avis les trois lascars ont eu les boules, le juge, le tout nouveau procureur de Saint-Pierre et le flic. D'où leur présence lors de la perquisition de jeudi à la Civis. Un signal qui devrait en inquiéter plus d'un, à commencer par le vrai faux flic mis en disponibilité par son administration de poulets pour remettre de l'ordre à la Civis. J'ai nommé le commissaire Paul Hoareau. Sale temps pour les pipes. Cela n'a pas de rapport, je vous demande de le croire, mais dans tous les changements et les mises au rancard qui vont et qui viennent au conseil général on s'y perd un peu. Christian Dijoux, l'ancien DGS, revient au même poste après s'en être sauvé pour incompatibilité d'humeur avec le mari de la présidente... Bon ! Il revient dit-on pour remettre de l'ordre dans la boutique. C'est nécessaire en effet. Il revient par exemple parce que mâme Dindar s'aperçoit, preuve qu'il n'est jamais tard pour bien faire, d'une part qu'il règne un certain foutoir dans sa boutique, de l'autre que la comptabilité des emplois fictifs ou non, des emplois aidés... par exemple par le « Glaive » et le contribuable diffèrent selon que les comptes ont été établis par son ancien DGS, Le Bloas, un sinistre con, la préfecture et le cabinet de la présidente. Après quelques gros yeux dans le bureau de mâme Dindar entre le préfet et la présidente et une bafouille déchirée depuis, expéditeur le préfet, destinataire la présidente du conseil général, il semblerait que les emplois fictifs du Glaive aient totalement disparu. On attendra peut-être l'arrivée de Dijoux pour recompter des fois que... Autres bonnes nouvelles on me dit que Nassimah Dindar aurait la preuve que le sénateur à la ligne, Jean Paul Virapoullé, passe son temps d'une part à la flinguer de l'autre à la « traiter de conne ». Elle aurait du coup décidé de ne plus se laisser faire. Pour ça, elle peut compter sur moi. En représailles, la petite dame aurait commencé par se torcher l'innommable Roland Siou, l'Apache de Virapoullé, lequel pour quitter le SDIS et le département aurait négocié sa retraite sur la base de quelques milliers d'euros, 70 000 pour être précis... Un bon coup de pied au cul et la brigade des recherches devraient suffire.

Je peux difficilement vous quitter sans vous en placer une ou deux sur la campagne présidentielle. Côté gauche tendance socialiste, Ségolène baisse dans tous les sondages mais ne dit rien. Gilbert Annette non plus. Il paraît qu'elle attend le 11 février pour causer de son programme. Gilbert Annette aussi. Du coup, courageusement, tous les journalistes, quasiment sans exception, lui abîment le portrait. Ce qui n'est pas mon cas. Je n'ai pas attendu ce samedi pour casser la gueule de Gilbert Annette. Ah si toutefois, une chose : Ségolène n'a pas dit de conneries depuis une semaine. Côté droite UMP et Sarkozy, c'est le contraire. Il est en tête dans tous les sondages. Du coup, tous les journalistes, même les moins inféodés au clan Sarkozy, très peu nombreux il est vrai, lui cirent honteusement les pompes. C'est plutôt pitoyable de voir ces escouades de lèche-cul en rang serrés derrière le ministre candidat attendant les papiers et les images que la société ETC et ses journalistes - boutique de l'UMP - refilent aux journalistes. A l'exception toutefois du scooter de son fiston piqué par de la racaille, arrêtée depuis grâce à de la recherche d'ADN par des poulets eux aussi inféodés, il n'y a rien d'extraordinaire à vous raconter sinon que Sarkozy devrait débouler dans le coin le 15 et le 16 février prochain. Cela devrait égayer le paysage de la droite locale que l'on n'entend pas beaucoup s'exprimer en faveur de Nicolas. Par timidité peu être ? Côté Elysée, Chirac Jacques s'emmerde, alors il imagine que Téhéran serait rasé en cas de conflit nucléaire avec Israël ; ce qui n'est sans doute pas faux... Du coup c'est le pataquès. La plupart y voient une gaffitude à la Ségo. Personnellement, j'y vois un scud dans les pattes de Sarkozy plutôt gêné dès lors que le candidat ministre doit s'exprimer sur le conflit au Moyen Orient et sur Israël, pour ou contre les Américains, pour ou contre le doublevé Bush, pour ou contre l'intervention en Irak, pour ou contre un Iran nucléaire... Côté UDF François Bayrou grappille, point après point, grimpe petit à petit dans tous les sondages et dépasserait même Le Pen. Ce type, Bayrou, mérite beaucoup, beaucoup mieux que ça. Reste que, localement, Bayrou et l'UDF ne méritaient pas d'être traités ainsi. Après avoir baissé son pantalon une bonne partie de l'année, le tout neuf président de l'UDF local Cyrille Hamilcaro baisse son pavillon et annule le grand congrès UDF de ce samedi à Saint-Louis qui aurait dû l'introniser. Voyez la différence. Simplement une affaire de niveau. Au-dessus ou en dessous de la ceinture. On n'en sort pas. Le cul mesdames messieurs, le cul.

Jacques Tillier Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
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