Nicolas SARKOZY et les Harkis : Nicolas était là mais pas le débat avec les RONA !

Nicolas, MEKACHERA et les RONA (les Harkis et leurs Familles), tout le monde était là !!! 

 

En préambule, à mon exposé ci-après et relatif à l'allocution, de Nicolas SARKOZY, à l'égard des Harkis et leurs Familles, en son "QG de Campagne", à Paris, ce samedi 31 mars 2007, je tenais à préciser, préalablement, que la Coalition Nationale des Harkis et des Associations de Harkis demeurera APOLITIQUE, CRITIQUE ET OBJECTIVE jusqu'au bout des Présidentielles 2007. En effet, notre rôle ne consiste pas à devenir des "VRP en scrutins électoraux", pour les uns ou les autres mais, exclusivement, à recueillir, un MAXIMUM D'INFORMATIONS (sur des sujets spécifiques aux RONA ou pas car nous sommes des citoyens avant tout) et, de les commenter afin que chaque internaute puisse laisser agir, ensuite, son libre-arbitre, quand il sera dans l'isoloir. Quant au reste, notamment, pour les "basses besognes", il existe assez de "benouiouis de service" (N.D.L.R. Ce sont les fameux et consternants béni-oui-oui de chez nous), pour tenter de fairesans scrupules, la "pêche aux voix", en contrepartie de quelque "privilège virtuel" (no comment) !!!

C'est dans cette "optique-là" et, après avoir demandé l'avis, de nos internautes, que je me suis décidé, finalement, à me rendre, à l'invitation nominative, du "candidat de l'UMP", car je connais les "pièges", de ce genre d'évènements, où une simple "présence curieuse" peut être transformée, a posteriori, en "soutien indéfectible au Maître de Cérémonie de céans". Saluons, néanmoins, l'initiative, du susnommé, puisque, pour le moment, il est le SEUL, parmi tous les "grands candidats en lice", à avoir convié, les Rapatriés d'Origine Nord Africaine (RONA), à une réunion préélectorale et, nous attendons, en vain, une action similaire de la part des autres concurrents de tout bord.

En l'espèce, même Ségolène ROYAL (fervente adepte des "débats participatifs", avec tout le monde, sauf les Harkis et leurs Familles) n'a pas daigné répondre,  pour l'instant, à notre récent "défi" (cf. à lire et/ou à relire nos précédents articles par les liens suivants : http://www.coalition-harkis.com/content/view/132/2/ et http://www.coalition-harkis.com/content/view/137/2/) mais, les multiples "turpitudes socialistes", envers les Harkis, essentiellement, par son concubin (et, rappelons qu'en deux mots cela fonctionne aussi), François HOLLANDE, de son "conseiller spécial" (idem pour lui), Jack LANG et, du Maire de Paris, Bertrand DELANOË, dissuadent, à l'évidence, "Miss Bravitude", de se confronter à nous afin d'éviter les "questions dérangeantes" sur l'attitude du Parti Socialiste

Mais, revenons au sujet du jour...

 

ACTE I : LES RONA ETAIENT DEJA LA MAIS PAS NICOLAS !!!

 

14H45. J'arrive au "Quartier Général sarkozien" et, je constate qu'environ 100 représentants associatifs et/ou assimilés venus, de tout l'Hexagone, m'avaient précédé. J'ai pu, ainsi, voir et/ou revoir, de très nombreux amis (es) internautes, qui encouragent et soutiennent, notre action, ce qui me fait, toujours, chaud au coeur, puisque les énormes distances géographiques ne nous permettent pas, malheureusement, de se côtoyer plus souvent.

Photo de famille, devinez où est notre ami Samo ?

 

Acte II : MEKACHERA ARRIVA, LES RONA ETAIENT LA MAIS PAS NICOLAS !!!

 

15H45. Entrée en scène sans panache, de Hamlaoui MEKACHERA, Ministre délégué aux Anciens Combattants, qui semblait tout penaud et très embarrassé de se retrouver face aux RONA. Sa mission principale fut, apparemment, d'essayer de "chauffer la salle" en vue de préparer l'entrée, de Nicolas SARKOZY, qui se faisait un peu trop désirer. Certes, on pouvait comprendre, qu'un candidat aux présidentielles soit "overbooké" (tiens, je me mets à parler comme les bobos !) mais, ne dit-on pas que : "La ponctualité est la politesse des rois" ? et, cela vaut, également, au sein de notre "monarchie ripoublicaine" !!!

Mais, la "prestation", de notre Mékach'Oualou fut, évidemment, un véritable "bide" car, il est temps de réaliser, que ce dernier n'est plus en "odeur de sainteté", auprès de la plupart des RONA, qu'il avait instrumentalisés et méprisés depuis des décennies. Qu'on se le dise, une fois pour toutes, M. MEKACHERA n'est pas notre "Moïse nous guidant vers la terre promise !" mais, un simple "opportuniste décrié et illégitime" ne représentant que lui-même et ses très anecdotiques "benouiouis de service" restés, encore, fidèles à sa cause personnelle et à la leur car : "Qui sème le néant, récolte le mécontentement !". Par conséquent, il serait judicieux, pour notre ex-Ministre de l'Intérieur, de bouter, hors du champ politique et militant, ce "soutien sans intérêt" car il symbolise, le passé révolu et, une forme perfide et obsolète, de "pseudo militantisme harki" (mais vrai clientélisme acquis), rejetée en bloc, par les Harkis et leurs Familles, puisque ces "pratiques odieuses et douteuses" ont porté préjudice à l'intérêt général de toutes et tous depuis 1962 (à lire l'article très réaliste de mon ami Massi : http://www.harkis.info/portail/article.php?sid=1092410158&mode=&order=0&thold=0). 

 

Acte III : NICOLAS DEBARQUA ET LES RONA ET MEKACHERA ETAIENT DEJA LA !!!

 

Plus de 16H00. L'arrivée de la "star", Nicolas SARKOZY qui, nous jouait l'Arlésienne, depuis une heure, fut, relativement, "soft". Il est vrai que MEKACHERA n'ayant pas pu et su "ambiancer" (j'avais entendu ce terme original dans un navet cinématographique intitulé "L'ESQUIVE" que "l'intelligentsia" avait tenté de nous faire passer pour du grand Art !!!), l"auditoire très circonspect. On était loin de la "frénésie" orchestrée, lors de ses "meetings politiques", car 45 années de "promesses non-tenues" ont fini par rendre, les Harkis et leurs Familles, plus que "prudents" et force est de constater que nous ne sommes plus des GOGOS (hormis les "benouiouis de service", of course mais, pour des intérêts strictement personnels). Et, je suis persuadé que notre "orateur umpiste" l'a compris ce jour-là !!! 

Bien entendu, le célèbre adage : "Chassez le naturel et il revient au galop !" fut appliqué, à la lettre, par M. SARKOZY, qui est, indéniablement, un très grand "show man" expérimenté (surpassant de très loin, dans ce domaine, tous ses rivaux) et, qui parvînt, en quelques minutes, à reprendre l'assemblée en main. Il commença par s'affirmer, en "Maître de maison" (se voulant très respectueux du public présent), en rappelant à l'ordre, de manière humoristique, son équipe de campagne, ayant négligé certains points de confort (très peu de chaises installées alors que les Harkis sont très âgés, ...), ce qui le rendait plutôt sympathique et populaire (balaise le Nicolas !).

Concernant le contenu intégral de son "discours", je ne m'étendrai pas, davantage, sur sa teneur classique (reprenant, en général, nos propres revendications habituelles mais en souffrance depuis 1962) mais, il convient d'indiquer que le Président de l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP) ne semblait pas maîtriser, cette fois-cison dossier et, il nous donnait l'impression de découvrir, son "texte",  peu de temps avant d'avoir débarqué au 18 Rue d'Enghien à Paris 10ème (siège de son QG). Il ne fut pas, dans ce contexte, ce "grand tribun talentueux de notoriété publique" mais, un simple lecteur à vue qui bafouillait, qui avait les "yeux rivés sur sa feuille" et la tête baissée, ...  Donc, sur le plan émotionnel et du spectacle, on resta sur notre faim !!!

Cependant et derechef, Nicolas SARKOZY parvint, à deux reprises, à susciter, un enthousiasme spontané, en annonçant, tout d'abord, que : " "S'il devenait Président de la République, il reconnaîtrait, immédiatement, la responsabilité, de l'Etat français, dans le drame harki et rapatrié !" (ce qui n'est pas une repentance mais une réhabilitation historique et morale, car cette "pénitence dans l'air du temps" n'est pas plébiscitée, au demeurant, par les RONA et les Pieds-Noirs, précisons-le !). Nul ne pourrait alléguer, objectivementqu'il s'agissait-là, d'une simple promesse démagogique et clientéliste, car pour ce "candidat issu du gaullisme", faire une telle "déclaration si riche en symboles et en autocritiquerequise, depuis 1962, par les Harkis, leurs Familles et les Pieds-Noirs, ne peut résulter que d'une réelle volonté politique à reconnaître, une "réalité" occultée,  par la gauche et la droite, depuis près de cinq décennies ! De plus, en le déclamant, publiquement, essentiellement, face à la presse et aux médiasN. SARKOZY ne pourra plus faire "marche arrière" en cas de victoire ou de défaite.

Ensuite, Nicolas SARKOZY a honoré, nos mères et leur courage (en général, elles sont zappées des discussions et discriminées, par l'Etat et ses Services, car elles ne détiennent aucun statut individuel, ce qui est choquant, indécent et, surtout, illégal et anticonstitutionnel !), lui valant une nouvelle "salve d'applaudissements", très contagieuse, puisque je me suis vu, moi-aussi, en train de "claquer des mains" car les "mamans", c'est sacré !!! 

A noter que l'intégralité du discours, de M. SARKOZY, sera publiée, dans les commentaires ci-dessous, à l'instar de ceux des autres candidats ayant fait, d'ores et déjà, des propositions à l'égard des Harkis et leurs Familles

 

Acte IV : NICOLAS S'EN ALLA AVEC MEKACHERA SANS DEBAT AVEC LES RONA !!!

 

A peine son discours achevé, Nicola SARKOZY décida de "prendre la poudre d'escampettesans débattre, avec les RONA, conformément à son invitation stipulant : "A quelques semaines d'une nouvelle étape pour notre pays, je crois nécessaire que nous puissions évoquer ensemble les sujets qui vous préoccupent...", en lieu et place du "monologue" de la part du candidat UMP !!! En conséquence, il nous fut impossible de lui demander, quelques éclaircissements utiles et afférents à son "plan harki", tout comme certaines explications, sur son étrange et récent "périple en terre fniste", au cours duquel il avait cru devoir déposer, une gerbe de fleurs (à gerber !), sur le "monument des terroristes et génocideurs du FLN" !!!

Conclusions : La Coalition Nationale des Harkis et des Associations de Harkis veillera, le cas échéant, à remémorer, à Nicolas SARKOZY, ses "promesses électorales", en cas de victoire finale, aux Présidentielles 2007 ! Toutefois, ses "engagements" restent, pour l'instant, en toute impartialité, les plus explicites et les plus audacieux.

Affaire à suivre...

Khader MOULFI

P.S. N'oubliez pas de consulter et de réagir sur notre forum y afférent par le lien suivant : http://www.coalition-harkis.com/component/option,com_simpleboard/Itemid,27/func,view/id,649/catid,4/.

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Commentaires  

#1
kikilaserrure 02 Avril 2007
Propositions de Jean-Marie LEPEN pour le
Auteur : Jean-Marie LE PEN

Date : samedi 24 mars 2007

Sujet : Discours devant l'USDIFRA à Nîmes

Discours devant l'USDIFRA (Union de défense des intérêts des Français repliés d'Algérie et d'Outre-mer) à Nîmes

L'histoire de l'Algérie Française enseignée à nos enfants depuis 1968 relève d'une totale désinformation.

Historiquement, ce sont les Turcs qui ont inventé l'Algérie en y important l'idée de frontières, sur des terres livrées à des guerres tribales incessantes. On ne parlera d'Algérie qu'en 1830 avec l'arrivée officielle de la France.

Dès le premier millénaire avant l'ère chrétienne, la bordure littorale de l'Algérie actuelle passe sous la domination des Phéniciens, puis des Carthaginois (VIIème au IIIème siècle avant JC). L'époque romaine (IIème siècle avant JC - Vème siècle après JC) est celle d'un grand essor, dont témoignent de nombreux vestiges.

Les conquérants arabes font leur apparition en 680. Au début du siècle suivant, le territoire est définitivement conquis, non sans opposition des tribus berbères. L'islamisation suit de peu. A la même époque, l'arabisation est accélérée par la migration de tribus bédouines venues d'Égypte.

Au XVIème siècle, des corsaires turcs placent l'Algérie sous l'autorité du Sultan de Constantinople. Depuis cette époque, la France a le monopole du commerce sur une partie de la côte grâce à des comptoirs fortifiés. Alger est située dans cette zone d'influence française.

Il faut attendre le XIXe pour que la France à la faveur d'un incident diplomatique se lance dans l'aventure algérienne (Elle prend la Toscane sous sa protection). En prenant Alger, Charles X détourne le mécontentement intérieur et donne un nouvel éclat à sa politique.

Le Général français de Bourmont garantit aux indigènes le respect de leur liberté, de leur religion, de leurs propriétés, de leurs commerces, de leurs femmes. C'est en libérateur qu'il est accueilli par les populations locales lorsqu'il déclare que l'armée française est venue les délivrer des Turcs, leurs tyrans.

En 1830, les Français s'emparent d'Alger. L'occupation s'étend au littoral proche puis, après quinze ans de lutte contre l'émir Abd-el-Kader, sur une bande côtière de 200 kms de profondeur. Mais il faudra encore un demi-siècle pour que la présence française s'impose jusqu'à l'extrémité méridionale des territoires du Sud. C'est dans l'Islam que l'émir Abd-el-Kader trouve les fondements de la première révolte contre les Français de 1832 à 1847. C'est encore l'Islam qui dessinera les principales lignes de fracture du nationalisme algérien.
Presque partout les colons sont consternés de ce qui les attend. Ils vivent dans des conditions précaires. Les femmes travaillent avec les hommes à des taches difficiles. La dysenterie, ainsi que de terribles fièvres déciment la population. Les pionniers continuent malgré tout recherchant un contact pacifique et amical avec les indigènes.

La colonisation est fondée sur la création de villages et la concession gratuite de lots individuels. L'Armée ouvre des routes, construit des villages, entreprend le défrichement, facilite les communications et contribue à façonner le pays.

La Constitution de 1848 proclame L'Algérie partie intégrante du territoire français. La Direction centrale des Affaires arabes est supprimée. La IIème République assimile le problème de la propriété en Algérie à celui de la propriété française.

La religion musulmane devient l'objet d'un respect sincère qui se manifeste par la construction de nouveaux édifices religieux. Les Bureaux arabes restaurent l'enseignement musulman et un conseil supérieur de droit musulman est institué pour l'interprétation de la loi coranique.

En 1865, Napoléon III fait proclamer par un sénatus-consulte que le Musulman est Français, l'égal des Français. Il a désormais la possibilité d'accéder aux emplois civils et militaires et sur sa demande d'obtenir sa naturalisation.

En 1881, l'Algérie est intégrée à la France. La gauche républicaine pratique une politique de colonisation officielle.

L'Algérie obtient son autonomie financière grâce à l'action de Laferrière en 1898. Il institue des délégations financières responsables de la gestion économique. Ces délégations comprennent 24 colons, 24 Européens non-colons, 21 Indigènes dont 15 Arabes et 6 Kabyles: 16 de ces délégués participent aux conseils généraux. Ainsi pour la première fois, les Indigènes sont représentés aux côtés des Européens dans les organes gouvernementaux.

Malgré la colonisation officielle et la naturalisation des juifs grâce au décret Crémieux, le nombre d'étrangers est plus important que celui des Français. La loi du 26 juin 1889 impose donc la citoyenneté française à tous les fils d'étrangers qui ne la refusent pas : c'est la naturalisation automatique. A partir de 1896, le nombre des Européens nés en Algérie devient plus nombreux que les nouveaux immigrants.

En 1914, 155 000 Européens d'Algérie et 170 000 musulmans défendent la patrie. 22 000 européens et 25 000 musulmans disparaîtront sur les rives de la Marne et dans les tranchées de Verdun. La diversité des combattants et le sacrifice de tous pour la France faisaient la grandeur de l'Empire français.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, sur les 175 500 Européens d'Afrique du Nord mobilisés, les neuf dixièmes viennent d'Algérie ainsi que 230 000 indigènes des trois pays du Maghreb. Durant les deux guerres mondiales, l'Algérie a été saignée des meilleurs de ses jeunes hommes. La Tunisie est reconquise, au prix de 20 000 morts, disparus et blessés dans la seule armée d'Afrique. A partir de décembre 1943, le corps expéditionnaire français en Italie commandé par Alphonse Juin compte 200 000 hommes dont 20 000 métropolitains.

Entre 1942 et 1944, Alger, après un débarquement anglo-américain, devient la capitale de l'effort de guerre des alliés en méditerranée de même que celle de la France avant la libération de Paris.

Dans cette société restée profondément rurale, quoique déracinée, le nationalisme n'émerge que très lentement par le biais du soutien de puissances étrangères.

Après le débarquement américain du 8 novembre 1942, les Musulmans algériens découvrent la force américaine et ses diplomates peu avares de promesses et de déclarations anticolonialistes.

De 1945 à 1954 le nationalisme algérien progresse sur une fiction historique, celle qu'a si bien décrit l'un des plus hauts responsables de l'indépendance algérienne, Ferhat Abbas : " J'ai interrogé les vivants et les morts, j'ai visité les cimetières, j'ai parcouru l'histoire, je suis revenu au Coran et je n'ai pas trouvé ce qui interdit à un musulman d'être assimilé à une nation non musulmane. Je ne mourrai pas pour la patrie Algérienne, car cette patrie n'existe pas ".

La guerre d'Algérie est alors une tragédie, non seulement pour les Pieds-noirs mais aussi pour les musulmans restés fidèles à la France. Le pouvoir gaulliste abandonna l'Algérie française à une bande de terroristes socialistes coupables des pires crimes contre l'humanité, assassinant ou chassant les pieds-noirs, torturant et massacrant avec des raffinements de cruauté plus de 150 000 Harkis.

Après l'exode des pieds-noirs, les massacres et la trahison, l'Algérie n'a jamais plus retrouvé l'eldorado qu'elle avait connu avec la France. Censures, meurtres, barbaries encouragent une tradition déjà bien ancrée dans la société politique algérienne, celle du secret, imposée avec la clandestinité dans la lutte anticoloniale et favorisée par la culture de parti unique qui s'installe après l'indépendance avec le socialisme triomphant. La guerre qui aujourd'hui encore se déroule en Algérie est une guerre sanglante, barbare dont l'invisibilité du conflit trouve sa première explication dans la censure d'inspiration communiste. Enfin, en 1962, le nouvel État fait de l'Islam une religion d'État.

Les fusillés, les martyrs, les victimes sont tous morts pour la France et non pour des places, des prébendes, des avantages matériels illusoires et éphémères.

S'ils se sont levés pour combattre, s'ils ont tout quitté, famille, métier, confort, sécurité, c'est pour que vive la France, grande, généreuse, conquérante. Une France qui avait apporté à des peuples soumis aux guerres tribales, ethniques, vivant de piraterie et du commerce d'esclaves, la liberté, la sécurité et le bien être. Une France qui a construit des routes, des voies ferrées, des hôpitaux, des écoles, qui a permis de révéler une élite de médecins, d'avocats, de professeurs, d'officiers,..., bien loin des clichés véhiculés de médiocres politiciens ou des journalistes engagés.

Non le 19 mars 1962 n'est pas la fin des combats. Il y a eu après cette date plus de morts que pendant les 4 années précédentes.

Il y a eu le 26 mars 1962 et l'ignoble tuerie, le piège de la rue d'Isly à Alger. Il y a eu le 5 juillet 1962 et les horribles massacres d'Oran supervisés par l'Armée Française commandée par le boucher d'Oran, le général KATZ.

Il y a eu les 150.000 victimes musulmanes, nos frères d'armes et de combat dont les tortures et la mort ont été indignes de la condition humaine. Il y a toujours les disparus et le désarroi des familles ici présentes qui veulent savoir.

Cette histoire truquée, tronquée, nous ne pouvons l'accepter. Le peuple de France doit se réveiller et il nous appartient de témoigner, de dire la vérité, de mettre en garde une population qui suit un chemin conduisant au désordre et à la disparition d'une civilisation.

Bien qu'absorbés et totalement assimilés, vous, pieds-noirs et harkis, mes compatriotes, n'avez pas abandonné votre identité façonnée au fil des ans par la terre, la poussière, la chaleur d'un pays difficile mais aussi par les larmes et le sang d'une terrible tragédie.

Quarante-cinq ans après, vous avez refait vos vies, sans oublier l'oeuvre civilisatrice de la France en Algérie.

Vous êtes restés fidèles à la promesse de Jouhaud : " L'évocation de notre combat pour une terre natale, de nos espoirs de nos éternelles désillusions, de nos drames. Cette vérité nos enfants ne sauraient l'ignorer, de l'autel des ancêtres, ils devront maintenir la flamme. ".


* Si je suis élu, peut-être grâce à vous, Président de la République, il est bien entendu que j'exigerai en tout premier lieu le respect de vos morts et des cimetières que vous avez laissés là-bas et qui sont, comme les lois internationales le stipulent, sous la responsabilité du gouvernement algérien. Ce dernier n'a jamais rien fait pour les protéger, que ces sépultures soient juives, chrétiennes ou musulmanes.

* Je n'accepterai jamais non plus la date du 19 mars 1962 commémorant soi-disant la fin de ces évènements.

* Je ferai mettre en place une fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie et ferai mener à bien, une fois pour toutes, les enquêtes nécessaires pour connaître enfin le sort réel de nos malheureux concitoyens, chrétiens, juifs ou musulmans, disparus en 1962.

* Je diligenterai, sous la responsabilité du ministère des Affaires étrangères, un audit de terrain pour chiffrer le plus exactement possible le montant exact des biens dont nos compatriotes originaires d'Algérie et de Tunisie, ont été spoliés, afin d'obtenir de ces Etats réparation financière et respect des engagements pris par traités ou accords locaux, jamais respectés, et je suis d'accord pour instituer un moratoire suspendent l'exécution des obligations contractées par les anciens rapatriés réinstallés dans une profession non salariée ayant déposé un dossier de désendettement auprès de la CNAIR.

* Je me pencherai sur les problèmes de nationalité, afin que cessent les multiples tracasseries administratives dont vous êtes tous l'objet pour obtenir vos documents d'état civil, ce qui vous oblige aujourd'hui... de multiples fois, à devoir prouver inlassablement votre nationalité, ce qui est honteux !

* Il est bien certain que votre rattachement administratif au ministère des Affaires étrangères, crée chaque jour l'irritation par la confusion qui est faite entre " rapatriés " et " immigrés ". Je remettrai les choses à leur juste place.

* Je me garderai bien d'oublier les morts de Mers-el-Kébir et pour eux, je demanderai le rapatriement de la totalité des corps qui seront enterrés avec les honneurs dans un mausolée en Bretagne, dont beaucoup étaient originaires.

* Je ferai en sorte que toute la vérité soit dite, écrite et diffusée, afin que les gouvernements responsables et les hommes aux ordres portent toute la charge de leur honte, de leur déshonneur et de leur trahison en ce qui concerne l'abandon des harkis trompés, désarmés, trahis, et parfois livrés à l'ennemi par les services de l'Etat français.

* Je ferai compléter la loi du 23 février 2005, par l'extension des droits moraux à tous les Français qui, dans les formations supplétives ou assimilées, ont défendu l'intégrité du territoire national.

* Je favoriserai par tous les moyens les souvenirs de l'Armée d'Afrique, de ses sacrifices afin de faire connaître à la jeunesse de France sa diversité cimentée par une exemplaire fraternité d'armes. Pour que cette jeunesse connaisse enfin l'exacte vérité, je ferai mettre en place un centre national où seront rassemblés les archives officielles, documents, ouvrages, tableaux, films, photographies, dans un lieu de recherche et de création, contribuant notamment à sauvegarder la culture algérianiste et à la faire vivre.

* J'adhèrerai à un projet de mémorial dédié à la France dans son expansion d'outre-mer, accordant une part importante à l'Afrique du Nord, et notamment à l'Algérie, alors que s'intensifie la campagne de dénigrement systématique contre l'oeuvre accomplie outre-mer par notre pays, le rôle de l'enseignement est d'apporter en la matière équilibre et objectivité.




Amis rapatriés, j'ai été hier à vos côtés ; je le reste avec vous aujourd'hui dans le seul respect de la patrie française, de ses héros et de ses morts.
#2
Khader 02 Avril 2007
Propositions de Ségolène ROYAL
Lettre ouverte aux associations de rapatriés et de harkis
Paris, le 26 mars 2007

Dans le cadre de cette élection présidentielle, vous avez souhaité interroger les différents candidats sur les questions concernant le traitement des conséquences de la Guerre d'Algérie.

Je suis sensible à vos interrogations qui me relient à mon histoire personnelle et à celle de ma famille.

La Guerre d'Algérie et, plus largement la longue période de la colonisation, puis celle, plus courte, et souvent plus dramatique de la décolonisation*, ont marqué le destin de nombreux Français.

Je souhaite répondre à leurs interrogations et proposer à la France une politique globale de réconciliation avec son histoire. Le calendrier nous dicte nos responsabilités. Le prochain Président de la République achèvera son mandat en 2012, année du 50ème anniversaire de la fin de la Guerre d'Algérie. Cette année-là doit être celle de la mémoire apaisée. A cette fin, et durant le quinquennat et la législature, je m'engage à mettre en oeuvre une politique structurée autour de quatre grands thèmes.

Mon premier engagement est celui du devoir de la Connaissance

Le Gouvernement, sous mon impulsion, s'engagera à favoriser la recherche historique sur l'ensemble de la période de la colonisation par l'attribution de bourses de recherche, l'ouverture des archives, le soutien aux publications et l'organisation de colloques.

Une commission indépendante sera créée pour traiter les grandes questions qui divisent aujourd'hui les Français :

- le rôle de la colonisation française

- les drames liés à la fin de la Guerre d'Algérie (le massacre des Harkis, la fusillade de la rue d'Isly, les tueries d'Oran, le rapatriement des Pieds noirs...).

Chaque année, le ministre des Anciens Combattants présentera au Parlement, dans le cadre du débat budgétaire, l'état de ces recherches.

Mon deuxième engagement est celui du travail de Mémoire

Celui-ci doit pouvoir se développer sans repentance, ni amnésie. Ni la mémoire de la colonisation, ni celle de la guerre d'Algérie n'ont vocation à développer la repentance franco-française mais, au contraire, elles doivent renforcer le partenariat franco-africain et avec les pays de l'ancienne Indochine.

Le Gouvernement, sous mon impulsion, s'engagera à créer une Fondation pour la Mémoire de la colonisation et de la décolonisation. Cette fondation devra fédérer l'ensemble des acteurs qui oeuvrent pour cette mémoire - associations de rapatriés, de harkis, d'anciens combattants et historiens.

Elle recevra la charge de la sauvegarde de l'ensemble des lieux du souvenir de cette période historique dans l'ensemble des pays concernés par cette histoire.

Elle sera également chargée de superviser la création des centres mémoriaux à vocation pédagogique. Enfin, elle aura compétence pour proposer les différents éléments historiques qui pourraient légitimement se retrouver dans les programmes scolaires.

Mon troisième engagement est celui de la solidarité et de la reconnaissance de la Nation.

Je m'engage, tout au long de ce quinquennat, à conduire une politique qui doit approfondir ces droits inaliénables.

Dès ma prise de fonction, je demanderai la création d'une commission du bilan chargée de faire une étude exhaustive des interventions mises en oeuvre par l'État depuis 1962 en faveur des harkis, des rapatriés et des anciens combattants.

Cette commission, présidée par le président de la Cour des Comptes, fera des propositions afin de corriger ou de compléter les droits ouverts.
Je demanderai que ce rapport soit présenté au Gouvernement en novembre 2007 afin d'inscrire au budget 2008 les propositions qu'il retiendra et qui seront présentées au Parlement.

Dès à présent, je m'engage pour que ce Droit à Réparation s'exerce en particulier pour les enfants des harkis ayant transités au moins trois ans dans les camps d'hébergement temporaire, pour les harkis prisonniers de l'ALN, dont le statut devra être celui de prisonnier de guerre, pour les rapatriés oubliés par les différentes lois d'indemnisation et pour l'ensemble des rapatriés pour lesquels des correctifs seront apportés aux lois d'indemnisation.

Mon quatrième engagement est celui de l'avenir

Le Gouvernement, sous mon impulsion, mettra en place des mesures d'aide systématique aux descendants de harkis qui s'investissent dans la vie économique, la vie sociale et culturelle de la France.

Cet engagement pour l'avenir se traduira également par la proposition de la création d'une année de « la France dans le Monde » en 2012, année dont les rapatriés, les harkis, les anciens combattants seront les acteurs principaux.
« L'obligation de l'avenir » c'est aussi mettre la connaissance des hommes et des femmes qui ont construit les pays et les départements qui étaient sous la responsabilité politique de la France au XIXème et XXème siècle au service de la politique méditerranéenne et plus largement mondiale de la France d'aujourd'hui.

Élue Présidente de la République, j'aurai besoin de tous celles et ceux qui ont construit la France universelle

Ségolène ROYAL

#3
cleopatre 02 Avril 2007
Qui dit mieux ?
Après lecture du compte rendu de la réunion de SARKO et la proposition de LE PEN on constate à l'évidence que ce dernier maîtrise dix fois mieux notre dossier.
#4
Khader 02 Avril 2007
Analyse des propositions respectives
Il ne manque plus que celle, de Nicolas SARKOZY, qui n'est pas, encore, en ligne, sur son site officiel. Puisque, sauf erreur de ma part, aucun autre candidat en lice, pour les Présidentielles 2007, n'a émis d'engagements, à ce jour, en faveur des Harkis et leurs Familles.

Je ferai, prochainement, une analyse, de chaque proposition et, il serait intéressant que les internautes fassent la leur.

A.F. Très Cordialement

Khader MOULFI

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