2008 : Allons-nous vers une célébration officielle de fait du 19 mars 1962 ?

Lettre ouverte à M. Alain MARLEIX, Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants !!! 

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M. MARLEIX, réponse très urgente escomptée à notre lettre ouverte, SVP !!!

 

 

Face à l'afflux de courriers reçus, de nos chers amis (e) internautes, depuis une dizaine de jours et, s'inquiétant, fort sympathiquement, de mon absence prolongée, sur votre site préféré "coalition-harkis.com", je tenais à vous confirmer que je suis, toujours, "vivant" et, que le FLN et ses "porteurs de valises" ne sont pas, encore, parvenus à me faire "trépasser" (Euh ! Je ne devrais pas trop plaisanter, avec cela, car à force de les persifler, mes détracteurs les plus acharnés finiront bien, un jour, par mettre leurs menaces à exécution mais, que voulez-vous, je suis incorrigible et, après tout, "on ne meurt qu'une fois" dit-on Cool !!!). 

 

djl.jpgAujourd'hui, je tenais à évoquer, un problème écoeurant et récurrent, en l'occurrence : la célébration étatique officielle de fait du 19 mars 1962, à en croire la teneur du débat parlementaire, en date du 08 novembre 2007, à l'Assemblée Nationale, au cours duquel des "propos ubuesques" ont été tenus et, première en la matière, ce n'est pas la gauche qui fut la plus "zélée" mais, étrangement, des députés UMP et du Nouveau Centre tels que M.M. Georges COLOMBIER et Georges FENECH (pour le parti gaulliste requalifié) et M. Jean-Christophe LAGARDE (pour le NC) qui fut, rappelons-le, le député centriste ayant accompagné, Jean-Louis DEBRE, en Algérie et, s'étant "prosterné", odieusement, sur le "Monument des terroristes flnistes" (à lire mon article y afférent en cliquant sur le lien suivant : http://www.coalition-harkis.com/content/view/122/109/), avec l'ancien Président du Palais Bourbon (et, désormais, à la tête du Conseil Constitutionnel) & Consorts ! A l'exception, de M. Christian VANNESTE, tout ce "pas beau monde" semblait consensuel et déterminé à réviser et à nier, publiquement, la réalité historique !!!

 

Néanmoins, personne n'ose déposer, dorénavant, un projet ou une proposition de loi, en ce sens, à l'instar d'Alain MARLEIX (en 2003) et Jacques BRIAT (à lire mon article : http://www.coalition-harkis.com/content/view/106/109/), dans une "hypocrisie d'Etat de très bas-vol" indéniable, puisque Nicolas SARKOZY, son Gouvernement et les parlementaires de sa majorité présidentielle ont décidé, insidieusement, de le faire mais sans le dire, cette fois-ci, pour ne pas s'attirer, derechef, les "foudres résistantes" des Harkis, de leurs Familles, des Pieds-Noirs, des Anciens Combattants, des Patriotes, ... Et, évidemment, de la majorité de nos compatriotes qui est hostile, de manière certaine, à cette "folie de la repentance en vogue" dont le "la" avait été donné, par la gauche plurielle, sous Lionel Jospin, via la loi révisionniste et négationniste du 18 octobre 1999  (à lire mon article traitant de ce sujet par le lien suivant et reprenant d'autres liens utiles : http://www.coalition-harkis.com/content/view/196/109/) !!!

En l'espèce, je me suis, d'ores et déjà, longuement, exprimé, sur la célébration choquante et indécente, du 19 mars 1962, par la République Française et, je vous invite à lire et/ou relire, mes éditoriaux précédents, notamment, par le lien suivant : http://www.coalition-harkis.com/content/view/138/109/ (reprenant d'autres liens avec les principaux articles antérieurs traitant de cette polémique). Cependant, il convient de proscrire, légitimement, tout rapprochement avec les armistices commémorés, des "vraies guerres de 1914/1918 et 1939/1945", car la "Guerre d'Algérie, n'a, jamais, eu lieu (s'agissant d'une pacification et d'une lutte contre le terrorisme) et, par conséquent, on ne fête pas, en général, le "cessez-le-feu d'une pseudo-guerre déclarée 37 ans après sa fin" et violé, de surcroît, dès le premier jour, par les "terroristes flnistes remis in bonis" (par les Accords d'Evian et déviants du 18 mars 1962) !!! 

 

massacreharkis002.gifLe "bilan macabre", de cette forfaiture du FLN, fut le "génocide annoncé", avec la complicité tacite, de l'Etat français de l'époque, de 150000 Harkis, plusieurs dizaines de milliers de Pieds-Noirs et 500 soldats métropolitains ! Si j'osais, un comparatif, je dirais que : "Imaginez qu'après le 8 mai 1945, les nazis auraient massacré, plus de 30 millions de Français, soit environ 70% de la population de l'époque,  en raison du laxisme criminel, de nos dirigeants, aurions-nous envie de commémorer cette date morbide ?". La réponse est NON ! Eh bien, c'est pareil, pour les Harkis et leurs Familles (Français à part entière, rappelons-le au cas où les "aficionados du 19 mars" l'auraient oublié !), car 150000 Harkis éradiqués, par les "satrapes algériens", sur un effectif global de 222000, c'est un pourcentage aussi énorme que celui illustré, par mon exemple, prohibant toute célébration d'un "cessez-le-feu sanglant et placebo" qui n'a jamais été appliqué, sciemment, par ses signataires félons et, ayant engendré, au nom d'une "déraison d'Etat sans précédent, un Crime contre l'Humanité caractérisé mais, impuni à ce jour !!! 

Or, Alain MARLEIX, Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants, a cru pouvoir répondre aux interrogations, de parlementaires de gauche et de droite, que : "Des instructions ont été données, aux représentants civils et militaires de l'Etat, de façon à ce qu'ils se joignent aux cérémonies" (?). Si je traduisais cela, en français basic, je dirais que dès lors où les préfets et autres hauts-gradés militaires sont "pressés", par le Gouvernement, de participer, à ces "festivités ignobles insultant la mémoire de soldats et de civils français", ces dernières deviennent, de facto, officielles et, il est temps de cesser cette "hypocrisie étatique" !!! 

 

Par conséquent, la Coalition Nationale des Harkis et des Associations de Harkis exhorte, M. MARLEIX, à s'expliquer, clairement, sur sa "position très équivoque", tout en lui rappelant, les engagements formels, du Président de la République, de ne pas reconnaître, le 19 mars 1962, comme date du "cessez-le-feu" (n'en déplaise à la FNACA, au FLN & Consorts !) et, il est temps de mettre un terme, une fois pour toutes, à cette "farce étatique de très mauvais goût" !!!

 

Affaire à suivre...

Khader MOULFI

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Commentaires  

#1
Khader 01 Février 2008
Contenu de la session parlementaire
En 2003, Alain Marleix proposait
une loi sur le 19 mars 1962

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Le 8 novembre 2007 il recommence, dans la séance d'examen à l'assemblée nationale du budget des anciens combattants.

Le 25 novembre il devrait se rendre à l'inauguration du Mur des disparus de Perpignan.

Nous espérons que les dirigeants des principales associations de Rapatriés auront les arguments pour le convaincre de conserver une seule et unique date le 5 décembre de chaque année.






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Séance du jeudi 8 novembre 2007

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M. Georges Colombier UMP

Lors de la campagne, Nicolas Sarkozy a rappelé qu’il n’était pas question de revenir sur les dates du 11 novembre 1918, du 8 mai 1945, du 18 juin 1940, ni sur les journées commémoratives de la déportation et de la libération des camps. Il s'est exprimé en faveur du maintien du 5 décembre, date de l'inauguration du Mémorial dédié aux combattants d'Afrique du Nord. Toutefois, il comprend que certaines associations souhaitent célébrer le 19 mars et se porte garant du bon déroulement des commémorations. Monsieur le ministre, vous m'avez informé que des instructions seraient données aux représentants civils et militaires de l'État de façon à ce qu'ils se joignent aux cérémonies. Je vous en remercie (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe UMP et du groupe NC ; protestations sur les bancs du groupe GDR

M. Alain Néri (Src)

En ce qui concerne les orphelins S’agissant enfin de la mémoire, je sais, Monsieur le ministre, qu’avec beaucoup de courage vous avez personnellement considéré, comme nous, que la seule date symbolique qui convenait pour se souvenir des victimes de la guerre d’Algérie était le 19 mars, jour du cessez-le-feu.

M. Christian Vanneste.

Et du massacre des harkis !

M. Alain Néri

De même que le 8 mai 1945 n’est pas la fin de la guerre, mais le jour de la capitulation nazie, et de même que le 11 novembre 1918 est celui de l’armistice ; et je salue votre initiative de demander la présence des autorités militaires et civiles. En revanche, il conviendra de rappeler aux préfets qu’ils doivent respecter les lois de la République : le 5 décembre, il n’est prévu qu’une manifestation nationale et une manifestation départementale ; il est incorrect d’écrire aux maires pour leur dire d’organiser des manifestations communales ce jour-là.

M. Patrick Beaudouin, rapporteur pour avis

Nos 36 000 communes font partie de la République !

M. Jean-Christophe Lagarde Nouveau centre C’est un sentiment d’amertume qu’ont éprouvé les anciens combattants à la lecture de ce premier budget de la législature

Un mot enfin sur les dates de commémoration : une écrasante majorité d’anciens combattants ayant servi en Afrique du Nord demande que la date du
#2
Khader 01 Février 2008
Session (suite)
M. Jean-Christophe Lagarde Nouveau centre C’est un sentiment d’amertume qu’ont éprouvé les anciens combattants à la lecture de ce premier budget de la législature

Un mot enfin sur les dates de commémoration : une écrasante majorité d’anciens combattants ayant servi en Afrique du Nord demande que la date du 19 mars remplace celle du 5 décembre, retenue en 2003 alors qu’elle ne correspond à aucun événement précis. La transmission de la mémoire repose pourtant sur les commémorations, qui doivent rassembler au lieu de diviser. Le 5 décembre est une date farfelue, probablement choisie au hasard dans le calendrier.

M. Alain Néri C’était un trou dans l’agenda de Jacques Chirac !

M. Jean-Christophe Lagarde

Pourquoi ne pas choisir le 19 mars, jour où le cessez-le-feu est intervenu, même si bien des exactions ont ensuite été commises ma propre famille en sait quelque chose. C’est la seule date qui vaille, car c’est celle qui sera retenue par les livres d’histoire.

M. François Rochebloine Très juste !

M. Jean-Christophe Lagarde

J’aimerais connaître votre position sur cette question, Monsieur le ministre, ainsi que sur la participation des représentants de l’État aux commémorations. Il me semble que l’on pourrait au moins l’autoriser, comme c’était le cas, voilà quelques années

M. Georges Fenech UMP

S’agissant de la commémoration de la fin de la guerre d’Algérie, qui a si longtemps divisé le monde combattant, je salue la volonté actuelle de consensus en mon nom et en celui de mon collègue Remiller, député-maire de Vienne. J’ai moi-même pris l’engagement d’oeuvrer en faveur d’une solution d’apaisement, et je vous ai écrit à ce sujet, monsieur le ministre. Nous ne serons sans doute pas suivis en ce sens sur tous les bancs, mais nous ne pouvons rester insensibles aux arguments de certaines associations. J’espère notamment que vous donnerez instruction aux représentants civils et militaires de ce pays de se joindre aux commémorations du 19 mars prochain.

M. François Rochebloine

Très bien !

M. Georges Fenech

Ma famille a également traversé des épreuves douloureuses après le 19 mars. Mais force est de reconnaître que c’est la date du cessez-le-feu ! Que ceux qui ont survécu se rappellent, ce jour-là, ceux qui sont tombés au champ d’honneur.
Ne pensez-vous pas que le moment est venu d’envisager une date unique pour commémorer tous ceux qui sont morts, au cours du XXe siècle, pour la France ?
Alors que nous nous apprêtons à célébrer le 90e anniversaire du 11 novembre 1918, pourquoi ne pas nous interroger sur le sens de ces jours de recueillement ?
#3
Khader 01 Février 2008
Session (suite Bis)
M. François Rochebloine ( nouveau centre )

Une majorité de Français retient aujourd'hui la date du 19 mars, qui tend à s'imposer dans la conscience nationale comme la seule date historique. Je ne porte aucun jugement sur les événements et refuse de participer à des polémiques indignes au regard des 30 000 soldats tués et des 300 000 soldats blessés lors des combats en Algérie, au Maroc et en Tunisie. Ne confondons pas commémoration et célébration ! Il ne s'agit pas de consacrer la victoire des uns ou la défaite des autres. Le 19 mars 1962 a vu la proclamation d'un cessez-le-feu en Algérie à la suite des accords d'Évian, approuvés à 90,71 % par le peuple français lors du référendum du 8 avril 1962.
Une cérémonie commémorative doit d'abord servir la paix par des rassemblements dignes et recueillis devant les monuments aux morts ou les plaques commémoratives de nos villes et villages de France. Au-delà des anciens combattants, j'ai une pensée particulière pour les appelés du contingent : la date du 19 mars appartient à notre peuple – mon ami Georges Colombier, qui se trouvait en Algérie à cette date, ne dira pas le contraire – à notre histoire et à tous ceux qui chérissent la paix. Nous avons un devoir de mémoire à remplir, dans le respect des convictions individuelles de nos concitoyens. Je sais, monsieur le ministre, que vous porterez une attention bienveillante à cette question, ayant vous-même déposé en 2000 et 2003 une proposition de loi tendant à reconnaître le 19 mars comme date officielle de la fin de la guerre d'Algérie. Une nouvelle fois, je dénonce la date du 5 décembre, qui ne correspond à rien et ne peut donc servir le travail de mémoire que nous entendons conduire en direction de la jeunesse.
#4
Khader 01 Février 2008
Session (Suite 3)
M. André Wojciechowski (Ump)

Troisième volet, le travail de mémoire mais pas n'importe lequel. Il faut rompre tant avec la commémoration aiguë qui a saisi notre société depuis deux décennies qu'avec la repentance. Nous voulons d’abord une mémoire de l'intégration. Les premières années du conflit ont été marquées par un exceptionnel engagement des étrangers dans les armées françaises : combattants polonais, réfugiés juifs, républicains espagnols, engagés d'abord contre l'envahisseur puis dans la Résistance. Ces combats et ces hommes sont des symboles nécessaires à notre politique d'intégration. Il faut ensuite une mémoire partagée. La mémoire franco-africaine oscille entre deux tendances, la repentance coloniale et la mise en valeur des racines musulmanes : il est nécessaire de rompre avec les deux. Si le film Indigènes a fait naître une réflexion salutaire, il n'a pas vocation à écrire l'histoire. Si l'inauguration par Jacques Chirac d'un Mémorial musulman à Verdun en 2006 a été approuvée par l'opinion publique, je ne suis pas sûr que la transformation de tous les combattants africains en authentiques musulmans soit conforme à la vérité historique. Il est aujourd’hui essentiel de construire une histoire partagée entre les différentes nations africaines et la France. Pourquoi ne pas faire flotter tous les 11 novembre et 8 mai dans nos nécropoles nationales les drapeaux des pays des combattants tués au combat ? La mémoire partagée peut être un outil de la grande politique méditerranéenne qu’entend lancer le Président de la République.

Alain Marleix, secrétaire d’État

La politique de mémoire est aujourd'hui à la croisée des chemins, en raison de la disparition progressive des acteurs et témoins, et de l'éloignement dans le temps de ces événements. La mémoire doit être mieux défendue et s'adapter aux évolutions de notre société, tant dans son expression que dans son public. Je veux une politique de mémoire assumée, comme j'ai pu le dire lors de mon premier déplacement en Algérie.
C'est pourquoi je serai extrêmement vigilant quant à la mission même que nous donnerons à la Fondation pour la mémoire de la Guerre d'Algérie et des combats de Tunisie et du Maroc, dotée de 3 millions d’euros en 2008. Cette politique ne doit pas nous conduire à la confrontation des mémoires, mais à la réconciliation (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe NC et du groupe UMP). La mémoire ne doit pas être ce qui nous oppose, mais ce qui nous rassemble. Près de 45 ans après les faits, il est de notre responsabilité d'en appeler à la concorde et de rendre hommage à toutes les victimes de cette guerre.
C'est la raison pour laquelle je ne veux pas non plus d'une politique de mémoire qui devienne l'antichambre de la tyrannie de la pénitence.

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