Les dossiers de "coalition-harkis.com" : "Souris Alfred, t'as le bonjour d'EDVIGE" !!! Mais, de qui se fiche-t-on ???

bigbrother.jpg

Les dérives de la télé-réalité et de la technologie aux "sévices" des Français (es) !!!

 

 

Je sais ! Certains "pseudos intellectuels ronchons" vont encore se dire avec exaspération : "Ah ce Khader MOULFI est désespérant avec sa prose anticonformiste et ses titres déjantés ne pouvant prétendre au Goncourt même au niveau de la double-discrimination positive pour les enfants de Harkis !" (Ok) et, franchement, tant pis pour eux car je n'ai nulle envie, Chers Internautes adorés, de vous "torturer" en écrivant, pour leur plaire, des "phrases aussi longues, bavardes et mortellement ennuyeuses qu'un film de la Nouvelle Vague" ! Que voulez-vous ? Le plus érudit et "stylé" n'est pas, forcément, celui qui récolte les prix littéraires et, Frédéric DARD (le génial et regretté San-Antonio) en est la parfaite illustration !!!

dvd1984.jpgMais, revenons à nos "moutons" puisque dans notre formidable "République Démocratique" (euh, je plaisante of course !), nous devenons, jour après jour, les "braves bébêtes de Panurge" guidées, par nos "étoiles du berger" (comme nos politiciens veulent se "stariser", il faut bien adapter nos métaphores pour être à la page !). Et, la dernière "trouvaille à failles" en date, de Mister SARKOZY et ses Amis (es), est le fichier EDVIGE qui n'a rien à envier, à Océania, l'une des trois dictatures évoquées dans le roman d'anticipation, de George ORWELL, le très inquiétant "1984" (écrit en 1948) et, son célébrissime leitmotiv : "Big Brother is watching you" qui est devenu, à présent, un pâle reflet de la réalité qui se profile à "l'horizon despotisé" (j'invente des termes pour me coller au monde de demain qui semble avoir commencé aujourd'hui au demeurant !) ! A noter qu'un film éponyme, assez réussi, avait été réalisé, pour marquer le coup, en 1984, par Michael RADFORD avec notamment, dans les rôles principaux, John HURT et Richard BURTON, pour les "paresseux de la lecture sans images" (Baba).

Mais, avant de développer, succinctement, le "pedigree" controversé, de notre Chère EDVIGE, il convient de préciser que ce n'est pas une nouveauté, en matière de "fichages policiers", car il existe, d'ores et déjà, une base de données, très discutable, en l'occurrence : le "STIC" (Système de Traitement des Infractions Constatées) qui recense, contrairement, au "Casier Judiciaire", des faits non condamnés, par la Justice, ce qui est, évidemment, une atteinte caractérisée aux libertés et droits fondamentaux ! Combien de personnes ont pu recevoir, avec étonnement, une lettre de licenciement, de la part de leurs employeurs, essentiellement, dans des secteurs réglementés (sécurité, ...), après un avis défavorable, des préfectures, eu égard à une consultation du STIC, pour de simples comportements, certes, par toujours très "fair-play" mais, non réprimés, par un magistrat, dans le cadre d'un procès régulier et contradictoire (bonjour la présomption d'innocence !) ???

Par ailleurs, tous les militants actifs, en faveur des Harkis et leurs Familles, ou de tout autre cause (syndicale, politique, associative, ...), savent, fort bien, qu'ils sont "suivis de très près", par les Renseignements Généraux (les fameux R.G.) et, que leurs "investigations" sont consignées dans des listes nominatives. Cela vaut, également, pour les "personnalités tous azimuts" (artistes, journalistes, intellectuels, ...) pouvant influencer l'Opinion Publique.

edvige.jpgSans parler des autres fichiers tenus, par différentes institutions et/ou assimilées, telles que la Justice, la Banque de France, le Trésor Public, ... Où il suffit d'avoir, dans ses relations, un banquier, un juge, un fonctionnaire ou tout autre tiers pouvant accéder, à ces informations réputées, à tort, "confidentielles", pour s'ingérer, insidieusement, dans la vie d'autrui, avec, régulièrement, le recours à la corruption et/ou l'allégeance (Cf. l'affaire du Doyen des Juges d'Instruction de Nice, Jean-Paul RENARD, qui livrait ce genre de renseignements à sa loge-maçonnique).

Le problème majeur est que ce type de fichiers censé être utile, à l'intérêt général de nos Compatriotes, à l'instar de la lutte contre la délinquance et la criminalité, peut "dériver", très rapidement, selon l'usage réel que l'on en fera ! Et, l'interrogation primordiale, quant à EDVIGE et ses "desseins", est : "A quoi ce fichier servira in fine ?".

 

Or, ni le Président de la République ni Michèle ALLIOT-MARIE (Ministre de l'Intérieur) ne sont parvenus à nous "rassurer", pleinement, sur ce fichier décrié, car en minimiser, la portée, correspondrait à remettre en cause, de facto, la légitimité de sa création et, qui nous garantira, le moment-venu, une totale transparence ? Certainement pas, la Commission Nationale Informatique et Libertés qui, tout comme le Conseil Constitutionnel, est composée de "politiciens professionnels en fin de carrière" et, Alex TÜRK, Président de la CNIL et, non moins,  sempiternel "POULIDOR aux élections municipales lilloises" est, évidemment, une "partie intégrante de premier plan", du "sérail", au sein de l'UMP !!!

C'est pourquoi, la Coalition Nationale des Harkis et des Associations de Harkis, toujours, fidèle à sa vocation citoyenne, a décidé de s'attaquer, à ce "dossier très sensible" (voire liberticide), puisque la santé, la vie privée, les diverses appartenances, ... Doivent demeurer, strictement, dans la "sphère privée" et, aucunement, devenir, iniquement, un "instrument de sélection et d'exécution", des persona non grata, au service du "pouvoir", d'autant plus que notre EDVIGE est loin d'être une "affaire ancienne et classée" !!!

 

Affaire à suivre...

Khader MOULFI

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Commentaires  

#1
A.B. 10 Octobre 2008
Déjà demain ?
Voilà à quoi pourrait ressembler la commande d'une pizza en 2015, ou les dérives de l'interconnexion des données informatiques :

Standardiste :
– Speed-Pizza, bonjour.
Client :
– Bonjour, je souhaite passer une commande s'il vous plaît.
Standardiste :
– Oui, puis-je avoir votre NIN, Monsieur ?
Client :
– Mon Numéro d'Identification National ? Oui, un instant, voilà, c'est le 6102049998-45-54610.
Standardiste :
– Je me présente je suis Habiba Ben Saïd. Merci Mr Jacques Lavoie.
Donc, nous allons actualiser votre fiche, votre adresse est bien le 174 avenue de Villiers à Carcassonne, et votre numéro de téléphone le 04 68 69 69 69. Votre numéro de téléphone professionnel à la Société Durand est le 04 72 25 55 41 et votre numéro de téléphone mobile le 06 06 05 05 01.
C'est bien ça, Monsieur Lavoie ?
Client (timidement) :
– oui !!
Standardiste :
– Je vois que vous appelez d'un autre numéro qui correspond au domicile de Mlle Isabelle Denoix, qui est votre assistante technique.
Sachant qu'il est 23h30 et que vous êtes en RTT, nous ne pourrons vous livrer au domicile de Mlle Denoix que si vous nous envoyez un XMS à partir de votre portable en précisant le code suivant AZ25/JkPp+88
Client :
– Bon, je le fais, mais d'où sortez-vous toutes ces informations ?
Standardiste :
– Nous sommes connectés au système croisé, Monsieur Lavoie
Client (Soupir) :
– Ah bon !.... Je voudrais deux de vos pizzas spéciales mexicaines.
Standardiste :
– Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, Monsieur Lavoie.
Client :
– Comment ça ???...
Standardiste :
– Votre contrat d'assurance maladie vous interdit un choix aussi dangereux pour votre santé, car selon votre dossier médical, vous souffrez d'hypertension et d'un niveau de cholestérol supérieur aux valeurs contractuelles. D'autre part, Mlle Denoix ayant été médicalement traitée il y a 3 mois pour hémorroïdes, le piment est fortement déconseillé.
Si la commande est maintenue la société qui l'assure risque d'appliquer une surprime.

Client :
– Aie ! Qu'est-ce que vous me proposez alors ?...

Standardiste :
– Vous pouvez essayer notre Pizza allégée au yaourt de soja, je suis sûre que vous l'adorerez.

Client :
– Qu'est-ce qui vous fait croire que je vais aimer cette pizza ?

Standardiste :
– Vous avez consulté les 'Recettes gourmandes au soja' à la bibliothèque de votre comité d'entreprise la semaine dernière, Monsieur Lavoie et Mlle Denoix a fait, avant hier, une recherche sur le Net, en utilisant le moteur '_http://www.moogle.fr '_avec comme mots clés soja et alimentation.
D'où ma suggestion.

Client :
– Bon d'accord. Donnez-m'en deux, format familial.

Standardiste :
– Vu que vous êtes actuellement traité par Dipronex et que Mlle Denoix prend depuis 2 mois du Ziprovac à la dose de 3 comprimés par jour et que la pizza contient, selon la législation, 150 mg de Phénylseptine par 100 g de pâte, il y a un risque mineur de nausées si vous consommez le modèle familial en moins de 7 minutes. La législation nous interdit donc de vous livrer.
En revanche, j'ai le feu vert pour vous livrer immédiatement le modèle mini.

Client :
– Bon, bon, ok, va pour le modèle mini. Je vous donne mon numéro de carte de crédit.

Standardiste :
– Je suis désolée Monsieur, mais je crains que vous ne soyez obligé de payer en liquide. Votre solde de carte de crédit VISA dépasse la limite et vous avez laissé votre carte American Express sur votre lieu de travail. C'est ce qu'indique le Credicard Satellis Tracer.

Client :
– J'irai chercher du liquide au distributeur avant que le livreur n'arrive.

Standardiste :
– Ça ne marchera pas non plus, Monsieur Lavoie, vous avez dépassé votre plafond de retrait hebdomadaire.

Client :
Mais ?... Ce n'est pas vos oignons ! Contentez-vous de m'envoyer les pizzas ! J'aurai le liquide. Combien de temps ça va prendre ?

Standardiste :
– Compte-tenu des délais liés aux contrôles de qualité, elles seront chez vous dans environ 45 minutes. Si vous êtes pressé, vous pouvez gagner 10 minutes en venant les chercher, mais transporter des pizzas en scooter est pour le moins acrobatique.

Client :
– Comment diable pouvez-vous savoir que j'ai un scooter ?

Standardiste :
– Votre Peugeot 408 est en réparation au garage de l'Avenir, par contre votre scooter est en bon état puisqu'il a passé le contrôle technique hier et qu'il est actuellement stationné devant le domicile de Mlle Denoix. Par ailleurs j'attire votre attention sur les risques liés à votre taux d'alcoolémie. Vous avez, en effet réglé quatre cocktails Afroblack au Tropical Bar, il y a 45 minutes. En tenant compte de la composition de ce cocktail et de vos caractéristiques morphologiques, ni vous, ni Mlle Denoix n'êtes en état de conduire. Vous risquez donc un retrait de permis immédiat.

Client :
– @#%/$@& ?# !

Standardiste :
– Je vous conseille de rester poli, Monsieur Lavoie. Je vous informe que notre standard est doté d'un système anti-insulte en ligne qui se déclenchera à la deuxième série d'insultes. Je vous informe en outre que le dépôt de plainte est immédiat et automatisé.
Or, je vous rappelle que vous avez déjà été condamné en juillet 2009 pour outrage à agent.

Client (sans voix) :
– ...

Standardiste :
– Autre chose, Monsieur Lavoie ?

Client :
– Non, rien. Ah si, n'oubliez pas le Coca gratuit avec les pizzas, conformément à votre pub.

Standardiste :
– Je suis désolée, Monsieur Lavoie, mais notre démarche qualité nous interdit de proposer des sodas gratuits aux personnes en surpoids. Cependant à titre de dédommagement, je peux vous consentir 15 % de remise sur une adhésion flash au contrat Jurishelp, le contrat de protection et d'assistance juridique de Speed assurance. Ce contrat pourrait vous être utile, car il couvre, en particulier, les frais annexes liés au divorce.
Vu que vous êtes marié à Mme Claire Lavoie, née Girard depuis le 15/02/2008 et vu votre présence tardive chez Mlle Denoix, ainsi que l'achat il y a une heure à la pharmacie du Canal d'une boîte de 15 préservatifs et d'un flacon de lubrifiant à usage intime.

À titre promotionnel, je vais faire joindre aux pizzas un bon de 5 EUR de réduction pour vos prochains achats de préservatifs valable chez Speed-Parapharma. Toutefois veuillez éviter les pratiques susceptibles d'irriter les hémorroïdes de Mlle Denoix, pour lesquelles Speed-Parapharma se dégage de toute responsabilité.
Bonsoir Monsieur et merci d'avoir fait appel a Speed Pizza.
#2
Jean-Claude LATAUP 10 Octobre 2008
Ode à EDVIGE !
Dans l’œil du cyclone

N’étant pas météorologue je ne vous parlerai pas dans ce billet d’un actuel phénomène tropical centré sur la Floride, phénomène ayant pour nom Gustav et qui donne depuis quelques jours des sueurs froides au « team » (normal nous sommes chez l’oncle Sam) d’un vendeur de frites en campagne ; cette équipe ayant encore en mémoire les lamentables erreurs de gestion constatées, il y a quelques années concernant Katrina, une cousine de Gustav, erreurs commises par l’actuel locataire de la « White House », (baptisée Maison Blanche in french)

Bien que nous soyons à quelque 7000 kilomètres du luxuriant état américain un cataclysme qui n’est pas Gustav se prépare au dessus de nos têtes si nous ne faisons rien pour l’empêcher de prendre sa puissance et d’occasionner ainsi de sérieux dommages chez nombre de citoyens français.

Cette « Calamity Jane » bien que portant le joli nom d’EDVIGE présage nombre de choses des plus désagréables.

Pourquoi faut-il toujours que l’on donne de bien jolis noms à tous les fléaux que sont les catastrophes ? Pour faire passer l’addition ?

Et là, croyez moi ou ne me croyez pas mais l’addition risque d’être âcre et salée si d’aventure EDVIGE voit concrètement le jour. Il suffit, pour s’en convaincre de lire ou relire le précédent billet figurant sur cet espace pour comprendre l’ampleur de ce qui nous attend si nous restons sans réaction face à ce fléau potentiel.

Une action est possible et véritablement simple à mettre en application. Il suffit à chacun d’imiter les milliers de personnes qui ont signé la pétition afin de faire entendre la voix de la colère montant de la France profonde et peser ainsi sur le pouvoir en place chez nous.

Je vous offre ci-après une petite complainte composée en « l’horreur » d’EDVIGE

Ecrivainparisien, alias Jean Claude, poète, écrivain, pamphlétaire, politiquement incorrect, libre et plus que jamais indépendant

Complainte pour l’enfant maudit

Ceux qui nous gouvernent ont enfanté une chose monstrueuse

Elle a pour nom de baptême EDVIGE cette enquiquineuse

Elle a vu le jour le premier juillet, sous l’œil ravi de ses parents

Elle a dessein de s’en prendre aux grands et aux adolescents.

Elle a la prétention de contrôler nos actions, cela jusqu’à la fin

Je pense que ses inconscients géniteurs sont devenus malsains

Ils l’ont éduquée pour agir dans le seul intérêt de quelques uns

Hésiode et Pistis, les Muses ont failli défaillir, criant au larcin.

Elle se prépare assurément de mauvais jours cette effrontée

Beaucoup vont tenter de la faire trébucher ou même tomber

Les passionnés de liberté vont enfourcher cheval de bataille

Un vent de révolte va obscurcir le noir ciel de cette canaille !

Bientôt ses parents se feront huer du côté des assemblées

S’ils persistent dans leur attitude malsaine ils se feront jeter

Au pays des droits de l’Homme ne lui laissons pas sa chance

Cette satire s’adresse à tous, pour marquer les consciences.

Ecrivainparisien 2 septembre 2008

Le savoir est un passeport pour la liberté
La vie est infiniment plus belle en poésie
Ecrivainparisien
#3
AFP 10 Octobre 2008
Johnny et Jamel victimes du STIC !
Enquête demandée après divulgation des fiches de police de Debbouze et Hallyday
Il y a 3 jours





PARIS (AFP) — Le ministère de l'Intérieur a demandé lundi qu'une enquête soit ouverte après la divulgation, sur le site internet Bakchich, des fiches de police confidentielles du chanteur Johnny Hallyday et du comédien Jamel Debbouze.

Sous le titre "Tous fichés, même les potes de Nicolas Sarkozy", le site satirique publie lundi in extenso les fiches des deux célébrités contenues dans le système de traitement des infractions constatées (Stic), un fichier controversé de la police dont les données sont confidentielles.

Ces fiches recensent de présumées infractions leur étant imputées, remontant à 1972 pour Hallyday et s'arrêtant, toujours pour celui-ci, à 1995.

Interrogé par l'AFP, le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Gérard Gachet, a déclaré que la ministre, Michèle Alliot-Marie, avait demandé au directeur général de la police (DGPN) que soit diligentée une "enquête sur l'origine de ces fuites".

L'intérieur rappelle que la "traçabilité des consultations des fichiers de police" permet "d'identifier" leurs utilisateurs.

M. Gachet ajoute également que Mme Alliot-Marie réunira la semaine prochaine le groupe de contrôle des fichiers, comme elle l'avait annoncé après la polémique autour du fichier Edvige.

Il s'agit de la "commission des fichiers" de police ou de gendarmerie, créée en 2002 et animée par Alain Bauer, président de l'Observatoire national de la délinquance (OND), qui avait effectué un rapport complet sur ce sujet en 2006.

La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) dénonce depuis 2004 les "dérives" de l'utilisation de fichiers de police, notamment du Stic pour l'embauche de personnels par exemple.

Des policiers soupçonnés d'avoir monnayé des informations contenues dans le Stic, qui recense des milliers de personnes à partir de la moindre infraction ou garde à vue, ont déjà été interpellés et sanctionnés dans d'autres affaires.
#4
Le Monde AFP 10 Octobre 2008
On vous prie de dire pour qui l'on prie
En Rhône-Alpes, les services de renseignement s'intéressent à la religion des fonctionnaires
LEMONDE.FR avec AFP | 02.10.08 | 09h31 • Mis à jour le 02.10.08 | 11h18

Alors que le gouvernement est toujours prudent sur les question de fichage après le tollé provoqué par le fichier Edvige – renommé depuis EDVIRSP –, un courriel émanant des services de renseignement demandant de connaître la religion des fonctionnaires du conseil régional de Rhône-Alpes a suscité l'indignation, autant chez les autorités locales qu'au ministère de l'intérieur.

Dans ce courriel, envoyé le 16 depuis les locaux de la sous-direction de l'information générale (SDIG), qui fait partie de la Direction départementale de la sécurité publique du Rhône (DDSP) - anciens renseignements généraux (RG) -, la direction des ressources humaines du conseil régional était sommé d'indiquer "si parmi votre personnel, vous avez des agents de confession autre que chrétienne". " Dans l'affirmative pouvez-vous me dire si certains d'entre eux ont demandé des aménagements d'horaires ou de service pour pratiquer leur religion", poursuivait la missive, qui a provoqué la stupéfaction des services de la région.

Après vérification, ces derniers ont appris qu'il ne s'agissait pas d'un canular, mais bien "d'une demande officielle". Des fonctionnaires régionaux ont même assuré que "d'autres collectivités" ont reçu les mêmes demandes de la part des ex-RG. Ces derniers ont justifié leur demande du bout des lèvres, assurant qu'ils agissaient à la demande de l'Association des maires de France (AMF), qui a démenti toute implication.

AFFAIRE "INADMISSIBLE ET TOTALEMENT DÉPLACÉE"

Vendredi 26 septembre, le président de la région Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne, avait interpellé le ministère de l'intérieur sur cette enquête "choquante tant dans son principe que dans les modalités de sa mise en œuvre". Dans un communiqué, la région dénonce une demande qui "remet au goût du jour le fichier Edvige, dont certaines prescriptions seraient abandonnées dans le projet de décret annoncé par le gouvernement le 18 septembre dernier". "Alors que le nouveau projet de décret est à l'étude, les RG constituent leurs fichiers, mais sous couvert de quel texte de loi ? Est-il nécessaire de rappeler que cette demande porte gravement atteinte aux principes de non-discrimination ?", conclut la région.

Au ministère de l'intérieur, où on assure avoir découvert l'affaire par le biais de la presse, on s'est empressé de diligenter une enquête interne sur cette affaire "inadmissible et totalement déplacée". Selon la Place Beauvau, la lettre de M. Queyranne n'était pas encore parvenue au cabinet de la ministre Michèle Alliot-Marie mercredi. "Il est totalement inadmissible d'adresser ainsi à une collectivité locale une question de la sorte", explique-t-on au cabinet de Mme Alliot-Marie. Les résultats de cette enquête devraient être connus "d'ici à vingt-quatre heures au plus tard" et Mme Alliot-Marie "ne manquera pas de tirer toutes les conséquences qui s'imposeraient".

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