NON AU 19 MARS 1962 : MISSIVE DE COALITION-HARKIS.COM A NICOLAS SARKOZY !!!

Quid de vos engagements et de votre parole donnée le 31 mars 2007 ? Les gaullistes font-ils, de manière rétroactive, l'apologie de leurs crimes d'Etat et de leur complicité étatique de génocide ???

A lire le dossier et la poursuite des débats dans les commentaires ci-dessous qui seront mis à jour quotidiennement au fur et à mesure !!!

A voir dans le commentaire N° 11 un article du Parisien reprenant le rapport nauséeux d'André KASPI préconisant le retrait des jounées d'Hommage National aux Harkis et du 05 décembre !!! 

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Nicolas SARKOZY le 31 mars 2007 en son QG de Campagne à Paris (photo Khader MOULFI pour "coalition-harkis.com") !!!

 

 

Monsieur le Président de la République,

 

Une fois n'est pas coutume mais, je vais tâcher de "modérer", au mieux, le ton pamphlétaire et décalé qui m'est spécifique, sur "coalition-harkis.com", dans la perspective de vous interpeller, en personne, sur une consternante problématique récurrente, immorale et antipatriotique.

Il s'agit, en l'espèce, de la célébration officielle de facto, du très morbide 19 mars 1962, puisque dès lors où l'Etat recommande, vivement, à ses plus importants "serviteurs" (Préfets, directeurs de l'ONAC et de ses services départementaux, chefs de Corps d'Armée, ...) de participer, singulièrement, à cette "Journée de Honte Nationale", celle-ci vient s'amalgamer, évidemment, iniquement et insidieusement, avec les 12 commémorations légales en vigueur. 

Est-il possible de pouvoir justifier cette frénésie commémorative abjecte, d'un pseudo cessez-le-feu violé, le premier jour, par les terroristes du FLN remis in bonis, de manière odieuse, par les Accords d'Evian ? Lesdits accords ont été entérinés, au nom de la République Française, le 18 mars 1962, par Louis JOXE, afin de liquider, aux dépens des Français d'Algérie (de toutes origines et confessions), les "affaires algériennes", sans se soucier des terribles conséquences de cette "déraison d'Etat" (génocide prémédité, exode massif, dictature quasi-cinquantenaire, ...) ! 

Faut-il vous remémorer que le Parlement (Assemblée Nationale + Sénat) avait voté, sous le Gouvernement JOSPIN, une "loi scélérate", révisionniste et négationniste, en l'occurrence : la loi du 18 octobre 1999, requalifiant la "pacification", entre 1954 et 1962, en Guerre d'Algérie et, il est étonnant de constater que M. JACQUES CHIRAC n'ait pas cru devoir la faire déclasser, également, par souci d'équité, en se référant à sa position discutable, lors de la polémique outrancière afférente, à feu l'alinéa 2 de l'article 4 de la loi du 23 février 2005, sur l'argutie aléatoire : "Il n'appartient pas au politique d'écrire l'Histoire..." !!! 

Alors, qu'en est-il lorsque le politique la réécrit en la falsifiant ???

Par ailleurs, la commémoration perfide du 19 mars 1962, ès qualité de "date officielle de la fin des hostilités" avait été votée, le 22 janvier 2002 mais, aussitôt, non appliquée, eu égard à la "fronde légitime et salutaire" de plusieurs associations de Harkis, Pieds-Noirs et Anciens Combattants, l'ayant prise, naturellement, telle un camouflet étatique de plus à leur égard. Or, je m'explique, très difficilement, l'acharnement clientéliste actuel, de votre majorité UMP et Nouveau Centre, à vouloir "fêter", sans scrupules, un armistice bafoué, par les despotes flnistes signataires, sans la moindre légitimité, d'un traité impliquant tout un peuple, désormais, "apatride de fait" (pour les Rapatriés manipulés, trahis, génocidés, discriminés et méprisés par l'Etat Français depuis 1962) et, "opprimé" (pour les Algériens vivant sous la dictature et la corruption du FLN).  

Pourtant, lors des discussions parlementaires, en 2002, le RPR et l'UDF s'étaient opposés, farouchement, à la célébration officielle du 19 mars 1962 et, ce revirement soudain et parjure, de la part de votre famille politique et de vous-même, nous laisse pantois et amers.

Alors, Monsieur le Président de la République, quid de votre serment de mettre un terme définitif à cette "folie de la repentance" ? Allez-vous laisser prospérer, davantage, cette "dérive hystérique", d'une minorité nationale et étrangère, voulant nous contraindre à s'autoflageller et, à réviser l'Histoire de France, au nom d'une idéologie criminelle ayant fait 200000 millions d'innocentes victimes ? Le 19 mars 1962 doit demeurer, ad vitam aeternam, une "Journée de deuil pour la Nation" car, comment pourrait-on fêter, un "pseudo cessez-le-feu" ayant fait, a posteriori, plus de morts que durant TOUTE la "pacification en Algérie" entre 1954 et 1962 ? Et, 150000 Harkis, plusieurs dizaines de milliers de Pieds-Noirs et 500 soldats métropolitains génocidés, après cette date, sont là pour vous dissuader de célébrer ce jour funeste et sordide !!!

N'est-il pas temps de consulter, par référendum, le Peuple Français sur ce sujet ???

 

Affaire à suivre...

Khader MOULFI

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Commentaires  

#1
Assemblée Nationale 07 Novembre 2008
Débat sur le 19 mars 1962 le 22/01/2002
RECONNAISSANCE DU 19 MARS

M. le Président - L'ordre du jour appelle les explications de vote et le vote, par scrutin public, sur la proposition de loi de M. Bernard Charles et plusieurs de ses collègues relative à la reconnaissance du 19 mars comme Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie.



EXPLICATIONS DE VOTE

Mme Chantal Robin-Rodrigo - La loi du 18 octobre 1999, qui reconnaît que les événements d'Algérie étaient bien une guerre - et quelle guerre ! - a rétabli dans leur dignité tous ceux qui ont été impliqués dans ce conflit - appelés du contingent, Harkis, Pieds-noirs.

La République française a beaucoup tardé à effectuer cette reconnaissance. Il est temps de la prolonger par un acte de mémoire.

En proposant ce texte, les députés RCV ne cherchaient pas à bâtir un modèle unique d'explication de la guerre d'Algérie. Certaines outrances entendues dans le débat donnent à penser que beaucoup aimeraient instrumentaliser l'Histoire. Ils font fausse route.

La guerre d'Algérie a coûté la vie à 30 000 de nos concitoyens, très jeunes pour la plupart. Leurs noms sont gravés dans la pierre des monuments aux morts, aux côtés de ceux des deux guerres mondiales. Dans mon département, les Hautes-Pyrénées, le bilan est impressionnant, tout comme l'est la constance avec laquelle leurs compagnons d'armes entretiennent leur souvenir. Il convient donc que la nation dédie une journée à la mémoire de toutes les victimes, civiles et militaires, de cette guerre.

Cette journée ne peut être que celle de la signature des accords d'Evian, le 19 mars. Nul n'ignore que des hommes et des femmes sont tombés, des deux côtés, après la sonnerie symbolique du clairon. Mais le 19 mars cristallise la volonté de mettre fin à un conflit qui a engendré trop de victimes, auxquelles nous devons rendre hommage autrement qu'à la sauvette.

C'est l'occasion aussi de tendre la main aux Harkis, traités depuis quatre décennies comme des boat-people. Nous leur devons réparation.

L'opinion est favorable à cette initiative. Trois Français sur quatre selon des sondages, plus de la moitié des conseils municipaux, les 343 députés qui ont signé des propositions de loi identiques, cela constitue une majorité suffisante pour que la représentation nationale confirme l'adhésion manifestée par 98 % des Français au référendum sur les accords d'Evian (Interruptions sur les bancs du groupe du RPR) organisé par le général de Gaulle.

Cette journée nationale permettra de tirer les enseignements du passé. Cet acte de mémoire, nous le devons à notre jeunesse.

Une telle reconnaissance devrait aussi mettre un terme aux polémiques avec l'Algérie et nous permettre de l'aider à édifier un Etat stable et moderne.

La grande majorité des députés RCV voteront cette proposition de loi et nous ne doutons pas que le Gouvernement l'inscrira à l'ordre du jour du Sénat (Applaudissements sur les bancs du groupe RCV).

M. Michel Meylan - Sans hésitation, le groupe Démocratie Libérale votera contre la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie.

C'est pour nous une question de cohérence, de vérité et d'honnêteté.

Ce débat aurait dû porter sur une seule question : quelle date permettrait au monde combattant de communier dans le même souvenir et de préparer l'avenir ?

Mais pour vous, le problème était tranché : le 19 mars était la seule date. Pas question d'en choisir une autre.

Une fois de plus, il n'y a pas eu de débat. Une fois de plus, notre assemblée cède devant les lobbies et le terrorisme intellectuel d'une minorité (Protestations sur les bancs du groupe socialiste), tout cela par pur calcul électoral : ce texte, on le sait, ne pourra aboutir avant la fin de la législature.

Les courriers reçus de certaines associations, qui nous font rien moins qu'un procès en extrémisme, me confirment que nous avons raison. A leurs dirigeants, dont certains se trouvent dans ces tribunes, je dis : on ne traite pas ainsi le Parlement !

La reconnaissante de l'état de guerre en Algérie avait été adoptée à l'unanimité. Mais il n'y aura pas d'unanimité sur le 19 mars. Ni à gauche, ni à droite.

Pour beaucoup d'entre nous, pour beaucoup d'anciens combattants, d'appelés du contingent, de familles rapatriées et de Harkis, le 19 mars ne sera jamais la date de commémoration de toutes les victimes de la guerre d'Algérie.

Vous avez gâché une belle chance de rassembler. Avec l'alternance, que nous appelons de nos v_ux, il faudra reprendre ce débat dans des conditions plus sereines. Nous y veillerons (Applaudissements sur les bancs du groupe DL, du groupe UDF et du groupe du RPR).

M. Alain Néri - En juin 1999, à l'initiative du groupe socialiste de l'Assemblée, le Parlement a adopté à l'unanimité, après un débat d'une grande dignité, une proposition de loi reconnaissant enfin l'état de guerre en Algérie. Cette guerre qui fut trop longtemps une guerre sans nom ne doit pas devenir une guerre sans date pour se recueillir et se souvenir.

Oui, au même titre que les deux conflits mondiaux, la guerre d'Algérie appartient à notre histoire et la troisième génération du feu a droit, elle aussi, à une journée de mémoire.

La tradition républicaine veut que la date retenue soit celle de la cessation officielle des combats, à défaut de la fin de la guerre : c'est le 11 novembre, jour de l'armistice, pour la guerre de 14-18, c'est le 8 mai, jour de la capitulation nazie, pour celle de 39-45.

Pour la guerre d'Algérie, le 19 mars, date du cessez-le-feu, même si ce ne fut pas la fin de la guerre, s'impose comme faisant suite aux accords d'Evian, dont je me permets de rappeler à certains qu'en étaient signataires au nom de la France le général de Gaulle et Michel Debré (Vives exclamations sur les bancs du groupe DL, du groupe UDF et du groupe du RPR).

M. le Président - Ce débat mérite un peu de sérénité et de calme !

M. Alain Néri - Cette décision historique fut ratifiée par le référendum du 8 avril 1962 à une écrasante majorité de 90,7 % des votants, preuve incontestable de la charge émotionnelle et symbolique du 19 mars pour toute une génération (Protestations sur les bancs du groupe DL, du groupe UDF et du groupe du RPR).

Cette date est chargée d'une double signification au c_ur d'une tragique histoire qui s'étend avant et après. Pour les uns, elle marque l'accélération du drame et des déchirements cruels. Je pense particulièrement à nos compatriotes Pieds-noirs et Harkis (Exclamations sur les bancs du groupe DL, du groupe UDF et du groupe du RPR).

Pour les Pieds-noirs, ce fut l'abandon de la terre qui les a vu naître et grandir, l'abandon de leurs cimetières, l'abandon de leurs racines (Mêmes mouvements).

Pour les Harkis, qui n'envisageaient pas d'autre avenir que dans la France, le choix de leur fidélité à la France fut lourd de conséquences. Les uns, honteusement abandonnés, furent odieusement massacrés en Algérie, les autres, parqués dans des camps, subirent des conditions d'accueil inacceptables en France (Mêmes mouvements).

Pour les autres, les soldats et leurs familles, pour tous ceux qui eurent vingt ans dans les Aurès et qui surent se dresser pour défendre et sauver la République dans un superbe élan civique et patriotique, ce fut l'espoir du retour en France dans leur famille - et il n'en était pas une qui n'ait un fils, un époux, un parent engagé dans ce drame (Mêmes mouvements).

Nul ne doit être oublié. Car pour tous ce fut la guerre, qu'il convient d'inscrire dans la mémoire collective française. Le vote solennel que nous avons demandé est l'occasion de poser un acte de réconciliation et de concorde nationale (Protestations sur les bancs du groupe DL, du groupe UDF et du groupe du RPR).

Oui, il faut nous rassembler pour partager ensemble un moment de recueillement.

Le 19 mars, réunis au pied des monuments aux morts dans la même ferveur, nous devons rendre hommage à toutes les victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie. C'est cela aussi la grandeur de la France ! (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste et du groupe RCV)

M. Yves Fromion - Le groupe RPR a exprimé le 15 janvier les raisons qui le conduisent à s'opposer à cette proposition de loi.

Mme la rapporteure a affirmé lors du débat que cette guerre est difficile à comprendre tant elle semble prendre en défaut les valeurs de la République. Peut-être a-t-elle raison ; mais alors, pourquoi la République imposerait-elle aux principales victimes de ses propres errements d'être à jamais, le 19 mars, cités à la barre du tribunal de l'histoire ? Pourquoi le devoir de mémoire devrait-il se nourrir d'une injustifiable humiliation de nos armées chaque 19 mars ? Pourquoi impliquerait-il d'infliger des violences supplémentaires aux Harkis et à leurs familles, qu'on condamnerait en quelque sorte à se souvenir que le 19 mars 1962, les combattants de l'ALN, qui allaient devenir leurs bourreaux, furent autorisés à rentrer sur le sol algérien, d'où l'armée française les avait écartés ? Pourquoi trouverait-il une légitimité particulière dans le fait d'imposer à nos concitoyens Pieds-noirs cette date, la seule qu'ils ne peuvent accepter ? Pourquoi la République devrait-elle trouver des victimes expiatoires, pourquoi cet acharnement ?

On a tenté de nous expliquer que le 19 mars s'apparentait au 11 novembre et au 8 mai : comment peut-on occulter qu'il y a eu en Algérie après le cessez-le-feu trois à quatre fois plus de morts dans les effectifs combattants que pendant la période des hostilités ? Comment Mme la rapporteure peut-elle parler à propos du 19 mars de « victoire de la raison sur la folie meurtrière » ?

Les auteurs de la proposition de loi ne se conforment pas à la tradition républicaine de l'unanimité nationale dans le choix des commémorations officielles. N'en déplaise à certains, l'unanimité ne se décrète pas, elle se gagne. Il est vrai que pour l'obtenir, il faut souvent une patience et une persévérance qui ne sont pas compatibles avec les échéances électorales. C'est sans doute ce qui a conduit le Gouvernement à inventer l'unanimité à 70 %...

Par respect pour ceux qui ont perdu la vie en Algérie, par respect pour tous les anciens combattants, nous refusons cette palinodie. Nous devons faire confiance au monde combattant pour dire à la Nation ce qui doit être fait. Aucun gouvernement ni aucune majorité parlementaire ne sauraient priver de leurs droits et de leurs responsabilités les anciens combattants, qui de leur côté ne sauraient oublier qu'ils incarnent l'unité de la Nation.

Personne ne met en doute la nécessité de commémorer la fin de la guerre d'Algérie, mais il appartenait au Gouvernement de rechercher les voies d'un consensus sur une date. Il ne l'a pas fait, car proposer une autre date que le 19 mars eût été désavouer M. Jospin, qui dans cette affaire apparaît comme un diviseur de la Nation ! (Applaudissements sur les bancs du groupe du RPR, du groupe DL et du groupe UDF)

M. Jean Vila - Le 10 juin 1999, notre assemblée, après un débat de haute tenue, a voté massivement la loi reconnaissant la guerre d'Algérie. La nation doit également affirmer sa volonté d'honorer dignement la mémoire des victimes civiles et militaires en leur dédiant une journée nationale du souvenir et du recueillement.

Le 15 janvier dernier, il y avait unanimité sur l'idée qu'il fallait choisir une date. Pour les guerres de 14-18 et de 39-45, les dates retenues sont tout naturellement celles du cessez-le-feu (Protestations sur les bancs du groupe du RPR). Ces dates sont chacune porteuses d'un message particulier : le 8 mai symbolise, beaucoup plus qu'une victoire militaire, la fin du fascisme hitlérien ; un Président de la République a osé le supprimer comme jour férié et chômé, mais son successeur l'a rétabli.

Le cessez-le-feu du 19 mars 1962 marque bien l'arrêt officiel de la guerre d'Algérie. Cette date marque la victoire de la paix, gagnée par tous ceux qui ont lutté contre la colonisation et le racisme et pour la fraternité entre les peuples (Protestations sur les bancs du groupe du RPR). Il faut rendre hommage aux soldats du contingent qui n'ont pas craint de refuser les ordres de leurs chefs militaires (Applaudissements sur les bancs du groupe communiste) et qui parfois ont été tués par ceux qui étaient à la tête de l'OAS.

M. Claude Goasguen - Porteurs de valises ! Traîtres !

M. Jean Vila - Le 19 mars 1962, il fallait être appelé en Algérie pour comprendre ce moment de bonheur ; j'y étais.

Le 19 mars est une date qui marque la fin de l'époque coloniale. Mardi dernier, 343 députés ont manifesté leur accord sur cette date, sur tous les bancs de la majorité, mais aussi sur une partie de ceux de l'opposition, mis à part les nostalgiques de l'Algérie française et de la colonisation (Vives protestations sur les bancs du groupe DL, du groupe du RPR et du groupe UDF). Les propos de ces derniers encouragent des écrits comme ceux du général Aussaresses et ne peuvent qu'empêcher le consensus de toutes les associations d'anciens combattants, qui souhaitent une officialisation consensuelle du 19 mars (Protestations sur les bancs du groupe DL, du groupe UDF et du groupe du RPR).

M. le Président - Veuillez conclure.

M. Jean Vila - Que le mouvement ancien combattant ne cède donc pas à la tentation d'une discussion suicidaire. La défense de ses intérêts, de ceux des victimes de la guerre et de leur mémoire exige respect et tolérance. Pour le monde ancien combattant, le 19 mars doit être tenu pour une victoire de la paix (Protestations sur les bancs du groupe du RPR, du groupe UDF et du groupe DL). Nous ne pouvons oublier les Pieds-noirs revenus vers la terre de leurs aïeux, arrachés pour toujours à leur terre natale. Ils sont les victimes d'une histoire pétrie de trop de sang, d'oppression, d'exploitation, de mépris et de haine. Nous rendons le même hommage à toutes les victimes, en particulier aux Harkis persécutés jusqu'après l'indépendance.

Les conditions sont désormais réunies (« Non ! » sur les bancs du groupe du RPR) pour officialiser l'anniversaire du cessez-le-feu. La date du 19 mars appartient à notre peuple, à notre histoire, à tous ceux qui sont épris de paix. Nous avons l'exigence du devoir de mémoire. Le groupe communiste et apparentés votera donc ce texte (Applaudissements sur les bancs du groupe communiste et sur quelques bancs du groupe socialiste).

M. Rudy Salles - Monsieur le Président, vous avez été très indulgent avec les orateurs de la gauche, qui ont largement dépassé leur temps de parole. Cela ne suffit pas à rendre leur propos pertinent (Applaudissements sur les bancs du groupe UDF).

M. le Président - Vous avez perdu une occasion de vous taire : l'orateur de l'opposition est intervenu six minutes, comme celui du groupe communiste... (Protestations sur les bancs du groupe UDF, du groupe du RPR et du groupe DL)

M. Rudy Salles - Et comme les orateurs précédents... Mais l'incident est clos.

L'indignation du monde combattant depuis l'inscription de cette proposition de loi à l'ordre du jour n'a cessé de croître. Il est presque unanime pour rejeter cette date du 19 mars que les Algériens célèbrent comme celle de la victoire du FLN sur la France. Le groupe UDF votera donc largement et très naturellement contre ce texte. Il refuse en effet de raviver les tensions nées de la perte de l'Algérie et de dresser les Français les uns contre les autres. Célébrer le 19 mars au même titre que le 8 mai ou le 11 novembre créerait une ligne de fracture quand nous avons besoin de réconciliation. Pour notre groupe, profondément attaché au devoir de mémoire, il faut bien sûr honorer les victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie, mais dans un esprit de rassemblement, seul propice au recueillement et au souvenir. Au nom de tous les morts que l'Algérie connut en quelques mois, la pudeur et le respect doivent être la règle pour tous. Célébrer le 19 mars serait mépriser et oublier ces victimes civiles et militaires assassinées, alors qu'elles furent six fois et demie plus nombreuses que les pertes militaires subies en huit ans.

Nous l'avons vu la semaine dernière, nous ne pouvons trancher sur une mesure de cette importance, qui requiert l'adhésion de l'ensemble de la nation et du monde combattant. La politique ne doit en aucun cas verser dans une polémique indigne des victimes des combats d'Algérie et d'Afrique. En mémoire de ces événements tragiques, la représentation nationale doit rassembler et non diviser. Je vous rappelle, Monsieur le ministre, que vous vous êtes engagé, ici même, le 7 novembre, à ne pas poursuivre l'examen de ce texte sans « une majorité qui transcende les clivages partisans ». La gauche a cité à l'envi le général de Gaulle. Laissez-moi rappeler que François Mitterrand, Président de la République, avait désavoué son ministre des anciens combattants et affirmé que la République ne devait pas commémorer officiellement le 19 mars (Applaudissements sur les bancs du groupe UDF, du groupe du RPR et du groupe DL). Que le Gouvernement en prenne acte : en l'état actuel il serait inopportun de légiférer sur ce sujet (Applaudissements sur les bancs du groupe UDF, du groupe du RPR et du groupe DL).

A la majorité de 278 voix contre 204 sur 517 votants et 482 suffrages exprimés, l'ensemble de la proposition de loi est adopté.

La séance, suspendue à 16 heures 35, est reprise à 17 heures, sous la présidence de M. Claude Gaillard.
#2
Cercle Algérianiste Drôme Ardè 07 Novembre 2008
Cercle algérianiste de Drôme Ardèche

Valence, le 7 novembre 2008


Monsieur Patrick OLLIER Député Maire de Rueil Malmaison Objet : Inauguration d’une rue du 19 mars 1962. Monsieur le Député Maire,
J’ai appris que vous aviez l’intention d’inaugurer très prochainement dans votre commune une rue du 19 mars 1962.

Ce geste heurte profondément de très nombreux concitoyens.

En effet, après cette date, la population française, civile, Harkis, militaires appelés du contingent ou engagés, ont eu à subir de nombreuses exactions, en violation du cessez-le-feu des accords d’Evian, dans ce qui était encore des départements français (plusieurs dizaines de milliers de Harkis et leurs familles massacrés, plusieurs milliers de civils de toutes confessions et plusieurs centaines de militaires tués, enlevés et portés disparus jusqu’à ce jour.)

Depuis 1962, comme vous le savez, tous les présidents de la République Française, toutes tendances politiques confondues, se sont refusés à officialiser cette date (page 22 de la brochure).

Par votre geste, et pour satisfaire la volonté partisane d’une association d’Anciens combattants, vous insultez la mémoire des nombreuses victimes de ces actes barbares et ravivez les plaies de leurs familles.

Réunie dans un consensus national, la République Française a choisi d’honorer les victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie, des combats de Tunisie et du Maroc, le 5 décembre, date neutre.

Ne serait-il pas plus judicieux d’inaugurer à Rueil Malmaison une rue dédiée aux victimes civiles et militaires de ces conflits ou aux Anciens Combattants d’Afrique du Nord, comme le propose la brochure que vous trouverez en pièce jointe ?
Je vous invite à la lire pour vous éclairer sur la signification que peut avoir la date du 19 mars 1962, jour de la victoire pour le F.L.N. (page 19 de la brochure).

En espérant que vous suivrez l’exemple de bons nombres de communes, comme celle de SAINT-PAUL-LE-JEUNE (pages 20 & 21 de la brochure), je vous prie d’agréer, Monsieur le Député Maire, l’expression de mes considérations distinguées.


Bernard CINI
Président du Cercle algérianiste de Drôme Ardèche

Lire brochure en cliquant sur le lien ci-dessous :
http://www.coalition-harkis.com/images/stories/fichiers/brochure_mairie.pdf (http://www.coalition-harkis.com/images/stories/fichiers/brochure_mairie.pdf)
#3
Louis B 07 Novembre 2008
Non au 19 mars 1962
Chers Amis,

C'est avec horreur et stupéfaction que j'apprends qu'une place du 19 Mars va être inaugurer à Rueil-Malmaison, en contradiction formelle avec la loi française votée par son député maire.

En effet, le 5 décembre est la date aujourd'hui officielle pour rendre hommage aux victimes civiles et militaires françaises de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie (article 2 de la loi du 23 février 2005).

Pouvez-vous nous aider à combattre cette initiative et relayer notre action.

Je joins à cette lettre le mel envoyé à Patrick Ollier pour lui expliquer notre position.

Avec toute mon amitié

Louis


Copie de ma lettre

Monsieur le Député Maire,

J’apprends avec effroi et honte que vous avez accordé aux communistes de la FNACA la revendication qu’ils réclament depuis de longues années, à savoir la commémoration de la date de la capitulation de la France – pour ne pas dire la date d’officialisation de la trahison de la France – en Algérie.

En tant qu’ancien Rueillois, en tant qu’ancien combattant en Algérie et en tant que Pied-Noir, je ne peux que m’élever contre une telle ignominie de votre part.

Vous semblez oublier que cette date ne représente absolument pas la fin de la guerre d’Algérie, mais la concrétisation de l’abandon au FLN des populations algériennes de souche européenne et arabe (le massacre de la rue d’Isly organisé par le pouvoir dont vous êtes héritier, les 150.000 harkis assassinés, plus de 3.000 disparus à Oran le seul 5 juillet 1962, plus de 500 militaires français prisonniers de FLN dont on ne cherchera jamais la trace, et j’en passe) grâce à ce « Cessez le feu » mensonger dont vous allez célébrer la commémoration.

Vous devriez avoir honte, Monsieur le Député-Maire, d’une telle lâcheté et je vous le dis tout net, vous êtes pire que Ponce Pilate, vous vous en lavez les mains et la mémoire.

Et moi, j’aurais honte de vous saluer.

Louis B

#4
Jeune Pied-Noir 07 Novembre 2008
Rueil-Malmaison
Chers Compatriotes,

Comme vous l'avez constaté, les inaugurations de rues, places et autres squares du 19 mars reprennent de plus belle.

Il importe d'engager rapidement une action unitaire comme l'ont fait les associations responsables depuis les années 1970 et Jeune Pied-Noir depuis 1981 en organisant les premières contre manifestations sur les Champs Elysées (cf notre site) et en fournissant à toutes celles et ceux qui voulaient s'opposer à tromperie historique, les moyens de faire avec des affiches, des tracts, des autocollants et dossiers d'information.

Pour éviter de refaire ce qui a déjà été fait, nous joignons l'action commune que nous avions organisée alors avec le Cercle Algérianiste de Paris pour contrer (avec succès) la loi du 19 mars votée par les socialistes le 22 janvier 2002, mais mise "au placard" par Lionel Jospin devant les réactions de toutes les Associations, de leurs responsables, de leurs adhérents et amis.

101 Associations de Français Rapatriés et d'Anciens Combattants avaient soutenu cette action commune. (cf. pièce jointe)

Nous vous proposons, sur cette base, de relancer une action commune. En ce qui concerne l'inauguration de REUIL-MALMAISON, nous reprenons l'excellente initiative de Nicole FERRANDIS-DELVARRE, relayée par nos Amis Hervé CUESTA et Jean-Paul SELLES, d'adresser des courriels, des fax et appels téléphoniques au député-maire de cette ville : Patrick OLLIER

son adresse à l'Assemblée Nationale (voir aussi le site de l'AN)

son fax à la mairie 92501 Rueil-Malmaison
- Télécopie : 01 47 32 67 84
et le téléphone de la mairie : 01 47 32 66 29

Que nous complétons par son :

Site internet : - www.patrick-ollier.com
Adresses : Assemblée nationale
126 rue de l'Université - 75355 Paris 07 SP
Pour éviter la polémique stérile sur le choix du 5 décembre, date aujourd'hui officielle pour rendre hommage aux victimes civiles et militaires françaises de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie (article 2 de la loi du 23 février 2005), nous vous proposons de ne pas répondre aux provocations sur ce faux débat. En effet, les responsables associatifs, leurs adhérents et amis sont majeurs, et capables par eux-mêmes de savoir ce qu'ils doivent faire. Nous vous invitons à retirer de vos listes de diffusion les très rares personnes qui se complaisent dans cette polémique inutile qui ne sert que nos adversaires et divise inutilement notre communauté dans un moment où elle est aggressée de toutes parts.

Comme par le passé, montrons que nous sommes des responsables capables de nous unir dans l'adversité, car c'est là le danger le plus grand. Et notre communauté est menacée d'un véritable "génocide mémoriel".

Pour agir il faut des moyens et des arguments que vous retrouverez sur notre site à a rubrique "19 mars 1962" : http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir/jpn.wst

Soutenez les Associations qui agissent , tenez les informées de vos initiatives, et suivez sur les sites amis les actions entreprises.

Agissons ensemble pour gagner ensemble, comme nous avons gagné contre le 19 mars en 2002 !

Bernard COLL - Secrétaire général de JPN - 06 80 21 78 54

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FLASH INFO DE LA FNACA

Pour faire suite à notre intervention auprès de notre Député-maire, que vous avez pu lire sur notre site, nous vous informons de ce qui suit:

Notre revendication, très ancienne, que nous avons donc renouvelée il y a quelques mois, a été prise en considération par Mr Patrick OLLIER, Maire de Rueil et de Monsieur Didier DUCROS, Maire adjoint, chargé des Anciens Combattants.

Le comité F.N.A.C.A de Rueil-Malmaison a donc le très grand plaisir de vous annoncer

l'inauguration du SQUARE DU 19 MARS 1962

Cessez-le-feu en Algérie

Le dimanche 9 novembre 2008 à 12 heures

Ce square se situe devant la mairie de Quartier Plateau- Mont Valérien

qui se trouve place du 8 mai 1945, en face de l'école Robespierre

C'est une très bonne nouvelle et nous souhaitons la présence de tous nos adhérents pour qu'il y ait une participation à la hauteur de cet évènement.

Le bureau du Comité de Rueil-Malmaison

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