Coup de gueule de Khader MOULFI : Ni discours Ni petits-fours pour les Harkis, le 25 septembre 2009, en Préfecture du Nord, à l'occasion de la 09ème Journée d'Hommage National aux Harkis !!!

Dernière minute : vous pouvez écouter l'interview donnée, ce jour, à RTL, par Boussad AZNI, Conseiller du Secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens Combattants Hubert FALCO en cliquant sur ce lien !!!

Les débats se poursuivent dans les commentaires ci-dessous qui seront mis à jour au fur et à mesure !!!

Scandale : Une fille de Harki et son bébé âgé de 05 mois expulsés de leur logement à Lille ! Tandis que des membres de l'association DAL venue défendre sa cause, lors de la cérémonie du 25 septembre, se retrouvent en garde à vue (voir commentaires N° 16, 17, 18, 19 et suivants ci-dessous) !!!  

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Photo de notre stèle à Roubaix fleurie le 25 septembre 2008

 

prefetberard.jpgTout d'abord et contrairement aux sinistres pratiques préfectorales nordistes (quasi-moyenâgeuses), je m'abstiendrai de porter un jugement de valeur, sur Jean-Michel BERARD, Préfet du Nord et de la Région Nord Pas-de-Calais que je n'ai jamais rencontré ! Et, pour cause mes très Chers Internautes adorés (es) ! A l'appui de calomnies mesquines et autres oukases en série, de la part de ses fonctionnaires abusant de leurs prérogatives, notamment, Damien VIEILLARD (Directeur des Actions Interministérielles) et Anne PEERS (Chef de Bureau en charge du Service des Rapatriés), je suis "interdit", de préfecture (haut-lieu public et symbolique de la République Française rappelons-le !), ce qui constitue, bien évidemment, une discrimination pour opinion par dépositaires du service public caractérisée et une violation anticonstitutionnelle donc antirépublicaine de mes droits de citoyens français mais, également, ceux plus spécifiques de RONA ! La notion d'obligation de réserve incombant, aux serviteurs de l'Etat, n'est pas en vigueur, visiblement, chez les Ch'tis où, à l'opposé du titre ultra hospitalier du film au méga succès de Danny BOON, je n'y suis pas le "bienvenu" mais pas du tout du tout mes amis (es) Cool !!! 

Il est manifeste que le militant actif et intègre osant apporter la contradiction circonstanciée et imparable, aux "puissants", à l'instar du gars bibi, ne sera, jamais, la "coqueluche" des politiciens & Consorts Ok ! En terre des droits de l'homme et du citoyen, on préfère et de très loin le "benouioui de service" (le béni-oui-oui de chez nous) au "vilain" pamphlétaire dénonçant, dans l'intérêt général mais, aussi, dans la joie et la bonne humeur, les "baronnies locales" et leurs "méfaits" sur le quotidien ardu et sur le déclin vertigineux des Français (es) ! Néanmoins et si d'aventure les subordonnés susnommés, de M. BERARD, consacraient moins de temps et d'énergie à me "persécuter" (Pourquoi tant de haine à mon égard Triste ? Alors que je suis gentil tout plein, un vrai saint très sain Innocent !), depuis 2001, il se pourrait que leurs résultats réels et ectoplasmiques, à ce jour, quant au Plan Emploi Harkis sans "emplois" (Et un, et deux et trois emplois ! En près de deux années, la r'chouma sur eux Sourire !), eussent été plus performants (ou plutôt moins ridicules) in fine ! Je reviendrai, dans quelques jours, sur ce dossier explosif et scandaleux. 

Avant d'être contraint de solliciter l'asile politique, auprès de Cuba et des frères CASTRO (au moins, dans la dictature de La Havane, on sait à quoi s'attendre, tout en s'éclatant sur du mambo endiablé Heureux !), je vais saisir, dès à présent, Nicolas SARKOZY, notre Président de la République (qui vient de réitérer, en direct de l'ONU à New-York, ne pas être le genre d'homme à mentir... Alors, souviens-toi, pas d'ALAMO comme dirait l'autre mais, des 31 mars et 05 décembre 2007 !) garant de nos droits fondamentaux et du bon fonctionnement des institutions républicaines.  

Sans préjudicier de ma faculté d'engager une procédure pénale à l'encontre des protagonistes...

Ensuite, je suis consterné par le refus ubuesque et irrespectueux, de la Préfecture du Nord, pour de prétendues raisons de restrictions budgétaires de crise économique (alors, pourquoi autant de faste le 14 juillet dernier ?), de ne pas organiser de "réception", à l'occasion de la 09ème Journée d'Hommage Nationale aux Anciens des Forces Supplétives ou Harkis (pour faire plus court) du 25 septembre 2009 ! Drôle de façon d'afficher la soi-disant "reconnaissance", de la Nation, envers ses valeureux Anciens Combattants au vu d'un tel mépris ??? 

Enfin, j'ai pris acte de la "radiation" odieuse et inique, du nom MOULFI (incluant ma mère, veuve d'un Ancien Combattant, plusieurs fois décoré pour faits d'armes et non courtisaneries a posteriori, ayant servi la Patrie durant la seconde guerre mondiale, en Indochine et au cours de la Pacification en Algérie contre le FLN), de la liste des invités à cette cérémonie, par le protocole de la Préfecture du Nord, ce qui est choquant et indécent ! Qu'on se le dise, notre statut, nous le devons à notre défunt père (ou époux pour ma très Chère Maman) et à personne d'autre (préfecture, gouvernement ou tout autre) et ce "camouflet" perfide, vexatoire,, discriminatoire et illicite infligé, à notre famille très respectable et respectée, n'en restera pas là !!!

 

Affaire à suivre...

Khader MOULFI

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Commentaires  

#1
José CASTANO 23 Septembre 2009
Le Massacre des Harkis
25 Septembre : Journée nationale d’hommage aux HARKIS

Une page honteuse de notre histoire…

LE MASSACRE DES HARKIS


Héros pour les uns, traîtres pour les autres, l’histoire des harkis est mal connue des Français. Dans le langage courant, on désigne aujourd’hui sous le nom de harkis toutes les catégories de supplétifs de la guerre d’Algérie : harkis, moghaznis, Groupes Mobiles de Sécurité (GMS), Groupes d’autodéfense (GAD), unités territoriales et auxiliaires de la gendarmerie, à l’exclusion des appelés et des militaires sous contrat.

C’est en janvier 1955 que, pour les besoins de guerre d’Algérie, virent le jour les premières unités musulmanes, en l’occurrence 30 goums de 100 hommes : les Groupes mobiles de protection rurale (GMPR), qui deviendront ensuite Groupes Mobiles de Sécurité (GMS), comparables à nos Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS).

Le 5 septembre 1955, le gouverneur Jacques Soustelle créera les sections administratives spécialisées (SAS), chargées d’encadrer les zones rurales. Protégées par un maghzen de 25 à 50 moghaznis, 700 SAS seront créés et complétées par 30 sections urbaines (SAU). Elles contribueront à l’armement de 2000 villages en autodéfense. Les moghaznis seront 20 000, en 1962.

Le 8 février 1956, les premières harkas destinées à participer aux combats, voient le jour. A partir de 1957, las de la tyrannie du FLN qui multiplie les sévices à l’encontre des populations autochtones du bled : enlèvements, rançons, égorgements, razzias sur les douars, sévices multiples et raffinés, les habitants vont se soulever et rejoindre en masse l’armée française. 114 GMS seront créés, soit 19000 hommes, ainsi que 700 sections administratives spécialisées et urbaines (SAS et SAU).

En décembre 1958, à l’initiative du général Challe, le nombre des harkis passera de 28000 à 60000. Ils formeront d’efficaces groupes de combat œuvrant au plus près des soldats d’élite, paras et légionnaires et commandos. Par ailleurs, 2000 douars représentant 55000 hommes armés, seront placés en autodéfense, soit un total de 223000 soldats autochtones qui combattront sous l’uniforme français avec une efficacité et une ardeur reconnues de tous…

S’étant engagés davantage pour la défense de leurs familles que pour la solde, les supplétifs étaient opposés à la conception totalitaire du parti unique du Front de Libération Nationale (FLN). Ils faisaient confiance à l’armée pour faire évoluer l’Algérie dans un sens démocratique et égalitaire et, surtout, pour faire obstacle à la terreur du FLN qui s’imposait, notamment de nuit, dans les villages. Le rappel du général Challe en mars 1960 ne permit pas de mener à bien son projet de Fédération des Unités Territoriales et des autodéfenses, qui aurait constitué un parti français opposé au FLN.

Fin 1958, la guerre est pratiquement terminée sur le terrain. Le FLN, exsangue, ne se maintient plus que par ses attentats sournois et barbares. R. MADAOUI, alors officier de l’Armée de Libération Nationale (ALN), rejoindra, comme sous-lieutenant, une unité régulière de l’armée française dans l’Ouarsenis puis, plus tard, les rangs de l’OAS. Il écrira : « L’espoir est si grand que la Wilaya IV (la plus puissante et la sienne) pavoise aux couleurs de la France, que les rebelles cessent les attentats et déposent leurs armes devant les mairies ». Ainsi, les fellaghas, eux-mêmes, sûrs de leur impuissance, brandissent des drapeaux français dans leurs repaires…

L’ex officier de l’ALN, Ali BOUZIANE, qui rejoindra les harkis du fameux « Commando Georges », unité crée par le Colonel BIGEARD, écrira sur ce point : « La population, qui était notre raison de combattre et notre soutien, nous abandonne. J’ai confiance en De Gaulle, et mes frères dans le maquis aussi. Nous avons été trompés, et l’Algérie heureuse, nous la ferons avec lui ».

De Gaulle, désormais installé à l’Elysée, reçoit le Bachaga BOUALAM qui lui dit : « Mon général, donnez-moi 500000 harkis, et vous pouvez renvoyer tous les appelés chez eux ; je vous garde l’Algérie à la France. » De Gaulle ne répondra mot et, contre toute attente, se prononcera pour l’intégration, solution utopique que ni les Musulmans, ni les Européens, ni les militaires, ne croient.

Fin 1958, la victoire est donc acquise et reconnue de tous ; la paix désormais possible… mais elle ne se fera pas par la seule volonté d’un homme, miné par la rancune que lui inspire le peuple d’Algérie (Tous des Pétainistes! (sic)) et le pays retombera dans ses incertitudes et ses interrogations…

En janvier 1959, De Gaulle, élu Président de la République, gracie, à la surprise générale, 150 terroristes condamnés à mort pour crimes de sang et en libère 7000 autres. Ces mesures (ressenties comme une marque de faiblesse par la population autochtone et les unités supplétives) jettent le trouble parmi elles, ce qui fit dire au chef d’une harka du 20ème BCP : « Le général De Gaulle n’a rien compris aux fellouzes ».

En Septembre 1959, après le célèbre discours de De Gaulle sur l’autodétermination, le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA) déclarera : « Ce discours est notre 1ère victoire politique ».

Le 10 juin 1960, le colonel de l’ALN, SI SALAH, chef de la wilaya IV (Algérois), décide de faire un putsch contre le GPRA et, reçu avec ses adjoints, les commandants Si Mohamed et Lakhdar à l’Elysée par De Gaulle, ils lui annoncent la reddition dans un premier temps des trois quart des combattants de l’ALN. Mais De Gaulle, ne voulant déjà plus entendre parler de l’Algérie française, leur opposera une fin de non recevoir et ses services, par la voix d’Edmond Michelet, informeront le Ministre des Affaires extérieures du GPRA, Krim Belkacem de cette proposition de reddition. Commencera alors une purge sanglante « à la Amirouche » au sein de leurs partisans qui ne connaîtront aucune clémence de la part des « frères » installés en Tunisie. Le secret de cette entrevue avec le Maître de l’Elysée devant être rigoureusement gardé, tout sera mis en œuvre pour éliminer définitivement les derniers témoins et Si Salah et Si Mohamed seront tués par les troupes françaises dans des conditions plus que curieuses…

Ainsi, cette affaire qui se présentait comme une immense occasion pour apporter une paix française à la guerre d’Algérie, se terminera dans le sang et demeurera la grande énigme de ce conflit.

Après l’échec du putsch d’avril 1961, les harkis, soucieux, désemparés et amers, répèteront inlassablement à leurs chefs : « Il fallait déclarer la mobilisation générale en Algérie, faire une levée en masse de harkis, renvoyer tous les appelés chez eux, et on avait le monde entier avec nous. »

Mai 1961, nouvelle décision désastreuse du général président qui atterrera les Musulmans fidèles à la France : La trêve unilatérale accompagnée de la libération de 6000 fellaghas. Dès lors, l’ALN exsangue, forte de ces renforts successifs, va se reconstituer et reprendre de plus belle ses actions meurtrières sans réelle opposition des troupes françaises privées, par ailleurs, d’une partie de leurs unités d’élite dissoutes au lendemain de l’échec du putsch. A partir de ce moment, les supplétifs comprendront que, pour eux, c’est la fin… et les premières désertions verront le jour.

En janvier 1961, le général Crépin, successeur de Challe, avait promis que les harkis, considérés comme vainqueurs, auraient la première place dans l’Algérie future, et qu’ils resteraient groupés et armés pendant un an après le cessez-le-feu. Mais, dès l’été 1961, le gouvernement décida d’amorcer la réduction des effectifs des harkas et des autodéfenses et de « civiliser » les SAS, alors que Challe leur avait confié la responsabilité opérationnelle des Quartiers de Pacification.

Les promesses de Challe (emprisonné) et de Crépin ne seront pas tenues et les négociateurs français d’Evian se préoccuperont très peu de l’avenir des musulmans fidèles à la France… Cependant, avec une inconscience révoltante, les déclarations officielles continuaient de pleuvoir. Dans une homélie fracassante, le général Gambiez s’était écrié à l’adresse des harkis : «Vous avez mené le bon combat. Soyez sans crainte, la France ne vous abandonnera pas ! » Et dans une déclaration aux cadres, Pierre Messmer, le ministre des armées, affirmait avec solennité : « Pour rassurer ceux qui combattent et se sont engagés à nos côtés, nous devons leur répéter la volonté de la France de n’abandonner aucun de ses enfants. »… Cela s’adressait aux Musulmans servant sous l’uniforme français.

Pourtant le dégagement militaire avait commencé depuis le mois de juin 1961 par le rapatriement de deux premières divisions et l’évacuation de 1000 postes de protection de la population du bled. Mais afin de rassurer les consciences, on continuait d’assurer avec une apparente conviction qu’en aucun cas la population civile n’aurait à souffrir de ces mesures ou à voir sa sécurité diminuer…

Quel leurre ! Pauvres Musulmans ! Vous avez accepté de faire partie des groupes d’autodéfenses, encouragés en cela par le sous-préfet ou le commandant de secteur : Vous serez mutilés puis égorgés ! Vous vous êtes engagés dans les GMS ; vous êtes devenus harkis ou moghaznis, c’est-à-dire soldats de la France : Vous serez tués à la hache ou écorchés vifs! Vous étiez des fellaghas repentant, ralliés à la France, et le colonel Bigeard –bientôt général !- vous avait désignés pour le fameux commando Georges : Vous aurez les yeux crevés, les mains coupées, vous serez traînés dans les rues sous les huées d’une foule déchaînée et vous périrez après d’horribles tortures !

Ce fut un des grands mensonges de ce drame algérien qui en avait vu tant, mais d’autant plus odieux qu’il couvrait l’abandon et la mort d’innombrables Musulmans livrés à la vengeance du FLN.

Ces hommes étaient pourtant encore des Français, couverts et en principe protégés par les lois et par l’Etat français qui leur demandait depuis des années de lui faire confiance. La conscience la plus élémentaire eut semblé devoir au moins amener le Pouvoir à informer le pays des mesures décidées et de toutes ses conséquences. Et ce fut une bien piètre et honteuse satisfaction que de se dire qu’en lui dissimulant, on avait épargné sa responsabilité…

Mais qui aurait pu penser, en Métropole, que depuis sept ans des soldats Musulmans pourchassaient sans répit les fellaghas, que depuis sept ans ils mouraient pour la France et l’Algérie française… et que depuis des mois on cherchait à faire oublier –comme jadis en Indochine- leur existence ? Pendant que le silence les recouvrait, les projecteurs étaient braqués sur les dirigeants du FLN, assassins en puissance qui se pavanaient désormais dans les salons français et qu’il fallait à tout prix transformer pour l’opinion en hommes d’Etat, déjà partenaires et bientôt alliés.

Mais comment cacher qu’en nombre croissant, ces Musulmans fidèles rejoignaient les combattants de la cause française ?

Si les sphères dirigeantes ne savaient plus comment cacher cette nouvelle situation, le GPRA n’ignorait pas qu’il ne pourrait leur imposer son autorité que si auparavant, l’armée française les eût désarmés. Certains de ses membres reconnaissaient, qu’ils seraient, d’une manière sûre, trois millions à suivre activement et spontanément un mouvement que l’évolution de la situation provoquerait en faveur de la France. Ces hommes, ces Français, ces compatriotes, n’étaient pas un mythe. Ils étaient une réalité vivante.

Du coup, l’Elysée prit peur. Il fallait à tout prix désarmer ces hommes trop zélés qui s’imaginaient encore pouvoir rester français… Le 4 Mai 1962, lors du Conseil des Ministres, De Gaulle déclara : « Les harkis, ce magma dont il faut se débarrasser sans attendre (sic, Alain Peyrefitte)». Et ce fut, alors, l’ignoble campagne de désarmement, la conclusion du pacte tacite conclu entre le Pouvoir et le FLN…

Après avoir évacué les postes militaires du bled et les avoir remis, intacts, aux ennemis d’hier, la troupe reçut l’ordre de désarmer les autodéfenses. Pour ces pauvres gens qui avaient eu confiance en la parole de la France et en ses officiers, la restitution des armes signifiait la mort à plus ou moins brève échéance. Sans doute, que les militaires avaient reçu des ordres stricts. Sans doute, ils se devaient d’obéir à ces ordres. Mais le serment de jadis de conserver l’Algérie à la France et de protéger cette population n’avait-il pas été prononcé ?

Le vieil honneur qui vous lie à une parole est-il une chaîne dont il est loisible de couper les anneaux ? La vie est bien longue à celui que trouble le remords…

A tous ces hommes désormais voués à la vindicte du FLN, il fallait ajouter ceux qui s’étaient engagés politiquement sans pour autant revêtir l’uniforme. Qui publiera jamais le nombre de maires, délégués spéciaux, conseiller municipaux, élus de tous ordres et fonctionnaires qui avaient déjà payé et qui paieraient encore de leur gorge tranchée, leur loyalisme ?

Ceux qui s’étaient engagés volontairement du côté de la France connaissaient que trop l’article peu répandu de la charte issue du congrès de la Soummam qui les vouait avec leurs familles à la liquidation physique, pour trahison. Et les milliers d’assassinés depuis 1954 étaient la triste preuve que les Melouza (où le FLN massacra plus de 300 personnes en une seule nuit) n’étaient pas le produit de l’imagination…

Dès lors, désarmés, livrés sans défense à la vindicte du vainqueur, le génocide des harkis commençait… Dans le bled où le drapeau vert et blanc remplaçait désormais le tricolore, les Musulmans qui avaient toujours été fidèles à la France s’accrochaient désespérément aux camions militaires français et, à bout de force, tombaient en pleurant dans la poussière de la route. Ce sont des images que seuls ceux qui ont une conscience ne pourront de si tôt oublier…

Désormais, maîtres du bled (et bientôt du pays), forts de leur immunité et de leur impunité, les fellaghas se ruaient à la curée… En dépit des informations alarmantes qui lui parvenaient quotidiennement, le gouvernement français demeura inerte. Pire ! Il participa indirectement à ce génocide en livrant, lui-même, ces pauvres gens à la hache et au couteau des égorgeurs après que Louis Joxe (père de l’ex Ministre de l’Intérieur socialiste, Pierre Joxe), rédigea par deux fois leur condamnation à mort.



Citer :
« Télégramme n° 125/IGAA – 16 mai 1962 / Ultra Secret / Stric. Confidentiel.

Ministre Etat Louis Joxe demande à Haut Commissaire rappeler que toutes initiatives individuelles tendant à installation métropole Français Musulmans sont strictement interdites. En aviser urgence tous chefs S.A.S. et commandants d’unités. »

Signé : Louis Joxe



Citer :
Directive de Monsieur Louis Joxe, Ministre d’Etat :



« Je vous renvoie, au fur et à mesure, à la documentation que je reçois au sujet des supplétifs. Vous voudrez bien faire rechercher, tant dans l’armée que dans l’administration, les promoteurs et les complices de ces entreprises de rapatriement, et faire prendre les sanctions appropriées.

Les supplétifs débarqués en métropole, en dehors du plan général, seront renvoyés en Algérie, où ils devront rejoindre, avant qu’il ne soit statué sur leur destination définitive, le personnel déjà regroupé suivant les directives des 7 et 11 avril ».

Et conscient du caractère odieux de cette décision, l’honorable ministre avait ajouté :

« Je n’ignore pas que ce renvoi peut-être interprété par les propagandistes de la sédition, comme un refus d’assurer l’avenir de ceux qui nous sont demeurés fidèles. Il conviendra donc d’éviter de donner la moindre publicité à cette mesure. »

15 Juillet 1962

Signé : Louis Joxe



Dans le même temps, le colonel Buis, ancien commandant du Secteur de Bougie, devenu général, écrivain et stratège prisé des médias, donnait depuis Rocher Noir des instructions aux termes desquelles il fallait limiter au maximum le départ des harkis pour la France. Conjuguée avec celles de Joxe, ces directives condamnèrent systématiquement ces pauvres gens. Dès lors leur avenir était tout tracé. Le gouvernement de Ben Bella allait s’en charger d’une manière expéditive…

A Iri-Llabi, des hommes furent enterrés jusqu’aux épaules, et sur ces têtes posées au ras du sol, une meute de mégères fut invitée à jeter des pierres. Certaines victimes, le crâne fracassé du premier coup, cessèrent vite de souffrir. Mais d’autres mirent des jours à mourir dans de terribles plaintes allant jusqu’à effrayer les troupeaux de chacals qui rôdaient flairant le sang.

- Dans les Aurès, on coupa les mains et on creva les yeux des harkis et des tirailleurs abandonnés par les soldats français.

- A Tiaret, on les attacha à des poteaux plantés sur les places publiques et on les fit écorcher lentement à coups de canif.

- A Orléansville, on jeta, vivants, ceux qui n’avaient pas pu fuir avec leur chef, le Bachaga Boualam, dans des cuvettes et des chaudrons d’eau bouillante.

- A Nemours, la harka de la demi-brigade de fusiliers marins fut exterminée dans des conditions effroyables. Tous furent émasculés puis ébouillantés.

- A Penthième (département de Bône), harkis et moghzanis furent décapités et leurs têtes exposées à l’entrée d’une cité. La consigne du FLN était de barbouiller de merde la tête de ces malheureux, consigne suivie par les enfants et surtout par les femmes.

- A Edgar-Quinet, village situé au pied de l’Aurès, les harkis du Commandant Guizien qui s’étaient ralliés au Putsch d’avril 1961, furent exterminés avec leurs familles dans des conditions effroyables.

Partout on fusilla après avoir torturé, on mura dans des bâtisses de pierres, on enterra vivants, on brûla sur des bûchers, on flagella, on égorgea, on roua de coups des victimes enfermées dans des sacs, membres liés.

Dans le Nord-Constantinois, des femmes tuèrent même des captifs à coups de dents !…

Et dans toute l’Algérie ces mêmes scènes d’horreurs se renouvelèrent, ce qui fit dire au Commandant Pierre Granier : « On ne fusilla pas les moghzanis, on ne les pendit pas non plus. Simplement, des dizaines de fellagha les traînèrent par les pieds, par les mains, les frappant à coups de bâtons et de pierres. Ils moururent quarante-huit heures après dans d’indescriptibles souffrances… »

Ni Jules Roy qui avait stigmatisé l’action des parachutistes français lors de la « bataille d’Alger », ni Mauriac, ni Sartre, ni Monseigneur Duval, ni les communistes, ni l’Eglise, ni les gaullistes, ni les soldats du contingent qui avaient hurlé leur haine de l’Algérie, ni les officiers français qui avaient livré ces martyrs à la vindicte publique, ni les associations prétendument humanitaires, ni Hervé Bourges grand ordonnateur de « l’année de l’Algérie en France », conseiller et ami de Ben Bella, ne s’émurent le moins du monde. Aucune de ces hautes consciences qui font résonner le monde de leurs sermons et tiennent toujours prêtes des pétitions couvertes de signatures, ne vit dans ces massacres la moindre atteinte à la dignité des hommes et à leur liberté.

Et l’horreur de la situation devint telle que le Lieutenant de Vaisseau Cucherat rejoignit les rangs de l’OAS et résuma dans un cri d’indignation à l’adresse des officiers Français toute cette tragédie :

« Il n’y a pas en ce monde d’expiation qui puisse ressusciter les harkis ébouillantés, effacer les mutilations des suppliciés… réparer le suicide des pères désespérés, ou guérir les vieillards conduits à la folie par votre traîtrise et votre lâcheté. Il n’y a pas de drogue qui puisse endormir en vous cette honte et ce remords qui vous empêcheront de plus regarder jamais dans les yeux, à supposer qu’ils vivent encore, le chef de votre ancienne harka, ou le maire de votre regroupement, et tous ceux qui avaient cru en votre parole, s’étaient engagés derrière vous et à qui vous avez menti… »

José CASTANO
#2
José CASTANO 23 Septembre 2009
Conférence sur la Légion étrangère
Conférence sur la Légion étrangère

« LES SEIGNEURS DE LA GUERRE »

- De l’Indochine à l’Algérie, la Légion étrangère au combat

- L’Odyssée et la fin tragique du 1er Régiment Etranger de Parachutistes en Algérie.

qui sera donnée par José CASTANO, le Vendredi 9 Octobre, 19h, au Clos Blancheton – rue Tony Garnier – 13470 CARNOUX EN PROVENCE – Entrée gratuite – Un repas (facultatif) suivra. Renseignements et inscriptions au 04.42.73.30.21 ou 04.42.73.68.23 ou 06.61.86.63.50


… ET LE Vendredi 13 Novembre, 17h, salle Université de la Mer, Port du Cros de Cagnes, rue du Capitaine de Frégate Hippolyte Vial – 06800 CAGNES SUR MER – à l’invitation de la Maison du Pied-Noir de Cagnes sur Mer - Entrée cinq euros, apéritif inclus – Possibilité de parking gratuit.

Renseignements au 04.93.14.01.86 ou 06.08.67.61.61 ou 04.93.20.85.04

Conférence sur « La KAHENA »

La fabuleuse épopée de cette reine berbère qui s’opposa à l’invasion arabe de l’Afrique du Nord

Organisée par la Société d’entraide des membres de la Légion d’Honneur, Vendredi 13 Novembre 2009, 11h, à l'Hôtel du Col de l'Ange - 1308, av Tuttlingen - 83300 DRAGUIGNAN - animée par José CASTANO

A l’issue de la conférence, un dîner (facultatif) suivra. Inscriptions et renseignements au 04.94.50.65.71 ou 06.63.63.69.59

« Quinze ans après la mort du Prophète Mahomet, les armées arabes abordaient l’Afrique du Nord. Ce pays, jadis transformé par la civilisation romaine, en partie conquis à la foi chrétienne, va entrer dans l’ensemble, de jour en jour agrandi du monde musulman. C’est alors, que pour faire face à l’envahisseur, une femme va organiser la résistance berbère, réaliser la difficile unité du Maghreb et infliger aux cavaliers arabes de cuisantes défaites. Celle-ci, connue dans l’histoire sous le nom de La Kahéna, avait un caractère sacré. Il signifiait, la sorcière, la prêtresse, la devineresse. Elle possédait en effet un don prophétique et était vénérée de son peuple. Mais ses succès mêmes causeront sa chute.

Durcie par ses victoires dans une orgueilleuse intransigeance, ne vivant plus que pour son clan, cette femme, si longtemps écoutée et obéie, ne pourra maintenir l’unité berbère et juguler les séculaires rivalités entre tribus. Dès lors, elle prédira son propre destin et, cernée par la trahison, verra dans un ultime baroud d’honneur tomber les meilleurs de ses compagnons. L’islamisation de l’Afrique du Nord était en marche… »

C’est en s’appuyant sur les travaux des plus éminents historiens que le conférencier retrace avec l’émotion, l’amour et la passion qu’on lui connaît pour sa terre algérienne, l’extraordinaire épopée de cette « Jeanne d’Arc berbère » qui incarna avec tant de grandeur la folie d’indépendance et la fierté passionnée d’un peuple.
#3
Jean DANIEL 23 Septembre 2009
A qui DE GAULLE a-t-il menti ?
EXTRAIT DE L'ARTICLE DE JEAN DANIEL





Citer :
Reste que, pour ma part, je me suis fait dès cette époque plusieurs convictions. La première est que tout a changé en 1958 avec la proclamation de l’égalité des Algériens, qu’ils fussent ou non musulmans. L’avenir appartient aux neuf millions de musulmans et non au million de pied-noirs. Ensuite, j’ai compris, grâce au discours de Dakar, que de Gaulle s’engage à ne plus jamais rien faire contre les vœux des autochtones. Enfin, j’ai compris quelle était la vraie préoccupation du général, préoccupation que je trouvais fondée et que Couve de Murville m’avait confiée avant de faire sa dernière intervention à l’ONU. De Gaulle jugeait complètement outrecuidante la décision du FLN de se considérer comme le seul et unique représentant du peuple algérien. Il voulait que l’avenir de l’Algérie fut décidé par des élections libres. Un certain nombre de refus, de retards et d’atermoiements qui ont conduit à l’échec certaines négociations sont explicables par cette attitude. Il n’est pas indifférent de noter qu’il y a eu plusieurs analystes algériens et non des moindres pour noter, bien plus tard il est vrai, que le FLN n’aurait pas dû confisquer les fruits des combats et des victoires pour l’indépendance.

De Gaulle a abandonné les Harkis : c’est son crime - et le nôtre. Tantôt par ambiguïté tantôt par omission, il a menti aux Français d’Algérie et surtout à certains chefs militaires : c’est sa faute. Mais il a toujours souhaité une émancipation des Algériens qui se ferait en association avec la France pendant une dizaine d’années. Il a échoué. En fait, à la fin, il a tout simplement décidé de délivrer la France de l’Algérie. Il était le seul à pouvoir le faire.



A LIRE L'INTEGRALITE DE L'ARTICLE EN CLIQUANT SUR CE LIEN (jean-daniel.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/09/15/a-qui-de-gaulle-a-t-il-menti.html)
#4
Mouss 24 Septembre 2009
Solidarité RONA
Bonjour à tous

Khader, la conduite de la préfecture du Nord est écoeurante, ces fonctionnaires nous considèrent encore comme des indigènes dans les camps.

Tu devrais contacter la Halde pour voir sa véritable utilité.

Tous les Rona de ton département devraient boycotter la cérémonie de Lille, par solidarité, puisque tu te bats pour tout le monde et c'est toi seul qui en paie les conséquences.

A 100% avec toi

Salutations

Mouss

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