Réunion de l'UNHAS à Aix-en-Provence... Mais quid du Plan Emploi Harkis depuis son lancement en fanfare en février 2008 ???

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Photo prise, par Khader MOULFI, le 05 décembre 2007, à l'Elysée, lorsque le président Nicolas SARKOZY, entre moult promesses parjurées, avait annoncé une "double-discrimination positive", à l'égard des enfants de Harkis, afin de réparer la très lourde dette nationale (dixit le Chef de l'Etat) !!!

 

 

REUNION DE L'UNHAS

COMPTE RENDU DE LA REUNION DE L'UNHAS A AIX-EN-PROVENCE

MAISON MARECHAL JUIN

Samedi 14 avril 2011

************************************************* COURRIEL LE 15 MAI 2011 DIFFUSE PAR SLIMANE DJERA ******************************************************

 

Les harkis à R. Bachy : « Nous ne supportons plus les engagements non tenus »

Il n'est plus possible, désormais, d'endormir les anciens harkis et leurs enfants avec des manipulations éhontées et les engagements non tenus des périodes électorales. C'est ce qu'a dû constater Renaud Bachy, président de la M.I.R. (Mission Interministérielle aux Rapatriés), lors de la réunion du 14 mai 2011 à Aix-en-Provence. L'union et la maturité, deux éléments révélateurs d'un état d'esprit face au mépris.

Lors de l'assemblée nationale de l'UNHAS le 14 mai 2011, à Aix-en-Provence, une réunion-débat s'est tenue sur le thème «  Analyse de la situation des anciens harkis et leurs familles 49 ans après leur déracinement, les échecs et les réussites scolaires, professionnelles, et autres. »

Cette réunion s'est tenue  sous la présidence de M. Messaoud KAFI, président national de l'UNHAS, en partenariat avec le Collectif des familles des harkis du pays d'Aix, présidé par M. Slimane Djera, délégué national de l'UNHAS et en présence de M. Renaud Bachy, président de la Mission Interministérielle aux Rapatriés, représentant du gouvernement. La réunion avait pour modérateur M. Mohamed Benkouda, ancien président-fondateur de l'UNTFMONAA.

Après l'allocution de Messaoud Kafi, quelques élus de la région PACA prennent la parole devant une salle composée de représentants d'associations nationales, de militants et de sympathisants. M. Benkouda  donne la parole à Fatima Besnaci-Lancou,  qui cite une phrase gravée à l'entrée du mémorial de Caen :  « La douleur m'a blessée, la fraternité m'a relevée  » du 31 mars 2007. Elle indique que, pour se relever, ce qui pourrait être le vrai geste fraternel serait que la France reconnaisse sa responsabilité dans le drame vécu par les harkis et leurs familles et qu'il était dommage que le président de la république n'ait pas tenu son engagement du 31 mars 2007 :  «  Si je suis élu, je veux reconnaître la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des harkis en 1962 ».  Ce n'était ni un emploi, ni l'argent, ni un logement qui allaient réparer cette blessure.

La parole a été donnée ensuite à l'auteur de  « Pour l'honneur,… avec les harkis »,  François Meyer, ancien lieutenant en Algérie, qui rappelle comment il s'est battu contre le gouvernement de l'époque pour imposer « ses harkis » et pouvoir enfin les amener dans le camp du Larzac puis les installer en Lozère, tout en indiquant que, pour lui, on ne peut pas vraiment parler d'abandon au sujet des harkis. Un discours surprenant et somme toute quelque peu contradictoire...

Abderrahmane Moumen retrace avec précision l'historique des associations de harkis.

La parole est donnée à la salle avant que Renaud  Bachy ne conclut la séance. Contre toute attente, aucune question n'est posée aux 3 intervenants : visiblement, les représentants des associations étaient venus interpeller le représentant du gouvernement sur l'engagement du président de la République. Les nombreuses interventions réalisées dans une atmosphère fiévreuse, étaient en attente de réponse sur la question de cet engagement : ainsi, par exemple, Khadra Safrioune,  Présidente de l'Association des Harkis et des Rapatriés d'Algérie et de leurs enfants de Bourgogne,  s'est exprimé en ces termes :  « Le président de la République a menti, par conséquent j'ai menti aussi en relayant cette parole à mes adhérents. Est-ce que vous pouvez-nous dire, à un an des échéances, si Nicolas Sarkozy va tenir son engagement ? ...  ».

Renaud Bachy est alors intervenu avec un discours formaté, froid, inhumain, reprenant ce que nous avons l'habitude de lire dans les réponses du gouvernement aux questions écrites des députés, dans les réponses faites aux courriers des associations par les  représentants du gouvernement, à tous les niveaux : les emplois, les lois successives d'indemnisation, les aides aux enfants, la Fondation (en s'attardant lourdement sur celle-ci) …,  sur le style  « On vous a bien gâtés, je ne vois pas pourquoi vous vous plaignez »   en précisant « la gauche n'a rien fait ». R. Bachy précise qu'il ne faut pas oublier la responsabilité de l'Algérie.

Des personnes dans la salle ont indiqué qu'elles ne voulaient pas de la Fondation ; Fatima Besnaci-Lancou indique que le PS avait fait la même promesse, que si le PS était au pouvoir, on lui aurait tenu le même discours qu'aujourd'hui s'il n'avait pas tenu son engagement. Deux échéances majeures vont arriver en 2012, il faut profiter de cette période pour lutter pour la réalisation de notre objectif commun.

Toujours en réponse aux propos de R. Bachy, Stanislas Gall, ancien responsable de S.A.S. en Kabylie,  s'insurge contre le fait que le sujet serait la question de notre relation avec l'Algérie, alors qu'il s'agit de l'engagement du président de la République relatif à l'abandon des harkis par la France. Par ailleurs, il précise qu'il ne s'agit pas de tenir un discours de droite ou de gauche.

Renaud Bachy, était visiblement dans l'incapacité de répondre à  LA question  de la salle, sans exprimer pour autant une quelconque compréhension. Il est resté un haut fonctionnaire droit dans ses bottes.

Messaoud Kafi s'est par la suite déclaré déçu par les propos du représentant du gouvernement (voir la vidéo  : Messaoud Kafi, ancien harki, à Aix-en-Provence... par associationahdh)

SI VOUS AVEZ PARTICIPE A CETTE REUNION, FAITES NOUS PART DE VOTRE AVIS !

 

N.D.L.R.

Certes, il existe, manifestement, de très nombreux points de divergences, au sein des participants susnommés, en fonction de considérations personnelles, sociales, politiciennes, idéologiques... Mais, l'unanimité est réunie face au constat chaotique tant sur le caractère ectoplasmique du Plan Emploi Harkis (sans emplois) que sur l'ensemble des promesses parjurées de Nicolas SARKOZY.

Toutefois, il est trop aisé pour celle ou celui ayant prospéré, avec plus ou moins de bonheur, que de déclarer, au nom de tous les RONA, que l'emploi, le logement, ... ne sont pas des revendications légitimes.

Un préjudice se répare, dans son intégralité, dès lors où ce dernier est reconnu, formellement, par le Président de la République. Quand un sinistre frappe, un véhicule, l'assurance rembourse, le sinistré et lui-seul, quand bien même tout le quartier aurait-il des voitures en fin de vie. Il ne faut pas se faire de "faux-complexes", sur nos demandes naturelles, car il convient de souligner que, chaque jour, des Citoyens ou simples résidents attaquent, devant des tribunaux, l'Etat, ses services, des collectivités, ... Pour être indemnisés de dommages causés, à tort ou à raison, par les institutions susvisées (exemple : les victimes du sang contaminé, de l'Erika, des erreurs judiciaires, ...)... Cela en fait-il des actes antipatriotiques pour autant ???

Néanmoins, je ne pense pas que Renaud BACHY, président de la MIR, soit le seul responsable de cet énième mensonge d'Etat, envers les Français Rapatriés d'Afrique du Nord, car l'on obtient, en général, que les pouvoirs que l'on nous octroie.

Il s'agit, en réalité, d'une responsabilité en chaîne et pyramidale...

Affaire à suivre...

Khader MOULFI

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Commentaires  

#1
php 19 Mai 2011
Mea culpa ou indemnisation?
Avec tous ces néo-gaullistes et cette gauche moderne on est mal barré. Je vois mal Sarkozy faire le méalculpa lui qui est si irréprochable et la gauche l'accompagner dans des procédures d'indemnisation. Mais les élections approchent profitons en pour en tirer tous les avantages necessaires en tant que citoyens.
#2
Khader 19 Mai 2011
Mea culpa sans culpa !!!
Bonsoir PHP et à toutes et tous les internautes,

A titre personnel, je suis hostile à un mea culpa (au sens propre du terme), 50 ans après les évènements, d'autant plus que les protagonistes de l'époque ne sont plus là... Cela n'aurait aucun sens !!!

Toutefois, le préalable à une réparation globale du préjudice (indemnisation des biens perdus, primes à la réinstallation en souffrance, ...) doit passer, impérativement, via une reconnaissance de la responsabilité de l'Etat !!!

Par conséquent, ladite reconnaissance peut se faire, sans le caractère solennel dénué de toute sincérité, que CHIRAC & consorts ont utilisé en leur temps mais, exclusivement, être orientée sur le strict plan légal.

Il serait impératif, le cas échéant, d'expliquer, de manière exhaustive (contexte historique, politique, ...), à l'ensemble de nos compatriotes, les raisons de cette réparation, dans la perspective qu'elle soit comprise et acceptée par la Nation toute entière, en lieu et place de cette image altérée de supposés sempiternels "hyperprivilégiés"... Car, lorsque l'on connaît, par exemple, la réalité de ce "Plan Emploi Harkis" (sans emplois), l'on ne peut que se gausser d'avoir cru le contraire (10000 emplois réservés dans la fonction publique, pour les enfants de Harkis, que c'est drôle et tragique à la fois :oops: :lol: !!!).

Affaire à suivre...

A.F. Très Cordialement,

Khader MOULFI
#3
php 20 Mai 2011
des quotas?
Et pourquoi ne pas mettre à l'amende les entreprises qui n'embauchent pas les enfants ou les petits enfants aussi comme il existe pour les handicapés et meme pour le logement avec la loi SRU.
#4
Khader 20 Mai 2011
Quotas non grata ???
Bonsoir PHP et à toutes et tous les internautes,

Pour ce qui me concerne, je suis favorable à enfermer dans une période précise, le statut de RONA de la seconde génération (les enfants de Harkis rapatriés et d'une mère elle-aussi rapatriée), à l'instar de celui de Harkis Rapatriés et de leurs conjointes car, la QPC peu inspirée de TAMAZOUNT, nous a causés énormément de dégâts.

En conséquence, le statut de "petits-enfants de Harkis" est peu opportun et ces derniers devraient bénéficier, le moment-venu, d'un vaste plan de remise à niveau et à l'emploi de droit commun, envers tous les Citoyens français en situation d'exclusion, conformément aux devoirs régaliens de l'Etat.

Quant aux quotas, si d'aventure la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat agrémentée, d'une loi de réparation, n'avait pas lieu, ce serait pire que mieux car l'on se souvient, fort bien, du tollé général suscité, lors de l'annonce mensongère des supposés 10000 emplois réservés, dans les trois fonctions publiques, pour les enfants de Harkis.

A quoi servirait une mesure qui ne ferait qu'aggraver une situation déjà très sensible et complexe ???

A.F., Très Cordialement,

Khader MOULFI

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