Dossier Harki : le rapport gouvernemental sans rapport avec les RONA !!!

  

Chronique d’une manipulation étatique, hypocrite, dilatoire, annoncée et avérée in fine !!!

   

 Ecoutezzzzzzz ! Si les harkis et leurs familles votent pour moi, en 2007, je promets de régler, la dette de la Nation, à l'égard des RONA, pour 2013, parole de chichi !!!

Pendant que Ségolène ROYAL déclare, publiquement, vouloir régler, le dossier harki, son concubin très versatile et arriviste, François HOLLANDE (leader du Parti Socialiste), veut demander pardon, au FLN et, il accepte de garder, dans ses rangs, Georges FRECHE ayant qualifié, rappelons-le, les anciens supplétifs, de « sous-hommes » et autres « noms d’oiseaux » qui auraient fait « führers » (lapsus non-fortuit et assumé) dans un autre temps.

 

Tandis que Nicolas SARKOZY reconnaissait, officiellement, à Agen, que les RONA étaient les seuls et uniques « créanciers », de la République Française, Hamlaoui MEKACHERA nous déclamait, précédemment, à Bias, un « discours langue de bois » avalisé, par Boussad AZNI (chargé de mission harkis à l’ONAC, vice-président du HCR, président du Comité National de Liaison des Harkis), alors que le Ministre délégué aux Anciens Combattants avait, d’ores et déjà, sur son bureau, le rapport gouvernemental, objet de l’article 11, de la loi du 23 février 2005, stipulant que : « Le gouvernement remettra au parlement, un an après l’entrée en vigueur de la présente loi, un rapport faisant état de la situation sociale des enfants d’anciens supplétifs de l’armée française et assimilés, et recensera les besoins de cette population en termes de formation, d’emploi et de logement ».  

 

En l'espèce, il est évident que ce « rapport » emprunté, aux « travaux », de Tom CHARBIT (un de ces incontournables doctorants de salons réalisant des thèses sur les harkis et leurs familles sans, jamais, en rencontrer un seul dans sa vie au quotidien), de décembre 2003 (bonjour l’actualité !), est, totalement, hors-sujet voire mensonger sur de multiples aspects et assertions.  

 

Tout d’abord, cet « exposé bâclé » annonce, des chiffres aléatoires et fantaisistes, sur le nombre exact, de RONA, tout en reconnaissant, explicitement, qu’il n’existe, à ce jour, aucune statistique exhaustive permettant de connaître le volume de cette population, cherchez l’erreur ( ?).  

 

Plus grave encore, ce « document altéré » ose prétendre, à tort, que les enfants de harkis seraient, majoritairement, très bien insérés, sur le plan social, professionnel et autres, notamment, à Roubaix, ce qui corrobore la méconnaissance extraordinaire, du public visé, de la part des auteurs (Tom CHARBIT, la MIR & consorts), puisque ladite commune nordiste brille par son absence de politique envers les RONA.  

 

Roubaix (localité la plus implantée, de France, par les harkis et leurs familles dans laquelle je réside) est, contrairement à ces allégations farfelues, un véritable « calvaire », pour les rapatriés d’origine nord africaine, qui sont frappés d’un chômage de très longue durée disproportionné par rapport à la moyenne nationale, d’un apartheid institutionnel généralisé, d’un clientélisme musclé et répressif (pour ne pas dire une gestion coloniale), d’un jumelage scandaleux avec la ville flniste de Bouira (Algérie) en dépit des insultes récurrentes des indignitaires algériens envers les anciens supplétifs de l’armée française et des français globalement, d’une cohabitation de plus en plus difficile avec une immigration nationaliste et anti-harkis sous la tutelle du consulat algérien de Lille, de subventions dérisoires accordées aux associations RONA afin de traiter un public éligible très important et sinistré, aucune évolution de carrière pour les titularisés à vie en catégorie C (quelques familles encartées et soumises au pouvoir en place) …

  

Cette « pseudo expertise » préconise, également, un retour définitif, dans le droit commun (de fait depuis l’abrogation de tous les anciens dispositifs spécifiques en 2002/2003), en laissant le soin, aux préfets et aux vice-présidents des comités départementaux de suivi, de réguler les problématiques particulières.  

 

Or, il est de notoriété publique que les préfets n’exercent pas, leurs contrôles de légalité, à l’égard des collectivités et de leurs mandataires associatifs, en charge de l’insertion et de la lutte contre les exclusions, afin d’éradiquer toutes les dérives et les détournements de fonds y afférents. Quant aux vice-présidents des comités départementaux de suivi (nommés par les préfets parmi des dirigeants d’associations RONA), ils sont soit des « godillots » (les fameux benouiouis de service) ou soit des personnes dépourvues de tout champ d’action et de moyens de toute nature et d’envergure (financiers, effectifs, logistiques, décisionnaires, …) dans la perspective d’être, réellement, efficaces eu égard à l’ampleur de la tâche leur incombant, en l’occurrence, réparer les terribles dégâts occasionnés par la « mort sociale et programmée », par l’Etat français, des harkis et leurs familles, qui perdure depuis 1962.  

 

Il convient de préciser que ce « rapport du gouvernement » censé dresser, la situation sociale et les besoins, de la seconde génération, ne répond pas, à sa vocation et, ce dernier s’égare, généralement, en récapitulations stériles et intempestives, des mesurettes en faveur de la première génération.  

 

Enfin et « cerise sur le gâteau », cet « ouvrage affligeant et dénigrant » (relevant d’un amateurisme indéniable) affirme, de manière choquante et indécente, que « tout » irait bien, pour les enfants de harkis, du fait d’un manque de « visibilité », des contestataires, dans les manifestations (donc faible mobilisation dans la rue = TVB pour nous, selon l’analyse du Sieur CHARBIT). Et, que les rares « activistes » seraient, dans ce contexte, des « inadaptés sociaux à perpétuité » voulant des mesures spécifiques et personnalisées en ce sens ( ?).  

 

En conclusion, ce « rapport sans rapport », avec les RONA, est inacceptable et la Coalition Nationale des Harkis et des Associations de Harkis (dont la lucidité et les prédictions se sont toujours avérées in fine) entend « remémorer », à Jacques CHIRAC, ses « promesses parjures » d’antan, car les harkis et leurs familles ne sont pas des « quémandeurs » mais les « créanciers », de l’Etat français (cf. Les articles précédents de céans), en raison d’une déraison étatique sans aucun précédent connu !!!  

 

Affaire à suivre…  

 

Khader MOULFI

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Commentaires  

#1
Sauria 27 Juin 2006
Comment osent-ils?
Quel manque de respect á notre égard, on constate encore et toujours que l´on veut nous enterrer vivant, nous plonger dans l´anonymat, usurper notre identité.
Et lá ou je saute au plafond c est lorsque je lis "Et, que les rares « activistes » seraient, dans ce contexte, des « inadaptés sociaux » voulant des mesures spécifiques et personnalisées en ce sens ( ?). "
Là je dis stop à la manipulation, non les activistes ne sont pas des inadaptés, bien au contraire, ils se battent pour ceux qui n´ ont rien qui sont rejetés, justement, c´est lá oú le bas blesse pour ces chers politiques nous nous battons par solidarité , pour la reconnaissance pour notre droit à être FranÇais à part entière
Mais qui sont les redacteurs de ces rapports ?
Comment se permettent ils sans nous connaître , écrire ce tissus de mensonge ?
Messieurs, arrêtez de nous prendre pour des abrutis, arrêtez de nous rabaisser, vous avez assez rit de nos parents pour continuez avec les enfants, nous ne sommes ni inadaptés, ni honteux de notre histoire.
Vous avez une dette à notre égard soyez aussi bon patriote que l´ont été nos parents, montrez l exemple, ..........
#2
azur 29 Juin 2006
Bonjour à tous,

C'était en 1961. En courant je tombe avec ma bouteille de soda dans la main, celle-ci me fenda la paume de la main, on court me ramener à l'infirmerie. On a appelé mon père dans la caserne, Supplétif dans la l'Armée Française. On me renvoie chez moi avec un énorme pansement. Le sang traverse ce gros pansement en quelques minutes. Je suis pâle. Mon père me reconduit vite à l'infirmerie. Les Gradés de la caserne décide de m'envoyer voir un Médecin de l'Hôpital Militaire à une quinzaine de kilomètres de là. Une Jeep nous conduit mon père et moi jusqu'à un pont qui se trouvait entre deux villes. Nous fîmes abandonnés là tous les deux, au bon vouloir du diable. Mon père en uniforme, sans arme. Nous devions attendre un camion militaire, qui passerait par là pour nous conduire chez le Médecin. Cette attente fût une éternité pour moi, sous le bruit des feuilles de ces grands peupliers que je trouvais énervants, assez petite pour me soucier du danger qu'encourait mon père Harki. Mon père m'avait allongée à l'ombre de ces arbres, au bord de cette route Nationale et venait vérifier de temps à autre, si je n'étais pas tombée dans l'inconscience. Ce camion (GMC) plein de soldats enfin s'arrête. Dans les bras de mon père, les soldats regardaient mon énorme pansement traversé par le sang. Je n'avais pas la force de parler à mon père puis je m'évanouis. Je m'étais réveillée le soir, dans la chambre de trois Soldats sur leurs lits superposés. Mon père était là, il m'embrassa content de mon réveil, me promet des bonbons et un beau foulard, puis me laissa là jusqu'au lendemain.

La Jeep aurait pu me ramener sur ces dix kilomètres après ce pont. Le sentiment d'abandon par la France mon père en avait déjà ressenti l'essence à ce moment là! pour autant il garda sa fidélité à la France intact.

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